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par Bruno Rivière

La Cour des comptes sans concession pour le secours héliporté en montagne

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La Cour des comptes pointe du doigt le manque de coordination entre les différents intervenants du secours en montagne. Elle souligne le gaspillage des moyens et les frictions entre les hélicoptères des CRS, du PGM et du PGHM.

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EC145 de Gendarmerie Nationale
© Eurocopter

A la demande du président de la commission des finances de l’Assemblée générale le 7 décembre 2011, la Cour des comptes a rendu un rapport fin 2012 sur « l’organisation du secours en montagne… ». Le rapport de la Cour de Comptes – un document de plus de 200 pages – relève plusieurs problématiques. En particulier, l’analyse générale du dispositif de secours en montagne fait ressortir un défaut de cohérence dans l’organisation des services et l’implantation des unités.

Paradoxe aujourd’hui en montagne, puisqu’il existe trois services qui interviennent au titre du secours : les policiers avec les sections et les détachements de montagne des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ; la gendarmerie, avec ses pelotons de gendarmerie de montagne (PGM) et de haute montagne (PGHM) ; et les sapeurs-pompiers des SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours), avec les groupes montagne des sapeurs-pompiers (GMSP).

Depuis 1958, ce dispositif s’inscrit dans le cadre de plans départementaux spécifiques d’Organisation de la réponse de sécurité civile, les fameux plans ORSEC, arrêtés par le préfet. Evidemment, cette situation crée de réels conflits entre les différents acteurs. Conflits fondés sur des querelles (le rapport raconte par exemple qu’il arrive que le ton monte entre CRS et pompiers, pour décider des hélitreuillages !) de légitimité historique, technique et juridique, même si, en juin 2011, une circulaire ministérielle a tenté de rationaliser le dispositif existant pour apaiser les conflits… Et éviter les gaspillages faramineux !

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EC145 de la Sécurité Civile
© Eurocopter

Un exemple. Le 20 décembre 2011, un skieur parti de la station de ski du Lac Blanc fait une chute. L’alerte, donnée par la victime elle-même, arrive au standard du centre de traitement de l’alerte (CTA)-CODIS 88. Les premiers éléments recueillis confirment qu’il s’agit d’une luxation du genou, sur un itinéraire connu, par temps calme. Sur sa propre initiative, l’opérateur du CODIS engage six véhicules dont une ambulance et 20 sapeurs-pompiers ! Mais en même temps, il signale les faits auprès du PGM de Xonrupt (88) qui, estimant que la personne se trouve sur le secteur alsacien alerte à son tour le PGM de Munster (68). Toujours dans le même temps, le SDIS 88 transmet l’alerte au SDIS 68. Au total, l’intervention aura mobilisé plus de 25 personnes pour secourir, sur un itinéraire bien ciblé et en pleine journée, un seul skieur, se trouvant à moins d’un kilomètre de la station, et dont le pronostic vital n’était nullement engagé !

Autre exemple tout aussi significatif. Une randonneuse en raquette est victime d’un accident «  peu important » (luxation à l’épaule et hématome à la cuisse !). Mais les secours ayant été prévenus par plusieurs personnes – chacun prévenant une autorité différente – ce sont finalement sept militaires des PGM, une vingtaine de pompiers, trois médecins et un hélicoptère qui sont engagés pour cet accident ! On croit rêver !

Globalement, la Cour des compte évalue que le coût global du dispositif d’Etat (policiers et gendarmes) représente 61 millions d’euros annuels dont 31 % sont imputables à l’emploi des hélicoptères dans lesquels embarquent le plus généralement les secouristes. Le coût d’une intervention est en moyenne de 8 600 euros.

En l’absence de données fiables et exhaustives, le rapport n’a pas évalué le coût complet du dispositif déployé par les SDIS. Il a cependant été relevé « qu’ils déploient parfois des moyens non justifiés dans le but de développer leurs interventions en zone de montagne.  »

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EC145 de la Sécurité Civile
© Eurocopter

Financièrement, en tenant compte des mouvements saisonniers, un total de 24 hélicoptères appartenant aux services de l’Etat (sécurité civile et gendarmerie) est utilisé pour le secours en montagne. Pour les 12 hélicoptères de la gendarmerie affectés sur ses bases permanentes, le total des heures de vol s’est élevé à 1 913 heures en 2011. Le coût de l’heure de vol des EC 145, qui sont les principaux appareils employés, a été évalué à 3 695 euros, soit un coût total de 7,068 millions d’euros. La direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crises (DGSCGC) déploie de son côté des hélicoptères sur ses 12 stations permanentes. Elle a effectué en 2011 quelques 3 161 heures de vol, pour un coût total de 11,996 millions d’euros.

On retiendra aussi de ce rapport qu’il souligne l’utilisation d’hélicoptères privés dans la grande chaîne du secours. Notamment les hélicoptères du SAF.

Enfin, la Cour des comptes rappelle le côté « gratuit » des secours en montagne : « lorsque l’intervention héliportée relève d’un secours en montagne au sens strict, le secours est toujours gratuit, quel que soit l’hélicoptère intervenant. »

Bruno Rivière

Le rapport de la Cour des comptes sur l’organisation du secours en montagne et de la surveillance des plages

A propos de Bruno Rivière :

Reporter photographe par passion, Bruno Rivière a assuré la rédaction en chef d’Aéroports Magazine pendant près de 25 ans. Il a également enseigné le (...)
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Commentaires

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athena a dit le samedi 8 mars 2014 à 13h32

sur le terrain personne ne compte chaque administration fait ce quelle veut !!! le contribuable paiera

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Laurent de Brest a dit le samedi 22 février 2014 à 16h15

Sujet intéressant, mais qui reste très opaque.
Coordination : face à 1 alerte, il faut 1 interlocuteur. L’idée du 112, à ce titre est intéressante, mais à quoi correspond-elle derrière ? Quelle est la structuration du système de mobilisation des secours ? Avant de parler d’argent, il faut parler d’efficacité.
Coût : on ne peut pas traiter le sujet d’un revers de la main en disant "privatisation". Le privé n’est pas la panacée, d’autant qu’il y a des marges d’exploitation, des taxes et des assurances (rappel : l’état est son propre assureur et ne paie donc aucune prime d’assurance). L’état est capable de proposer un système financièrement optimisé, encore faut-il qu’il le fasse !
L’adaptation des moyens : l’un des problèmes est le surdimensionnement des moyens face à la réalité de l’urgence. On sait qu’en mer ou en montagne, quand on a eu qu’un appel téléphonique avec peu de détails, il vaut mieux envisager le pire et engager des moyens importants. Là, comme le disait l’un des comm’ précédents, on devrait faire jouer les assurances des pratiquants de ces activités "à risque". Ensuite, il semble superflu (mais il faut encore le quantifier sur le terrain) d’avoir différents opérateurs (AA, gendarmerie, SC, SAMU) qui soient équipés de manière analogue. De combien de machine lourdement médicalisées a-t-on besoin ? Ne serait-il pas plus pertinent d’avoir d’abord un matériel de transport "basique" qui amène une équipe sur place, cette équipe étant déterminée face à la nature de l’urgence ?
Les annonces ministérielles, bref la "gouvernance" : encore une Ministre de la santé qui monte son initiative personnelle... Mais l’organisation des secours concerne aussi le Ministère de l’Intérieur (SC et gendarmerie -désormais-) et le Ministère de la Défense (AA et MN), sans compter les Agences régionales de santé, financées par les régions et qui portent les SAMUs. Le territoire est déjà découpé en zones de compétences, mais il semble qu’il y règne une certaine cacophonie, avec des conflits de statut et de traitement. La question est donc : y a-t-il vraiment un pilote dans cet hélico ? La réponse à cette question doit précéder le mauvais réflexe de la privatisation.

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zorba a répondu le mardi 4 mars 2014 à 20h55

laurent ta reflexion la privatisation serait une mauvaise solution mais comment crois tu que le système helico samu est organisé ?,
par contrat d offre de marchés publics ! des stés privées qui assurent quelques 20 000 hs de secours et TIH transport inter hospitaliers et ca coute 3 fois moins cher que si c etait un organisme d etat comme la securité civile au bout du compte ce le budget des impots qui paient tout ce système de doublons voire triplettes ! alors que letat doit trouver 50 milliards deuro d économies de fonctionnement dautres gaspillent sans compter !!

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PILSAM a dit le dimanche 9 février 2014 à 12h44

le rapport CARLI ,dévoile et ,, dénonce

la concurrence des helico d état (SC) contre les stés privées ! helico samu

- la securité civile fait 60 % de transports interhospitaliers mais n aurait de Certificat de transporteur que la CEE lui réclame , ?

- LES PASSAGERS ET EQUIPES MEDICALEs NE SERAIENT PAS ASSURES EN CAS D ACCIDENT , ???,

http://www.afhsh.org/documents/Documents/doc_55_1389954511.pdf

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cds a dit le samedi 1er février 2014 à 10h25

une "" gabegie """ de moyens de services qui font doublons gendarmerie - securite civile * opacité des couts reels

tout serait a revoir refondre réorganiser cela avait déjà été identifié depuis longtemps mais rien n avait bougé forces inertielles oblige les gouvernements et les ministres passent les services restent !
quant a la mutualisation des moyens n a eu aucun effet reel
les raisons :: : les chefs sous chefs petits chefs qui tiennent a leurs postes et prérogatives avantages matériels ,, !

une solution = privatiser les missions Securité civile ( marché public) comme sont privatisés les sanitaires secours helico des samu en france

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DELAFOSSE Francis a dit le vendredi 31 janvier 2014 à 12h14

Après 35 années de service dans le secours héliporté en France,je crains qu’un jour tout cela soit supprimé.....purement et simplement,finances obligent !

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ZOOM a dit le mercredi 29 janvier 2014 à 14h15

la cour des comptes n a pas mis le nez et été voir dans la marmite secours sanitaires heliportés en samu pendant 20 ans les pilotes samu ont SERVI A 2 PILOTES seulement pour assurer du 24h/ 24h et les horaires nocturnes netaient pas comptabilisés ni inscrits sur les feuilles de salaires des pilotes en samu qui n osaient pas manifester ( risque et la peur d etre virés de leur emploi ) des centaines de milliers d heures supp de nuits nont jamais été payées aux pilotes samu mais ca la cour des comptes ny a rien vu rien dit rien entendu """"" les 3 SINGES """"
idem la DGAC DGAC Direction Générale de l’Aviation Civile les drac les inspections du travail n ont rien vu !! bravo

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yakafocon a dit le mercredi 1er janvier 2014 à 22h20

la cour des comptes pointe du doigt mais comme tous le monde s en fout ! rapport
classé in the cave pr affinage
et on continu comme avant !!
les cons qui paient ,,,,,, devinez qui c est , ???,,

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alerte a dit le vendredi 8 novembre 2013 à 19h49

http://www.assemblee-nationale.fr/14/budget/plf2013/b0251-tIII-a44.asp

voila le rapport en question a l assemblée nationale des tonnes de chiffres amalgamés en colonnes en camambert de toutes sortes ,,,

quant aux indications de ce qu il eu fallu prendre comme mesures pour supprimer cette """ gabegie """" de moyens en matereils et personnels sur ces secours ou sur le terrains personne ne gère rien du tout sur le plan gestion expertise comptable !! resultat il se fait tout a initiative des gens sur le terrain
avec l argent des contribuables ,,,

la solution efficace

a l instar de l exemple ADOPTE PAR LE MINISTERE DE LA SANTE pour les secours heliportés aux services des SAMU en FRANCE

""""""" LA PRIVATISATION """""

" par offre de marchés public """
voila la solution pr reduire aussitôt par deux l hémorragie de ces depenses de secours incontrolées !!!

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sionneau a dit le mercredi 16 octobre 2013 à 11h56

le coût d’intervention par hélicoptère est ahurissant et bien souvent injustifié, car non adapté : envoyer une salle d’opération volante pour récupérer un randonneur victime d’une jambe cassée est ridicule.
mais c’est ainsi, la moindre intervention est facturée aux alentours de 2,500 €.
et l’hélico "médicalisé" ne sert qu’à cela, et ne peut remplir aucune autre mission !!!
l’idée de certains utilisateurs est plus pragmatique : utiliser un hélicoptère polyvalent qui peut accomplir, sans grandes modifications ni ajouts dispendieux, des missions variées : search n’ rescue, transport de blessé ne nécessitant pas d’urgence particulière, transports de passagers et de fret, lutte contre l’incendie de forêt, etc... etc...
l’appareil proposé est un UH-1H "HUEY", ex-US Army, reconditionné, avec une licence FAA, d’un prix départ usine de usd 2 mio, et offrant un coût d’heure de vol d’environ 600 €, carburant compris.
Pour toute information, contacter : deltasia.one@gmail.com

Document joint :  11072013_5.png
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WATERLOOW a dit le lundi 2 septembre 2013 à 22h53

sonnels

Le Groupement d’Hélicoptères emploie au total 310 personnes

Sur les 22 bases opérationnelles :195 personnels dont 184 navigants (pilotes et mécaniciens opérateurs de bord).

Chaque base est « armée » par 4 Pilotes et 4 Mécaniciens Opérateurs de Bord .

1 Pilote et 1 MOB sont désignés respectivement Chef de Base et Responsable Mécanicien et ce sur chaque Base.

L’équipage est composé de 1 Pilote et 1 MOB par machine qui assurent l’alerte H 24 , 7 jours par semaine et 365 par an.

Le décollage s’effectue en moins de 30 mn de 9 heure jusqu’au coucher du soleil et en moins de une heure du coucher du soleil jusqu’à 9 heure.

Chaque équipage prend l’alerte à tour de rôle pour une durée n’excédant pas 5 jours.

A l’Echelon Central du Groupement d’Hélicoptères à Nîmes : 96 personnes dont 7 personnes d’encadrement, 8 personnes au centre de formation, 42 techniciens dans les ateliers de maintenance et le magasin, 6 administratifs et 4 personnes en équipe de renfort.

Matériels

La flotte opérationnelle est composée des hélicoptères suivants
◾35 BK 117 C2

se répartissant comme suit :

24 à 28 appareils affectés sur les bases ou les détachements

1 à 2 appareils au profit du centre de formation pour assurer les prorogations , stages de qualification, de perfectionnement et de remise à niveau de l’ensemble du personnel du Groupement Hélicoptère et occasionnellement des personnels de la Gendarmerie Nationale.

5 à 7 appareils en maintenance à l’ECGH, à INAER Albacete (Espagne) pour les visites périodiques ou à Eurocopter EUROCOPTER Créé en 1992, le groupe franco-germano-espagnol Eurocopter est une division d’EADS, leader mondial dans les domaines de l’aéronautique, de l’espace, de la défense et des services associés. Le groupe Eurocopter emploie environ 22 000 personnes. Il est numéro 1 mondial sur les marchés des hélicoptères civils et parapublics. Donauwoerth (Allemagne) pour les différents rétrofits.

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waterloow a dit le mercredi 28 août 2013 à 17h32

cest une gabegie inconsidéré ou chaque administration fait ce que bon lui semble organisé sans
inter connexion ,, et dailleurs tous mettre des freins pr que cela ne fonctionne pas en realité pour une question de féodalité de petit royaume système pyramidal ou au sommet on justifie par des chiffres des bilans bidouillés auxquels on fait dire nimporte quoi ,,, et puis les gouvernements passent trépassent et les petits royaumes restent et leurs roitelets avec ,,, !!les petits chefs c est ce qui tue en France cest nos impots avec lesquels ils jouent ,,,, !!

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Pil VT a dit le lundi 27 mai 2013 à 17h22

Beaucoup d’avis étayés pour certains, ou d’habituel frustré qui parasite ce site ...
Nonobstant, à mon sens cet article n’est qu’un aspect d’un manque de vision forte et globale de nos politiques qui sont amenés à passer par là et de tenter de ne pas se mettre de casserole au c... en accrochant un poste de ministre.
Il démontre que rien n’est fait pour imposer une synthèse efficace, économique et pragmatique des différents services de l’Etat. En effet, il n’est aucunement fait état des moyens militaires qui sont aussi amenés à intervenir en zones montagneuses, notamment l’Armée de l’air (AA), responsable au travers de la Haute Autorité de Défense Aérienne (HADA) de la mise en oeuvre des moyens de secours lors d’opérations SAR. Elle fait office d’autorité de coordination nationale des moyens aériens mis à disposition pour ce type d’intervention, et dialogue efficacement avec les préfets pour la mise en place complémentaire des moyens d’intervention au sol. Le principe est le même pour toutes les interventions de secours maritimes avec les moyens de la Marine Nationale et de l’AA.
Ainsi par exemple lorsqu’il s’agit de mettre en place un groupe d’intervention d’un PGHM à plus de 3000m avec 5 gendarmes équipés de leur matériel en une fois, seuls des Hélicoptères de Moyen tonnage (HM) comme les SuperPuma ou Caracal de l’AA en sont capables de jour, comme de nuit voire en conditions givrantes ... l’entraînement de ses équipages étant le même que celui dont ils disposent pour faire leurs missions "temps de guerre" pour les interventions en Afghanistan par exemple. Ce sont ces mêmes hélicoptères qui font des liaisons EVASAN entre Corse et Continent quand les hôpitaux îliens ne sont pas équipés pour des interventions lourdes. A partir du moment où l’Etat français décide la gratuité des secours, il devient intéressant, doux euphémisme pour dire "il devrait être impératif", d’analyser les statistiques globales pour des moyens héliportés militaires et "civils" de toutes les armées (gendarmes y compris), SécuCivile, Pompiers et SAMU qui sont tous en alerte H24, et ainsi de rationaliser besoins et moyens. La réflexion devrait également s’étendre aux besoins en Hélicoptères Bombardier d’Eau pour la lutte incendie, pour la Force d’Action Rapide en cas d’accident Nucléaire (FARN), appareils de type EC225 proposés par RTE ou réquisitionnables auprés des armées, et dont le syndicat des pilotes d’avions de la SécuCivile ne veut surtout pas entendre parler alors que les pompiers au sol n’en disent que du bien au regard des campagnes de démonstrations réalisées avec EC ...
De même, est-il normal de voir sur les grilles de salaires de la Convention Collective du Travail aérien, des salaires de pilotes à 2700€/mois (qui font aussi une grande partie de travail de mécaniciens dans les SAMU, aux côtés de médecins urgentistes payés 1000€/jour), à la SécuCivile a minima à 4000€/mois (avec majoritairement d’anciens militaires ...), hors primes.
Les querrelles de paroisse sur les zones d’intervention sont connues depuis bien longtemps, qu’il s’agisse d’appareils militaires ou civils, là encore c’est par manque de clarté sur "qui fait quoi" et d’autorité centralisée dans la mise en oeuvre opérationnelle des moyens aériens. Cette analyse pourrait également s’étendre à la protection des hautes autorités de l’Etat par les forces héliportées lors des sommets de chefs d’Etat, là encore scandale et gaspillage sont rencontrés par les forces déployées, surtout depuis le passage d’un certain ministre de l’intérieur ... la boucle est bouclée avec les politiques !

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larc_ange a répondu le jeudi 3 octobre 2013 à 15h21

PIL VT ,, tu as brossé un vaste pan de la branche helico pro en France mais survoler des problèmes sans les detailler ne sert pas a grand chose ,,,
ex pendant des dizaines d années les pilotes helico des samu ont été contraint d assurer les services ttes les nuits 24/24h alors qu aucune heure de ces nuits n ont jamais été inscrites sur les feuilles de salaires de ces salariés pilotes ,,ce sans qu aucun syndicat ne s en émeuve , ? DES MILLIERS D HEURES SUPP SONT PASSES A LA TRAPPE pour avoir travaillé gratuitement pr les hôpitaux le mlinistere de la santé voila coimment on a fait du sanitaire heliporté PAS CHER """" low cost """ mais sur le dos des salariés pilotes samu mais qui l a dénoncé ? ,, PERSONNE !!!!

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NET a dit le dimanche 5 mai 2013 à 12h12

Au-delàs de la "guerre de la couleur de la tenue" et pour ne parler que de la montagne, 99 % des pratiquants (alpinistes, randonneurs, skieurs ..... etc) sont assurés en frais de recherche et de secours, soit par une assurance individuelle soit par l’adhésion à une fédération comme la FFME ou la FFCAM. 
De fait, ces assureurs ne sont jamais mis à contribution sur le territoire national et pourtant ils empochent bien les primes.
Personne ne sait pas où peut aller cet argent, mais il serait certainement le bien venu aux services de secours, qu’ils soient public ou privé et pourrait contribué à maintenir la gratuité pour ceux qui en ont vraiment besoin ou qui se retrouvent dans une situation particulière.
Que l’on commence par faire appliquer cette disposition contractuelle.

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flash a dit le vendredi 22 février 2013 à 13h16

qui sait que dans certains samu de france il y a des helico au service du samu qui a 20 hs le soir ne peuvent plus etre utilisé par la regulation du samu
pour quelle raison , ?
MAIS par ce que le cout est trop élevé ALORS on a un hélico ’’ pot de fleurs """ sur la dz de lhosto qui ne peut plus décoller faute de pilote !! apres cette horaire ! car pour assurer un service H24 il faut au moins 5 pilotes et pr respecter la reglementation europenne ( il en faudrait le double 10 membres d équipage ) et oui cest l europe FINIT les petits arrangements a la francaises
ou on a fait voler pendant des dizaines d années des helico en samu avec comme effectifs 2 pilotes qui ont assurés 24h / 24 mais dont les horaires de permanences sur place au samu de nuits n ont jamais figurés sur les feuilles de salaires !
et comme ca jamais de paiement d heures supp !! et ceux qui etaient pas heureux etaient priés d aller voir ailleurs ,, !!

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rouletabille a dit le mardi 19 février 2013 à 09h17

@JB = j’ avais rédigé une réponse qui est passée à la poubelle, pour faire simple, il faut réorganiser ce mode de secours et faire payer ceux qui y ont recours...le système est simplme, une petite taxe sur les nuitée dans les hotels et autres modes de couchage.

@qnh1013 = en plaine , chez moi, le SAMU fait la totalité des secours, cela fonctionne très bien, et suivant un appel d’ offres auquel toute entreprise remplissant les conditions peut répondre. il est basé à l’ hopital et c’est le samu lui-même qui décide s’il y a lieu d’envoyer une voiture rapide ou l’ hélico avec le personnel qui va bien. Il n’ y a pas de doublon, après une petite enquête, il semble que cela fonctionne ainsi dans bon nombre de départements, si vous avez des preuves de ce vous indiquez, donnez les départements, la cour des comptes se fera un plaisir de vérifier.

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qnh1013 a répondu le mercredi 20 février 2013 à 01h15

il y a des dizaines d années que l on a pointé déja du doigt ces ’doublons’’ un ministre secretaire d etat mr haroun tazief avait bien vu et en avait deja fait la remarque ,, mais les ministres passent trépassent et les choses elles perdurent

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Benoit a répondu le mercredi 20 février 2013 à 10h41

Je cite " ...il faut réorganiser ce mode de secours et faire payer ceux qui y ont recours..."
C’est vrai, il faut faire payer tous les comportements à risques !
Il faut faire payer notamment ceux qui mangent de la viande rouge avec du vin et une cigarette après ! Eux, ils font déplacer le SAMU bien plus souvent que les alpinistes !

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qnh1013 a dit le mardi 19 février 2013 à 01h42

un systeme """ incontrolé "" en realité la securite civile fait sa gestion de son coté la gendarmerie de l autre et tous ce petit monde essaie de proteger son prés carré et leurs avantages durements acquis au cours des dizaines dannées
on est en concurrence mais chacun de faire comme si cela n etait pas le cas la sécu ci
vile elle joue son existance dans ce domaine si ce créneau du secours en montagne etaient "" PRIVATISE"" comme le sont les vols secours sanitaires samu ,, l heure de vol chuterait de plus de la moitié simplement pas la reduction de personnels
la ou il y a 5 pilotes helico pr un helico secu civile il ya 2 pilotes sur helico samu

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helico a dit le mardi 19 février 2013 à 00h04

privatiser le secours perlettra de maitriser le cout aujourdhui rien n est maitrisé les services font un peu nimporte comment !!!

la privatisation est possible il suffit de voir les hopitaux ont mis en place 35 helico de stés privés et pr assurer la maintenance operationnelle 165 pilotes helico en samu

pr le meme nombre d helico a la secu civile = 250 pilotes ,,

soit une centaine de pilotes de plus pr mettre en oeuvre le meme nbre d helico (on ne prendra pas en compte ( le nbre de mecaniciens )
des pilotes secu civile ,,, remunerés le double des pilotes samu des stés privés !!!

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Vuedanshaut a répondu le samedi 16 mars 2013 à 12h52

Effectivement gaspillage il pourrait ne plus avoir dans tous ces services étatiques en redondance si il avait rentabilité au gout du jour dans ces services mais ce n’est pas l’esprit d’un organisme d’état alors que cela l’est chez un privé.

En cherchant sur le site de la SC je vois qu’ils emploient 125 pilotes et autant de mécanos pour 35 machines
Combien coûte au contribuable la location d’un hélico privé par le samu (en sachant que la maison mère n’est pas en France donc où part l’argent des profits) ? - Un appareil d’état est déjà payé par nos impôts donc s’il ne vole pas on peut dire que c’est du gaspillage non ?
Les salaires ne sont ils pas en rapport des qualifications et du contrat au taux horaire
Les pilotes Samu ont ils un contrat H24 -quelles sont leurs qualifs aéro demandées ? Les sociétés qui les emploient respectent ils les conventions du point de vue Horaires (un pilote payé sur des horaires de jour que l’on fait voler ensuite de nuit ...)

Faire des comparaisons à la va vite c’est très facile mais il vaut mieux en donner des comparables je pense.
De plus le résumé fait sur la cours des comptes mélange les unités de secours au sol et les moyens aériens et la cour des comptes donne un rapport sur les chiffres que chaque organisme a bien voulu lui donner, en le lisant certains n’ont carrément rien donné.
Comparer un moyen étatique et un moyen privé, on ne peut pas le faire car pas les mêmes intérêts. Assurance des moyens d’un coté et profit pour l’autre même si mis à la dispo d’un organisme d’état et cela n’est pas très bon surtout en matière de sécurité aérienne (il est normal qu’un patron d’entreprise veuille faire des profits, ce qui n’est pas du tout le cas de tout moyen d’état)
Et pour finir, oui ce serait normal qu’il y ait une participation financière sur toute intervention des moyens aériens d’état, d’ailleurs le Samu facture toutes ses interventions, que ce soit par voie terrestre ou par voie aérienne.Un collègue s’est fait secourir en montagne et a reçu la douloureuse de la part du Samu (certes peut être pris en charge en parti par la sécurité sociale)

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qnh1013 a dit le lundi 18 février 2013 à 23h03

les rapports de la cour des comptes ,, des rapports que l on mets sous les projecteurs médias et puis que l on classe """ vertical 3 bis"" ,dans les rayons des archives ,, mais ils ont l avantage de mettre en évidence des sommes qu en fait personne ne connait " in finé " : !
des tas de moyens et personnels de differentes administrations interviennent sur ce gros gateau du secours aerien francais ,, !
la mutualisation des moyens ne fera pas grand chose sur le plan économie ,, une fusion et un seul corps eu ete judicieux et surment plus economique ; mais difficile a changer les traditions et les hommes plein de chefs partout qui freinent des deux pieds ,,,

et dans ces secours il ne sagiit que de ceux en montagne ,
car le plus gros gateau des secours aeriens francais ce font sur tout le territoire

, vaste sujet que celui- la ou des gros interets sur ces marchés publics ,, font qu interviennent des stés helico mais on retrouve aussi la les helico de la sécu civile qui font quelques concurrence au secteur privé !,,
car en plaine si l on supprime les mission samu aux helico de la sécu civile , ils leurs restera les vols d entrainements ""aux jvn et a l ifr """ de beau temps "des vols d entrainement qui coutent tres tres cher pr finalement pas grande utilité car aucun de ces helico ne sont dégivrés il faut le rappeler ,, et donc quand le temps et mauvais comme en hiver les risques de givrages imposent a tous les helico de rester au sol IFR ou pas !!! donc l ifr ,, coute tres tres cher des centaines d heures entrainement a l ifr (de beau temps ) sur ’EC 145 pr l entretiens de 250 pilotes helico dont l usage est contestable par des temps d économie !!

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JB a dit le samedi 9 février 2013 à 13h41

à Rouletabille

Je viens juste de lire les commentaires laissés sur cet article et il me semble intéressant d’apporter un avis un peu plus intéressé que le votre. Je constate que comme une bonne majorité des Français, vous critiquez un système, un fonctionnement voire même des institutions que vous ne connaissez pas (ou de loin...). Votre avis est donc basé sur des approximations ou sur des "on-dit".
Pour ma part, étant partie prenante dans ce système (je suis mécanicien de bord treuilliste sur l’hélico Gendarmerie à Chamonix). J’ai donc un avis peut-être légèrement plus éclairé que le votre mais je ne dis pas qu’il est le bon... J’étais d’ailleurs présent lors de la visite de la Cour des Comptes dans notre unité.

Tout d’abord, la gratuité : en France, la règle est la solidarité mutuelle du peuple français. Et ce dans de nombreux domaines, dépenses de santé, retraites, secours...
Alors en effet, on peut vouloir tout privatiser et rendre tout payant comme aux USA, mais je ne suis pas convaincu que ce soit le système le plus juste, surtout si vous faites partie des revenus les plus modestes... Si je tiens votre raisonnement, n’ayant jamais été en arrêt pour raison de santé, je ne vois pas pourquoi je financerai un système destiné à rembourser des frais de santé ou donner une quelconque somme d’argent pour les personnes en arrêt maladie ou même envoyer certains en cure thermale... Idem pour le chômage !
De plus, le secours en montagne revêt un caractère très particulier que l’on ne peut pas comparer avec du secours sur la route ou autre. Les alpinistes viennent de tous les horizons et sont issus de tous milieux. La montagne reste un espace de liberté comme il y en a de moins en moins. Contrairement aux reportages un peu simplistes que vous pouvez voir à la télé, les touristes montant sur les glaciers en tongs sont rares !
Comme dans tout accident, l’alpiniste peut se retrouver en difficulté, physique ou technique. Prenons le cas d’une personne se retrouvant bloqué techniquement dans une face (pour une raison X). Si le secours était payant et qu’il n’a pas les moyens de régler l’addition, il va prendre énormément de risque et se mettre en danger. Et il est tout à fait possible que cette fois, nous soyons contraints de décoller pour aller le récupérer, tout en bas... Je ne vais pas dire qu’il n’y a jamais d’abus, ce serait faux mais il ne faut pas avoir un raisonnement aussi simpliste...
D’ailleurs, vous faites allusion à la Suisse qui fait payer le secours. C’est vrai. Cela dit, pourquoi pensez-vous que de très nombreux suisses et italiens franchissent la frontière pour pratiquer la montagne ici ??? Parce que la tartiflette est meilleure ici ? Pas si sûr... Le poste de secours de la DZ des Bois à Chamonix est le plus important au monde et ça n’est certainement pas pour rien. D’autre part, on rattrape là une réalité économique. Le secours est gratuit mais il draine donc une énorme quantité d’alpinistes, de skieurs hors pistes ou de touristes. Alors nos autorités ont peut-être pris le parti d’offrir ce service et conserver cette manne financière provenant du tourisme que l’on prend à nos voisins suisses et italiens.
Il faut juger le problème dans sa globalité. Il est toujours facile de taper sur les mecs en bout de chaine...

A Bruno :

Concernant les intervenants, comme l’ont dit très justement certains, les premiers institutionnels à avoir fait du secours en montagne et l’avoir organisé sont les Gendarmes ! D’ailleurs toutes les techniques de secours en milieux montagneux ont été élaborées par les Gendarmes. Les pompiers sont les derniers a être arrivés dans le secours en montagne alors quelle légitimité ?! De plus, à compétence équivalente en secourisme, le CRS ou le Gendarme (je ne prèche pas que pour ma paroisse !) possèdent un oeil d’enquêteur, indispensable sur tout accident corporel ou mortel sur l’ensemble du territoire (comme sur un secours routier d’ailleurs !). Les CRS et Gendarmes ont donc les deux compétences et peuvent tout faire alors que les pompiers ne feront que le secours simple...
Mais chaque institution a ces forces et ses faiblesses et l’exemple de Chamonix est la meilleure illustration que les différents intervenants du secours en montagne peuvent très bien bosser ensemble !
Oui, les choses peuvent être améliorées, comme dans tous les services de l’état, notamment ceux de nos élus !

Une précision de plus, la Cour des Comptes ne peut prendre aucune décision pour changer ce système, elle est mandatée pour enquêter et rendre compte aux politiques. Elle n’a donc aucun pouvoir décisionnel !..

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gogol a répondu le mardi 14 janvier 2014 à 05h48

la cour des comptes fait des rapports
mais elle ne sert en realité a rien ! les rapports par centaines sont commandés coutent tres chers chacun ayant un budget alloué que les intervenants vont se partager en frais ect ,,
ces rapport iront garnir les étagères poussiéreuses pour s affiner comme des fromages dans les caves de la cour des comptes !!

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