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Avant la fermeture définitive de la base aérienne 103 de Cambrai

A quelques mois de l’arrêt complet des activités de la BA103 de Cambrai, à l’été 2012, dans un ouvrage intitulé « Tonnerre sur Cambrai », les éditions Privat retracent l’histoire de cette plate-forme militaire et montrent la place occupée par l’Armée de l’air dans le Cambrésis, terre d’aéronautique.

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C’est le ciel qui est tombé sur la tête des habitants de Cambrai quand le ministre de la Défense a annoncé la fermeture de la base aérienne 103, à l’été 2012. Non seulement parce que c’est un des moteurs économiques qui était retiré au Cambrésis (45 M€ de retombées économiques par an et 1.400 emplois civils et militaires), mais aussi parce des avions militaires, il y en a toujours eu dans cette région. Bien avant 1953, date de l’implantation par l’OTAN, d’une base aérienne à Cambrai, ville natale de Louis Blériot, l’aviation a toujours été présente ici.
Le Tigre 2009 sous la neige qui recouvre la BA103 de Cambrai
Les premiers avions militaires sont apparus à Cambrai, dès octobre 1914, avec le déploiement de l’aviation allemande, près d’Epinoy. A partir de 1916, les premières escadrilles de chasse évolueront sur Albatros D-III. Durant la seconde guerre, les deux terrains d’Epinoy et de Niergnies, seront occupés successivement par les belligérants. Y seront d’abord basés des Morane-Saulnier MS-406, puis des Messerschmitt Bf-109 et des Dornier Do-17Z, avant les Thunderbolt et Marauder de l’US Air Force, et les Mosquito de la RAF. Après le départ des escadres alliées, à la fin 1946, les deux terrains de Cambrai seront désaffectés. Les travaux de la base aérienne 103 qui sera nommée plus tard « base aérienne René-Mouchotte », débutent en 1952. En juillet 1953, l’escadron de chasse 1/12 « Cambrésis » prendra enfin ses quartiers à Cambrai-Epinoy avec ses MD-450 Ouragan. La BA103 accueillera ensuite des Mystère IV, Super Mystère SMB2, Mirage IV, Mirage F1 et Mirage 2000. Alors que le démantèlement de la BA103 s’accélère, les éditions Privat retracent un siècle d’aviation militaire dans le Cambrésis, dans un ouvrage regroupant une riche collection de photos, accompagnées d’un texte signé Robert Galan.
Super Mystère B2 de l'escadron 1/12 Cambrésis devant la tour de contrôle d'Epinoy (BA103)

A sa manière, l’aéro-club Louis-Blériot de Cambrais a voulu dire tout l’attachement de la région à la BA103 en organisant, au printemps 2011, sur son terrain de Niergnies, un grand meeting. Lors de la préparation de cet événement et le jour même de la fête qui a attiré une foule immense, les liens qui unissent les pilotes militaires et civils depuis toujours se sont pleinement exprimés. Quelques jours plus tard, le colonel Eric Gernez, commandant de la BA103, et le lieutenant-colonel Sébastien Vallette, commandant de l’escadron de chasse 1/12 « Cambrésis », tous deux membres de l’aéro-club Louis-Blériot, se posaient sur la base militaire, aux commandes du [Piper J-3 du club->http://www.aerobuzz.fr/spip.php?article1855
], pour clôturer le Tiger Meet 2011.

A partir de l’été prochain, les habitants de Cambrai devront s’habituer au silence assourdissant de l’absence des Mirage 2000 du 1/12.

Gil Roy

Tonnerre sur Cambrai

A propos de Gil Roy

Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.
Journaliste chez Aerobuzz.fr

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