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33 commentaires Aviation Générale

La cohabitation drone – avion léger testée en vraie grandeur

Mots-clés : DRONE

Claude Le Tallec est instructeur avion. Afin d’évaluer la détectabilité des drones à basse altitude par un pilote, il a organisé un exercice de panne campagne au-dessus d’un champ où opérait un drone. Retour d’expérience…

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C’est un drone eBee de SenseFly opéré par Airinov qui a été utilisé pour l’essai
© SenseFly

Existe-t-il des risques de conflits entre des petits drones et des avions légers ou des planeurs ? Telle est la question que se sont posés quelques pilotes d’aviation générale qui voient les vols de ces engins se développer de façon importante.

En 2012, la DGAC a publié un arrêté permettant le développement de l’utilisation d’aéronefs télépilotés, tel est le nom de ces drones qui doivent en permanence être sous le contrôle d’un télépilote, dans quatre scénarios bien définis, tous à une hauteur sol inférieure ou égale à 150 m.

En parallèle à ces vols de drones, l’aviation générale continue ses opérations, principalement à une hauteur sol supérieure à 150 m hors aérodrome. Cependant, des aéronefs peuvent être amenés à voler à une hauteur sol inférieure à 150 m hors aérodrome dans certains cas comme l’atterrissage en campagne pour les planeurs, les exercices de panne moteur pour les avions ou le travail aérien pour les avions et les hélicoptères.

Afin de se faire un bonne idée de ce que pourrait être un conflit entre un drone et un avion évoluant tous deux conformément à la réglementation en vigueur, un exercice de panne moteur a été exécuté par un avion au dessus d’un champ sur lequel évoluait un aéronef télépiloté.

La sécurité de l’exercice étant bien sûr un enjeu majeur, l’avion et le drone ont été tous deux équipés d’un Flarm et une station sol de réception du Flarm [1] a été positionnée près du télépilote du drone. En outre, le télépilote du drone avait pour instruction de ne pas réagir au conflit pour laisser à l’avion l’initiative de l’évitement.

L’exercice a montré que les pilotes de l’avion ne voient pas le drone au moment de débuter leur exercice à environ 1100 ft sol. Les diodes vertes de leur Flarm indiquent par contre qu’un engin "Flarmé" évolue sous l’avion. Le télépilote du drone voit un avion passer sans s’en préoccuper, ils sont en effet nombreux à voler à cet endroit.

En vent arrière convergente vers le champ choisi, la charge de travail importante du pilote de l’avion pourrait ne pas lui permettre de voir le drone, très peu visible sur fond de terre et évoluant sans mouvement d’attitude significatif. Les diodes vertes du Flarm donnent toujours une indication fiable de la direction dans laquelle se trouve le drone. Le télépilote du drone n’a alors pas le sentiment que l’avion qui longe le champ va faire un demi tour pour se poser là où il travaille.

En finale, le pilote perçoit bien le drone sur fond de ciel, une fois que son altitude est inférieure à celle du drone. Les diodes rouges du Flarm indiquent alors un risque de conflit. Le télépilote du drone constate le risque de conflit avec une difficulté d’appréhension des altitudes et distances relatives entre drone et avion.

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C’est avec ce Robin DR221 que Claude Le Tallec a réalisé son exercice
© AC de Courbevoie
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C’est un drone eBee de SenseFly opéré par Airinov qui a été utilisé pour l’essai
© SenseFly

Quelles leçons peut-on tirer de cet exercice ?

La première est que le principe fondamental du voir et éviter, qui fonctionne plus ou moins bien depuis un siècle, est rendu dissymétrique dans un conflit petit drone – avion habité. Le drone est trop petit pour être perçu à temps par le pilote de l’avion, ce serait donc principalement au pilote du drone d’éviter les avions habités. Dans notre exercice, le télépilote du drone aurait pu poser son drone dès qu’il a perçu qu’il y avait un risque.
La deuxième est qu’il vaut mieux agir le plus tôt possible pour passer à distance les uns des autres, une manœuvre d’anti-collision tardive est en effet compliquée à réaliser du fait de la difficulté de percevoir les distances relatives.

La troisième leçon est qu’un dispositif coopératif tel que le Flarm permet le maintien d’une conscience de situation bien utile dans ces circonstances, à la fois pour le télépilote du drone et pour le pilote de l’avion. Il peut être utilisé comme système d’assistance sans modifier les règles existantes

Enfin, une note d’optimisme, la situation provoquée dans l’exercice reste encore très improbable – tant que le marché des drones ne se développe pas trop !

Claude Le Tallec

La vidéo de l’exercice

Les quatre quadrants de la vidéo montrent les trajectoires respectives de l’avion (descente jusqu’à 170 ft et remise de gaz) et du drone (trajectoire circulaire à 140 m sol) en vue de dessus et en vue latérale, une vue du cockpit et une vue des indications du Flarm.

Notes

[1A partir de données GPS et d’un émetteur-récepteur radio, le FLARM localise les autres avions, planeurs ou drones équipés de Flarm volant à proximité, et donne au pilote une conscience de la situation lui permettant d’éviter les collisions en vol ou à l’atterrissage. Ce système a été rendu obligatoire en France pour les planeurs par une décision de la FFVV (Fédération Française de Vol à Voile) de mars 2013.

A propos de Claude Le Tallec

Claude Le Tallec est instructeur avion et planeur en aéro-club. Cette expérimentation a été réalisée dans le cadre de ses fonctions pédagogiques au (...)
Journaliste chez Aerobuzz.fr

33 Commentaires

  • tout frais

    si j’ai bien compris, le FLARM ne va va tarder à être obligatoire sur le avion et ULM...qu’il le soit sur un drone, tout à fait d’ accord puisque c’est lui l’ intrus " aveugle " mais de là à l’imposer ( on va tout droit dans cette direction ) sur les avions et ULM, il y aurait un peu d’ abus, normalement, c’est le géneur à s’ équiper pour ne pas gener...à noter que 150 mètres, si le drone ne va pas au dessus, ce n’est pas grave, puisque les éoliennes sont environ à à cette hauteur ! ...pourquoi pas leur mettre un FRAM , cela fera marcher le commerce, et au vu du prix de ces engins, ce serait une goutte d’ eau !
    et sans doute, produit en grande série, le FRAM serait presque " cadeau "
    attendre, et voir et surtout réflechir !

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    • brialmont

      Bonsoir,
      Le Flarm est obligatoire pour toutes compétitions de vol à voile, et dans de nombreux clubs et zones de vol (montagne). C’est un outil tout à fait efficace, et dont l’utilisation,
      même si elle ne remplace pas la règle "voir et éviter", doit être encouragée.
      Je constate personnellement, chaque année, son utilité.
      Nous sommes tous des "gêneurs" potentiels !

      Bonne soirée,

      Olivier Brialmont

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  • Air3520

    l’utilisation du Flarm dans cet experience n’apporte rien d’intéressant et que nous ne connaissions deja. De plus, le Flarm a ses limittes, et s’ajoute au systèmes ADSB. ET DE Là à dire que les eoliennes s’élèvent jusque 150m/sol... Ce ne doit pas être dans l’espace aérien francais...

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  • Christophe

    Il y a déjà 17000 FLARM en service en Europe, la quasi totalité sur des planeurs.
    Tous les planeurs volants en France et en Suisse sont censés être équipé (demande des fédérations).
    Mais le FLARM n’est pas un équipement certifié et c’est pour cela qu’il est abordable (700€).

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  • Fleche bleue

    Rassures toi tout frais, nous sommes tous le gêneur d’un autre. La solution à prouvé son efficacité pour un prix bien moindre qu’un transpondeur et autre joyeuseté, et en ce qui concerne les éoliennes, elles sont fixe et assez imposantes, mais rien n’empêche de les joindre dans la base de donnée du FLARM comme les câbles en Montagne.

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  • exocet

    Le gêneur c’est toujours l’autre, surtout si il est plus petit :-)

    En l’occurrence, le drone ne peut pas être considéré comme le gêneur, car il est dans son domaine de vol qui est violé par un appareil qui est, lui, hors de son domaine de vol.

    Sinon je suis tout a fait d’accord, c’est à l’appareil susceptible d’enfreindre les règles de s’équiper pour assurer sa sécurité lorsqu’il quitte son domaine.

    L’Éolienne m’a fait bien rire car avec cette logique ma boite a lettre, (altitude 1,50 mètres), qui je le reconnais, n’est pas très visible en cas d’atterrissage d’urgence, devrait peut sans doute être équipée de FLARM et de TCAS (n’oublions pas nos camarade de l’aviation commerciale), et pourquoi pas : les piétons aussi , en plus ils n’arrêtent pas de bouger !!! :-)

    Bon pendant que vous faites du lobbying pour préparer la nouvelle loi, je vais faire comme vous : acheter des actions FLARM.

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    • guynemer13

      Négatif exocet, un avion a parfaitement le droit de descendre sous les 500ft jusqu’à 170ft avec instructeur à bord dans le cadre d’exercices de panne en campagne ou d’interruption volontaire du vol, il est donc parfaitement dans son "domaine de vol" comme tu l’appelles, faut rebosser ton guide VFR du SIA et bientôt ton SERA !!!

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  • Arcus

    Il manque une donnée importante à cet article : les drones utilisés en agriculture ne sont pas pilotés directement par un operateur mais soumis à un guidage automatique par GPS au dessus de la parcelle à analyser.
    la parcelle est ainsi parcourue entierement par des allez et retour successifs, l’operateur pouvant boire un café pendant ce temps , en attendant la récupération de l’engin pour le traitement de l’information.

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  • Arcus

    mettre un FLARM sur les éoliennes et dans les données GPS : oui et vite !
    on n’en peux plus des flashs lumineux la nuit dans tout les azimuts en Champagne Ardenne.....
    éteignez ces flash qui ne servent à rien !

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  • tout frais

    je ne conteste pas l’utilité du FLARM, sauf sur la boite aux lettre d’ Exocet,ou autre, mais là , c’est son problème.
    il y a peut être un autre dispositif ?...qui pourrait être mis en concurrence ? les monopoles sont toujours néfastes.
    en ce qui concerne les eoliennes, j’ai indiqué 150 mètres en chiffres rond, dans la pratique, c’est 90 mètres de mat plus 45 mètres de pale et comme elles sont toujours ( ou presque ) sur une hauteur, pour les 150 mètres...sortez votre mètre !....pouce : j’ai encore 5 mètres ! où va t -on ?
    700 euros pour un FLARM, ils font une promo pour Noel ? et pourquoi pas gratos en demandant à ce dernier ?
    Si j’ai bien compris, il faudra attendre le premier accident grave pour se mettre autour de la table....et interdire les drones en pilotage automatique, car il semble bien que ce soit surtout ce système qui est privilégié ...
    répondre que l’ avion n’a rien faire à cette hauteur ( mais le planeur a le droit ) c’est un peu réducteur, autrement dit, toute personne qui grille un feu rouge, ou autre infraction, telle se garer sur la voie d’ urgence, pourra prendre un coup de fusil ( en termes imagés bien sur ) mais ne pas oublier qu’un aéronef piloté qui se ramassera un drone ira au tapis, et chacun sait que celui-ci n’est pas très confortable.
    Combien de planeurs en Europe ?...certainement pas 17.000 ! ils sont où ? donnez les détails SVP

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    • Christophe

      Effectivement je me suis trompé :
      Il y a bien 17000 FLARM en service mais pas uniquement en Europe, le Flarm est autorisé aux USA depuis 2011. (Voir www.flarm.com)
      Quand au nombre de planeurs en 2013 :
      France:2352
      Allemagne:10967
      UK:2200
      Suisse:1000
      Belgique:408
      Italie:275
      Pologne:806
      Plus bien d’autres pays en Europe et en tout dans le monde 31771 planeurs immatriculés !

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  • nicolas

    Avant de parler d’intrus concernant l’avion au dessous des 150m règlementaires, ne pas oublier qu’on parle d’un avion en panne donc en situation d’extrème urgence. Il y a peu de chance qu’un pilote dans cette situation puisse aussi gérer l’évitement d’un drone. Si déjà il arrive à gérer son atterrisage en campagne avec le peu d’expérience actualisée dont il dispose, c’est déjà bien.

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  • Rémy

    C’est pourtant simple : ces "drones" civils, sont des aéromodèles, et ils DOIVENT être utilisés dans les zones qui leurs sont réservées, les zones d’aéromodélisme !
    Elles sont claires, notées sur les cartes aéronautiques, et tous les pilotes savent qu’il faut être vigilant à l’abord de ces zones.
    Ces zones sont protégées autant pour les populations que pour les utilisateurs (les fréquences radio utilisables ont été testées avant).

    Utiliser son avion radiocommandé, ou son quadcopter dans le champ du voisin, c’est irresponsable et est illégal (cf arrêtés concernés), sauf utilisation professionnelle, et avec les autorisations qui vont bien.

    Pourquoi ne pas imposer la règlementation (déjà existante) "petit-gros" à ces jouets proches des zones habitées ?
    Batterie fail-safe, double récepteur radio sur une fréquence différente etc.

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    • Bastien

      Rémy :
      Je pense que vous confondez ou que vous êtes mal renseigné sur le secteur du drone civil.
      On ne parle pas ici d’aéromodélisme ou de petits "quadcopters" qu’on trouve aux rayons jouets des grandes surfaces… Il est ici question de drones au sens professionnel du terme, utilisés pour l’agriculture de précision comme l’eBee certes, mais aussi d’autres machines conçues pour la surveillance aérienne (sécurité, sites industriels, pipelines, prévention incendie, etc.), les mesures environnementales, la cartographie/topographie, etc.
      Faire évoluer de tels drones dans un espace aussi restreint qu’une zone d’aéromodélisme leur ferait perdre tout leur sens et ce pourquoi ils ont été développés.

      Ensuite, vous parlez d’"imposer une réglementation". Eh bien, c’est déjà le cas : la DGAC et la FPDC ont élaboré plusieurs scénarios de vol que chaque opérateur pro (titulaire d’un PPL, minimum) se doit de déposer préalablement. Mach 7 a même conçu une version "drone" de son logiciel qui s’interface avec la version "avion". C’est dire les progrès de ce secteur au niveau de la sécurité, en France.

      Pour revenir à l’article, je pense en effet qu’il serait de bon aloi d’équiper tout ce beau monde (avion/ULM/drones) de FLARM, car on n’est jamais trop prudent.
      Enfin, je salue le choix très judicieux de l’eBee pour cette expérience menée par Claude Le Tallec, puisque ce drone fait partie des plus petits et des plus légers existants. :)

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    • Rémy

      Bastien,

      Ma réponse n’était pas claire.
      Je suis très bien renseigné sur le sujet car j’ai été des deux côtés des manettes...
      Les professionnels ne m’inquiètent pas ou peu car ils doivent en effet respecter la règlementation implémentée par la DGAC (qui à mon sens manque de rigueur concernant les critères techniques).
      Je m’inquiète réellement de l’utilisation civile de "drones" qui à ce moment là, devient de l’aéromodélisme qui DOIT être utilisé dans une zone réservée. Mettre une caméra sur un avion ou un quadcopter ne donne pas le droit soudainement de devenir un "drone" et de pouvoir faire évoluer son appareil n’importe où et n’importe comment.
      Je ne parlais absolument pas des "jouets" de grande surface, mais bien des modèles type Phantom et autre, qui reste du matériel amateur (plus cher).

      J’insiste lourdement là dessus, mais j’ai été des deux côtés des manettes, et j’ai vu plusieurs crashs (pertes de puissance, brouillage radio etc.), et côté avion j’ai vu de mes yeux des quadcopters ou autre me croiser de bien trop près, à des endroits où on ne veut pas croiser ces engins (point de report VFR, montée initiale, courte finale...).

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  • kayoux

    Bonjour, je suis d’accord avec "exocet", mais avec un peu de bon sens, c’est au pilote de drone d’interrompre son vol, par prévention. En effet, un pilote d’avion, en atterrissage d’urgence (dans un champ) a autre chose à penser en priorité que de savoir si il y a un autre aéronef en l’air ... par contre, le pilote de drone, qui tout tranquillement installé, à observer son ecran avec un café, peut à tout moment, reprendre la main sur son engin et le poser quand il voit passer un avion non loin de sa zone de vol. Il pourra toujours dans un 2e temps, en ayant pris soin de noter l’immat de l’avion, lancer une procédure d’incident de vol ...

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  • Jean bernard

    Certes, il n’est pas inutile d’avoir un regard sur la question des drones, car, si il y a un risque avéré que ces drones échappent au contrôle des télé pilote, il est bon de trouver une formule sécuritaire qui protège l.espace normal de la circulation des autres aéronefs.
    Par ailleurs, en cas de panne effective d’un avion, il faut bien évidement conserver la possibilité d’effectuer un atterrissage de secours. Mais heureusement, les pannes réelles sont rares. Alors le risque de faire la rencontre d’un drone en cours d’un atterrissage de secours reste extrêmement mince. On peut tout de même esperer que levtelepilote d.un drone n.oserait pas estimer être prioritaire par rapport à une situation d.urgence impliquant une vie humaine.
    Cependant, est’il bien sérieux de multiplier les exercices de panne en campagne. C.est exercice devrait être serieusement prépare par l.instructeur car dans ce domaine l.improvisation peut déboucher sur un crash. J’en parle parceque je connais au moins un crash de cette nature ayant fait 2 morts. En effet, que peut penser le public lorsqu’un instructeurs confirme engagé un élève dans une panne en campagne a l,heure du coucher de soleil éblouissant de face au point de plus rien voir devant soi et notamment une ligne à haute tension. Résultat 2 morts et la réputation de l’aviation légère entachee
    Conclusion : restons simple en obéissant au bon sens.

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  • Hervé TERRASSON

    Et si on mettait un FLARM dans le cul des oiseaux ?

    Ça nous permettrait de mieux les éviter non ?

    Désolé, le ciel n’appartient pas qu’aux navions, planeux et ulmistes (dont je fais partie), mais aussi aux droneux (dont je fais aussi partie...).

    Il va juste falloir s’y faire ! Et ouvrir grand nos yeux !

    Bon vol à tous !!

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  • BALLI

    Encore un vieux de la vieille accroché à ses pannes en campagne, qui ne servent strictement à rien, puisqu’en cas de panne monomoteur — sauf chance de cocu — vous êtes mort !... Alors quiller un drone, qui statistiquement n’a déjà qu’une chance sur un milliard de croiser votre descente vers cette issue fatale, la belle affaire !...

    Le problème se posera peut-être dans 10 ou 20 ans, quand les derniers coucous d’aéroclub seront tous à la casse, les aérodromes tous devenus lotissements ou champs de colza, et que le ciel commencera à fourmiller d’hexacoptères quadriplaces automatisés décollant de chez vous — oui, oui, ça existera, soyez en sûrs !..— mais d’ici là, pas de soucis à se faire...

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  • tout frais

    si le flarm ou un autre doit être imposé, il y aura lieu de tenir compte des régles commerciales européennes, l’ exclusivité est interdite, or, à ma connaissance, il y a un seul importateur en France, qui semble bien vous attendre au coin de la rue , avec sa petite matraque ! lorsqu’un intervenant parle de 700 euros, est-ce à dire que c’est du tout compris, ou, comme au resto, le service est en plus ?
    si pour quelques centaines de planeurs, il a déjà dû se remplir les poches, pour plus de 10.000 avions et ULM , ce serait une curieuse rente qui ne serait pas acceptable.
    donc, attendre et voir, très sérieusement avant de prendre une décision sérieuse.
    une petite question = ceux qui ont survolé les centrales étaient-ils à moins de 150 mètres ?
    il ne faudra pas confondre réglementation, obligation et marché juteux .

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  • montgomery

    Il est parfaitement impossible pour un pilote, qui plus est accaparé par une éventuelle panne ou avarie, de détecter ce genre de Drone. c’est déjà assez difficile de le faire avec un autre aéronef alors avec un Drone de cette taille !
    Nous sommes donc devant un cas impossible à régler mais que le politiquement correct voudrait régler par un fatras de papier et autre mesurettes ici ou là, comme de coutume.
    Il ne sert à rien de faire ce genre d’essai sauf à faire du Buzz puisque par nature aucune situation ne pourra se ressembler ni sous la forme (positionnement, soleil, visibilité horizontale, taille des deux vecteurs aérien, etc..) ni sur le fond hauteur de vol, Notam, évolution non autorisée etc..
    Bref, il semble que cette collision ne s’est pas encore produite avec l’aviation générale voire autre, mais cela va inévitablement se produire, c’est sûr, vu la multiplication erratique de ces Drones du commerce facile à mettre en oeuvre et peu onéreux.
    C’est un peu comme la menace laser, on sait que c’est pas bien, mais en gros on ne peut y apporter une réponse, c’est plus ou moins indémerdabe...

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  • lavidurev

    Les pilotes de planeurs ou d avions remorqueurs qui "cotoient" d autres planeurs en vol connaissent bien ce type de danger. Un planeur ne se voit bien que lorsqu il vire sur la tranche et il est quasiment invisible en ligne de vol...
    Tenter l experience avec un drone parait alors superflu tant le resultat est evident.

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  • travailleur de l’aérien

    Cette expérience à toute le mérite d’exister mais elle ne pose le problème que dans le cas de figure le plus improbable : un avion en panne n’est déjà pas courant, mais un avion en panne à proximité de là ou vole un drone au même moment..., la probabilité de sortir les 6 numéros au loto doit être bien supérieure.
    Le risque de collision drone/avion est malheureusement bien plus important dans des cas de figures plus courants. Le plancher des 150 mètres en campagne n’existe pas pour de nombreux avions, Ulm, hélicoptères qui passent chaque mois plusieurs milliers d’heures de vol dans le cadre de travail aérien en vol rasant entre 50 et 150m/sol (plus de 15 hélicoptère en France surveillent les lignes électriques, certains font jusqu’à 800 heures de vol par an toutes à moins de 50 mètres sol, des dizaines de milliers de km de pipe lines sont survolés à environ 100 m sol tous les mois, certains 3 fois par mois, s’ajoutent les vols de photo/vidéo, les vols samu lors de posés en campagne, les vols d’entrainement militaires, les suivis de courses & rallyes. Dans tous ces cas, la charge de travail pour le pilote de l’appareil grandeur est très élevée et ne lui permet pas de voir un drone. Un hexacopter de 4kg traversant un parebrise d’avion ou d’ULM arrivant à 130 km/h ou impactant un rotor arrière d’hélicoptère aura inévitablement des conséquences catastrophique pour les occupants voire pour d’éventuels tiers au sol.
    Surprenant de voir que la DGAC, d’habitude si attachée à conserver à notre règlementation les standards les plus élevés au monde pour ne pas dire plus, à ouvert volontairement cette tranche de l’espace aérien à plus de 1.000 opérateurs de drone pour y effectuer du travail aérien sans même leur imposer une "vraie" licence de pilote mais un simple théorique ULM qui s’obtient en bachotant 3 jours sur internet des questions et réponses connues d’avance.
    L’avenir, et les registres du BEA diront si cette démarche d’exception à la DGAC était visionnaire ou au contraire....une énorme bourde.

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    • Hervé TERRASSON

      "Travailleur de l’aérien", un "simple" théorique ULM, convient amplement aux apprentis télépilotes. Ce dernier leur demande déjà assez de travail, et requiert plus que 3 jours... Que voudriez-vous leur imposer ? Une "vraie licence" de pilote de chasse ? Croyez-vous que cela résoudrait les problèmes d’airprox ? Je ne le pense pas.

      On pourrait aussi envisager de faire passer à tous les pilotes de "vrais" aéronefs une qualif de pilote de drone pour mieux appréhender l’activité... (C’est une blague bien sûr !)

      Ceci dit, j’abonde dans votre sens, puisque je suis en train de monter un module de pratique aéro sur ULM pour télépilotes, mais cela restera une sensibilisation et rien d’autre, à mon avis bien suffisante pour qu’ils puissent appréhender les problèmes de cohabitation (entre autres...).

      Enfin, il faut comprendre que cette réglementation "drone", (l’une des premières au monde en passant...) est évolutive, nos fonctionnaires sont particulièrement réactifs et attentifs aux évènements. Il faut bien "amorcer la pompe" lors de l’arrivée d’une nouvelle pratique aérienne, et très bientôt, un théorique spécifique télépilote verra le jour.

      Je trouve donc que les choses évoluent dans le bon sens !

      Et puis, si certains ont peur de tout, il est impératif d’arrêter de voler, et de rester devant la TV attendant tranquillement l’arrivée de l’infarctus ! ;-)

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  • RATEL

    il ya trop de voitures qui circulent , d’aéronefs qui volent, avec les drones c’est la finale, les appareils vont
    devenir des usines à gaz !!!!!! tout cela sert à quoi !!!!!
    je suis pas contre le progrés, mais il ya des limites à ne pas dépassées !!!!!!

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  • Fred2

    Un petit mot pour rappeler que lorsqu’un opérateur de drone met entre 5000 et 40.000 €uros en l’air, il n’a aucunement envie de faire la Une des faits divers pour plusieurs raisons : il a l’obligation d’assurer la sécurité des biens et des personnes, c’est un travail dont il veut en vivre, et en cas d’échec de la mission qui lui est confiée, il peut se voir dans l’obligation de rembourser au client la totalité des frais que ce dernier a engagé pour l’exécution de la mission, et ça peut atteindre des sommes considérables. Lors d’une détection de conflit potentiel air-air, la machine est généralement posée dans les secondes qui suivent, voir tout simplement pas mise en l’air avant que le danger soit écarté.

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    • travailleur de l’aérien

      Nul doute qu’il y a des opérateurs de drones sérieux et même très sérieux mais il y a aussi tous ceux qui par principe, ignorance ou pression financière font n’importe quoi, il y en a suffisamment d’exemples dans l’actualité (Anglet, Montpellier, Nancy etc.....).
      En cas de collision l’opérateur de drone ne risque RIEN il est au sol, il perd tout au plus quelques milliers d’Euros. Dans l’avion ou l’hélicoptère percuté il y a un équipage de 1 à 4 personnes qui elles risquent tout simplement leur vie. Les enjeux ne seront jamais les mêmes et autorisent ceux qui risquent le plus dans cette histoire à demander des garanties techniques et règlementaires pour que leur travail ne deviennent pas une partie de roulette russe.

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  • tout frais

    lorsqu’un intervenant pretend qu’un aeronef en panne moteur , c’est le crash mortel, il va un peu loin, qu’il demande les statistiques à la DGAC, si c’est une panne moteur,donc avec un temps acceptable, 2 fois sur 3 , il y a toutes les chances de s’en tirer, sauf à se prendre un drone en pleine poire !
    il ne faut pas confondre avec ceux qui se font " prendre " dans le mauvais temps et se crashent à l’ aveuglette, là , c’est du loto !
    tout cela merite beaucoup de réflexion et de mise au point, à commencer par la fiabilité des drone., y compris en electronique.

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  • tout frais

    que la réglementation concernant les drones soit très précise, cela parait exact, mais le problème est ailleurs, lorsqsu’ un " pilote " de drone, qui ne risque pas sa vie, puisse se permettre de mettre en automatique et d’ aller boire un café, écouter la radio ou la musique pendant que son drone fonctionne eu automatique, je dis NON. il doit être un pilote comme un autre, et même en automatique, être aux aguets.

    2 - avant de mettre un FLARN, on pourrait peut être généraliser les rotatings ou autres clignotants plus ou moins réglementaires,mais efficaces, et surtout que le pilote, du drone soit,effectivement aux commandes, dans ces conditions, il verra arriver un aéronef et plaquer son drone au sol
    .
    un peu de bons sens SP

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    • Fred2

      Je suis aussi un travailleur de l’aérien.
      Mais peut-être serait-il bon de préciser que ces incidents ont lieux aux ... Etats-Unis !
      Là-bas, aucune réglementation n’est encore en place, au point de provoquer l’ire de particuliers n’hésitant pas à sortir le fusil lorsqu’un drone équipé d’une caméra s’approche trop près de leurs piscines privées.
      Ce trait d’humour (néanmoins véridique) mis à part, nous avons en France la réglementation pratiquement la plus complète. Alors laissons la sinusoïde de la nouveauté s’aplanir, et nul doute que chacun trouvera sa place comme cela a toujours été le cas par le passé.

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  • eddy

    Tout a fait d’accord avec Remy quand il parle des aéromodeles, pourquoi les drones civils ne seraient-il pas sujet a une réglementation type aéromodélisme. Le problème se pose pour le professionnel mais la DGAC doit veiller.

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