La fermeture de l’aérodrome de Thionville-Yutz annulée

Le Conseil d’Etat a annulé l’arrêté du 27 mai 2011 portant fermeture à la circulation aérienne publique de l’aérodrome de Thionville-Yutz. La réouverture de la piste n’est pas pour autant d’actualité…
Un an après que le ministère de l’Ecologie (…et des transports) ait effacé des cartes aéronautiques l’aérodrome de Thionville-Yutz (27 mai 2011), le Conseil d’Etat vient d’annuler l’arrêté ministériel pour non respect de la réglementation (22 mai 2012). La marie de Yutz qui avait obtenu la fermeture de son aérodrome a manqué de rigueur dans la gestion du dossier. Elle a oublié d’intégrer un récent amendement introduit par la loi de réforme des collectivités territoriales en décembre 2010 et qui précise qu’une concertation préalable doit être menée avec les utilisateurs de la plateforme dans le but de leur proposer une solution de relocalisation. La concertation a bien eu lieu, mais après que la décision de fermeture ait été prise. Les usagers de Thionville-Yutz viennent de remporter une victoire qui ne laisse toutefois rien présager de l’issue finale de ce combat juridique.
Pour l’heure, si la fermeture de l’aérodrome de Yutz est annulée, la réouverture de la piste n’est, en effet, pas d’actualité. Les travaux ont déjà débuté sur le site. L’annulation de l’arrêté de fermeture devrait les suspendre. Les parties-prenantes sont entrain de s’organiser. Lundi 4 juin, les élus locaux de Yutz devraient adopter une stratégie au cours d’une réunion en soirée. Le Conseil d’Etat a tranché sur la forme. La mairie devrait lui demander maintenant de le faire sur le fond. Quant aux usagers de la plate-forme, c’est-à-dire l’aéro-club de la Basse-Moselle et la société Loravia, ils doivent se retrouver mercredi 6 juin, pour définir la suite à donner à ce dossier.
On peut faire confiance à leurs avocats pour chercher de nouvelles failles lesquelles seront autant d’arguments qui pourront peser dans une future négociation. A défaut d’obtenir la réouverture hypothétique de l’aérodrome, l’aéro-club et surtout la société Loravia pourraient chercher à obtenir des dédommagements à la hauteur du préjudice subi. Le dossier pourrait finalement prendre cette orientation. A suivre…
Gil Roy










Commentaires