A Friedrichshafen, Mistral Engines redémarre

Au salon Aero de Friedrichshafen, le motoriste suisse Mistral Engines espère engranger les commandes pour relancer la production de son moteur rotatif.
L’entreprise genevoise Mistral Engines vise maintenant le marché de la construction amateur, renonçant ainsi à faire certifier ses moteurs rotatifs de 200 et 300 ch. « Nous avons réduit la voilure et nous nous relançons sur le marché expérimental », explique Boris Mury, le pdg. Un an après son redémarrage en mars 2011, Mistral présente à Friedrichshafen son moteur G-300.
Le G-300 (300 ch) se fonde sur trois rotors (l’équivalent des pistons), tandis que la version 200 ch (le G-200) n’en a que deux. Ils consomment respectivement 60 et 40 l/h. Réducteur et accessoires sont communs aux deux versions. L’avantage en termes de masse est surtout sensible sur la version 300 ch, estime Boris Mury. Avec 177 kg à sec, le bénéfice est estimé entre 10 et 15 %. Le pdg met aussi en avant l’absence de vibration. Un test spectaculaire met en jeu un verre rempli posé sur le moteur. La surface du liquide reste lisse.

- A Friedrichshafen, Mistral Engines expose son moteur rotatif de 300 ch, le G-300.
- © Thierry Dubois / Aerobuzz
Une régulation électronique et la forme allongée du moteur (qui permet de diminuer le maître couple de la section avant) autorisent une consommation réduite. Les moteurs Mistral peuvent fonctionner indifféremment avec de l’Avgas ou du carburant SP95 automobile. On peut même mélanger les deux.
Si le succès commercial est au rendez-vous, Boris Mury et son équipe (Mistral emploie trois personnes) développeront des versions plus puissantes, respectivement de 230 et 360 ch.
Née en 2001, la société Mistral avait été mise en sommeil en 2010, « suite à des difficultés financières », explique aujourd’hui Boris Mury. Quatre moteurs volent sur Van RV-10, Glasair II, Maule M7 et Piper Arrow.
Thierry Dubois









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