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Retour au Kenya pour Thierry Barbier

Accompagné de deux mécanos, Thierry Barbier espère pouvoir remettre en état son ULM Nynja avec lequel il s’est crashé au Kenya. Les trois hommes se sont donné un mois (du 15 février au 15 mars 2016) pour réparer les dégâts et ainsi permettre à l’aventurier de reprendre son périple, là où il l’a brutalement interrompu, le 11 décembre 2015.

Le crash de décembre 2015 au Kenya est du à un carburateur bouché par de la poudre de papier des filtres à air coniques

Le crash de décembre 2015 au Kenya est du à un carburateur bouché par de la poudre de papier des filtres à air coniques

Thierry est un aventurier, pilote, explorateur qui depuis une dizaine d’années survole le monde aux commandes de son ULM à la rencontre des beautés de la Terre, et à la recherche de contacts humains fraternels. C’est ainsi, qu’en un peu plus de 3.000 heures de vol, il a parcouru plus de 92 pays rapportant des dizaines de milliers de photos aériennes et des dizaines d’heures de vidéo La diffusion de 12 x 52 minutes sur la chaîne de Bernard Chabbert Aerostar.tv est en cours de discussion.
Le crash de décembre 2015 au Kenya est du à un carburateur bouché par de la poudre de papier des filtres à air coniques
Le dernier raid consistait à voler de la France à Djibouti. Mais après 34 jours de vol sur 2 mois et demi, 16.600 kilomètres parcourus en 138 h de vol, 10 pays survolés et 38 pistes d’atterrissage, il y eut un atterrissage d’urgence. Thierry Barbier raconte : « Après 4 heures 12 de vol sans histoire, tout à coup, le régime moteur a des ratées et s’arrête. Je me cale sur une piste de terre posable mais trente secondes plus tard, en actionnant le démarreur, le moteur repart, toussote puis finit par reprendre son régime normal trente secondes. Il s’arrête de nouveau sans vouloir redémarrer. Hélas la piste de terre est maintenant bordée de grands arbres. Alors je choisis d’aller me vautrer dans des taillis d’arbustes, qui amortissent bien l’atterrissage ».
Une fois son ULM réparé, Thierry Barbier a l'intention de finir son tour du Kenya avant de rentrer en FranceDepuis des années, Thierry Brabier sillonne le monde à 110 km/h, fenêtre ouverte
Le pilote et son passager du jour sortent indemnes de cette mésaventure, mais l’avant de l’ULM est bien abîmé. « Je profite d’une moto qui passe pour aller à la petite ville voisine de Kinna où j’affrète un camion. Quand je reviens à l’ULM, une cinquantaine de personnes est là : officiels, militaires, gendarmes, villageois, enfants. Une trentaine d’entre eux nous aide à amener l’ULM au camion. Les rapports terminés, nous prenons la route de Nairobi vers 22 heures. Le lendemain matin nous déchargeons l’ULM à Meru, au village aéronautique Orly Air Park, où il restera jusqu’à sa réparation ce mois-ci… »
En 15 années de vol à travers le monde, Thierry Barbier a toujours réussi à faire face aux tracasseries administratives plus ou moins tatillonne. Thierre Barbier de rapproche de son objectif de 90 pays survolés : il ne lui en manque plus de 3 qu'il va devoir sans doute aller chercher à l'autre bout de la planète…
Grâce à la mobilisation de ceux qui le soutiennent depuis des années, et de fournisseurs de l’aéronautique, Thierry Barbier est parvenu à réunir les fonds nécessaires pour réparer son ULM. L’aviateur repart donc avec les deux mécaniciens bénévoles qui l’assistent depuis des années. Ils emportent une hélice, de la toile pour les ailes, de la peinture et comptent sur 15 jours de travail pour remettre l’appareil en état de vol : réparation du train, de l’hélice et même de la cabine.
Pour Thierry Barbier, l'ULM est un moyen d'aller à la rencontre des habitants de la TerreThierry Barbier ne vole jamais seul…

Remis à neuf, l’appareil s’envolera pour deux semaines supplémentaires de survol du Kenya, et à l’automne, le trajet du Lac Malawi à Djibouti sera entrepris pour achever le raid tel qu’il avait été programmé. Puis ce sera les années suivantes le survol des deux derniers continents, l’Asie et l’Océanie.

Pour suivre Thierry Barbier connectez-vous sur son site Earth Colors.

Jean Ponsignon

Thierry Barbier a équipé son ULM de deux réservoirs supplémentaires de 2 x 55 litres qui lui confèrent une autonomie dépassant 7 heures de vol

A propos de Jean Ponsignon

En parallèle d’une carrière de 35 ans dans le conseil en organisation et management, Jean Ponsignon a signé une centaine d’articles sur deux sujets principaux, l’aéronautique et l’humanitaire, pour Aviation & Pilote, Aventure, Bourgogne Magazine, La Croix… Il a rejoint Aerobuzz, début 2013. Jean Ponsignon traite l’actualité culturelle.
Journaliste chez Aerobuzz.fr

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