La voltige française conserve son titre mondial en Hongrie

L’équipe de France remporte le championnat du monde de voltige Advanced. Simon de la Breteche et Romain Fhal décrochent l’argent et le bronze. Le russe Anton Berkutov est champion du monde.
Moins de deux points seulement séparent Simon de la Breteche (8.479,61) du russe Anton Berkutov (8481,57) au classement général du championnat du monde 2012 Advanced. En athlétisme ou en natation, on parle de millième de seconde. Autrement dit, le titre mondial a échappé au jeune français pour deux fois rien. De la Breteche devra se contenter de la médaille d’argent. Mieux qu’un lot de consolation. Romain Fhal complète le podium. Une médaille de bronze pour sa première sélection en équipe de France, le jeune voltigeur de Romans a rempli son contrat. Grâce à la huitième place de Martin Leroux-Dennebouy, la France (25.033,61 points) remporte le titre mondial devant la Russie (24.679,75) et les USA (24.465,21). Bénédicte Blanchard est 16ème, Daniel Genevey 31ème et Jean-Baptiste Grudet 39ème.

- L’équipe de France Advanced défend son titre avec brio au championnat du monde 2012 de voltige
- © FFA
L’équipe de France entièrement recomposée a défendu son titre avec panache. Le passage de flambeau a été réussi de la plus belle manière avec une apparente facilité déconcertante qui met en lumière la suprématie française dans la discipline. La voltige française est décidemment très forte.

- L’équipe de France championne du monde 2012 de voltige Advanced
- De gauche à droite : Simon de la Breteche, Coco Bessière, Martin Leroux-Dennebouy et Romain Fhal.
A l’image de la natation française pour laquelle la France s’enflamme à l’occasion des Jeux Olympiques, la voltige française possède ses locomotives qui s’appellent Nicolas Ivanoff, François Le Vot ou encore Olivier Masurel pour n’en citer que trois. Ces champions suscitent des vocations dont il faut savoir détecter le potentiel, donner les moyens de progresser et offrir la possibilité de s’exprimer au plus haut niveau. C’est précisément la politique que mène actuellement la direction technique nationale de la Fédération française aéronautique. Une politique qui implique de prendre des risques en pariant sur des jeunes pilotes et donc qui s’expose à la critique et aux déconvenues. Mais c’est une stratégie d’avenir, surtout avec un entraîneur national comme Coco Bessière qui sait tirer le meilleur des pilotes qu’on lui confie. Il en a fait une nouvelle fois la démonstration en Hongrie. Savourons ces médailles avant de nous projeter, début septembre (du 1 au 5) à Dubnica, en Slovaquie, pour le championnat d’Europe Unlimited où les français auront à coeur de défendre le titre de Renaud Ecalle…
Gil Roy









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