Le Tour ATL 2012 met le cap sur la Bretagne

Le 23ème Tour ATL organisé par l’aéro-club Vosgien, du 13 au 19 mai 2012, conduira les concurrents à Vannes d’où ils rayonneront à travers la Bretagne : Saint-Brieuc, Belle-Île-en-mer, l’île d’Ouessant et l’île d’Yeu.
Depuis 1990, l’aéro-club Vosgien organise tous les ans le Tour des Avions Très Légers. Réservé au départ aux Robin ATL, il est maintenant ouvert à tous les avions de tourisme d’une puissance inférieure ou égale à 180 cv. Au-delà de la compétition, le Tour ATL est une grande randonnée aérienne qui permet de réaliser une vingtaine d’heures de vol pendant la semaine de l’Ascension. Après avoir, pendant plusieurs années, passé la semaine à sillonner une bonne partie du pays en changeant de ville étape tous les jours, le Tour s’est recentré sur deux ou trois régions. Ainsi l’année dernière, deux étapes sont parties de Montauban et les autres de Châteauroux. Cette année, les équipages se regrouperont à Vannes le dimanche après-midi (13 mai) d’où ils rayonneront ensuite sur la Bretagne (Saint-Brieux lundi, Belle-Île-en-Mer mardi, Île d’Ouessant mercredi, Île d’Yeu jeudi) avant de mettre le cap sur Epinal, via Chatellerault et Auxerre. Une épreuve est prévue le samedi, au-dessus du massif Vosgien, si la météo le permet.

- Dans les années 90, le tour ATL était une vraie randonnée monotype…
- © AC Vosgien
L’aéro-club Vosgien a lancé son Tour ATL l’année précédant l’abandon définitif de la production de cet avion par Robin. A sa manière l’association entretient le souvenir de ce petit biplace qui ne connu pas le succès escompté, mais qui, d’une certaine façon, fut le précurseur des actuels ULM biplaces trois-axes. L’ATL est né au début des années 80 dans le cadre d’un appel d’offres lancé par la Fédération nationale aéronautique qui souhaitait doter les clubs d’un avion économique de formation. La compétition fut remportée par Pierre Robin qui fit voler son ATL, pour la première fois, en 1983. Des problèmes de motorisation et de fragilité eurent raison de cette belle idée. Le programme fut abandonné en 1991. 132 ATL furent construits par les avions Pierre Robin.

- En 2011, un seul ATL a participé au Tour organisé par l’aéro-club vosgien
- © AC Vosgien
L’échec commercial du programme ATL repose en partie sur un quiproquo. La FNA et le constructeur ont confondu économie et légèreté. L’avion construit en matériaux composites et équipé d’un moteur JPX dérivé d’un moteur Volkswagen s’est très vite révélé fragile à l’usage. Le constructeur aurait du concevoir une machine robuste. Il a fait un biplace léger. Résultat : les clubs ont perdu à l’exploitation ce qu’ils avaient gagné à l’achat. L’ATL était pourtant, à l’époque, une alternative sympathique au traditionnel DR400. Rarement avion n’a aussi été victime d’un tel dénigrement. Certes, il était fragile, mais il était surtout différent. Il était en avance sur son temps. Trente ans plus tard, les biplaces légers d’Europe entière colonisent les aéro-clubs français…

- Fini l’alignement d’ATL, désormais le tour ATL est ouvert à tous types d’avions de moins de 180 ch.
- © AC Vosgien
Une chose est sûre, les concurrents du Tour ATL2012 qui voleront sur le petit biplace Robin (à condition qu’il en reste au moins un…), auront un point de vue privilégié sur le golfe du Morbihan et les îles bretonnes. Avec sa vitesse de croisière de 140 km/h et sa grande verrière, l’ATL restera une invitation à la flânerie.
Gil Roy










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