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La Cour des comptes sans concession pour le secours héliporté en montagne

Sécurité

publié le jeudi 7 février 2013
par Bruno Rivière

La Cour des comptes pointe du doigt le manque de coordination entre les différents intervenants du secours en montagne. Elle souligne le gaspillage des moyens et les frictions entre les hélicoptères des CRS, du PGM et du PGHM.

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EC145 de Gendarmerie Nationale
© Eurocopter

A la demande du président de la commission des finances de l’Assemblée générale le 7 décembre 2011, la Cour des comptes a rendu un rapport fin 2012 sur « l’organisation du secours en montagne… ». Le rapport de la Cour de Comptes – un document de plus de 200 pages – relève plusieurs problématiques. En particulier, l’analyse générale du dispositif de secours en montagne fait ressortir un défaut de cohérence dans l’organisation des services et l’implantation des unités.

Paradoxe aujourd’hui en montagne, puisqu’il existe trois services qui interviennent au titre du secours : les policiers avec les sections et les détachements de montagne des compagnies républicaines de sécurité (CRS) ; la gendarmerie, avec ses pelotons de gendarmerie de montagne (PGM) et de haute montagne (PGHM) ; et les sapeurs-pompiers des SDIS (Service Départemental d’Incendie et de Secours), avec les groupes montagne des sapeurs-pompiers (GMSP).

Depuis 1958, ce dispositif s’inscrit dans le cadre de plans départementaux spécifiques d’Organisation de la réponse de sécurité civile, les fameux plans ORSEC, arrêtés par le préfet. Evidemment, cette situation crée de réels conflits entre les différents acteurs. Conflits fondés sur des querelles (le rapport raconte par exemple qu’il arrive que le ton monte entre CRS et pompiers, pour décider des hélitreuillages !) de légitimité historique, technique et juridique, même si, en juin 2011, une circulaire ministérielle a tenté de rationaliser le dispositif existant pour apaiser les conflits… Et éviter les gaspillages faramineux !

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EC145 de la Sécurité Civile
© Eurocopter

Un exemple. Le 20 décembre 2011, un skieur parti de la station de ski du Lac Blanc fait une chute. L’alerte, donnée par la victime elle-même, arrive au standard du centre de traitement de l’alerte (CTA)-CODIS 88. Les premiers éléments recueillis confirment qu’il s’agit d’une luxation du genou, sur un itinéraire connu, par temps calme. Sur sa propre initiative, l’opérateur du CODIS engage six véhicules dont une ambulance et 20 sapeurs-pompiers ! Mais en même temps, il signale les faits auprès du PGM de Xonrupt (88) qui, estimant que la personne se trouve sur le secteur alsacien alerte à son tour le PGM de Munster (68). Toujours dans le même temps, le SDIS 88 transmet l’alerte au SDIS 68. Au total, l’intervention aura mobilisé plus de 25 personnes pour secourir, sur un itinéraire bien ciblé et en pleine journée, un seul skieur, se trouvant à moins d’un kilomètre de la station, et dont le pronostic vital n’était nullement engagé !

Autre exemple tout aussi significatif. Une randonneuse en raquette est victime d’un accident «  peu important » (luxation à l’épaule et hématome à la cuisse !). Mais les secours ayant été prévenus par plusieurs personnes – chacun prévenant une autorité différente – ce sont finalement sept militaires des PGM, une vingtaine de pompiers, trois médecins et un hélicoptère qui sont engagés pour cet accident ! On croit rêver !

Globalement, la Cour des compte évalue que le coût global du dispositif d’Etat (policiers et gendarmes) représente 61 millions d’euros annuels dont 31 % sont imputables à l’emploi des hélicoptères dans lesquels embarquent le plus généralement les secouristes. Le coût d’une intervention est en moyenne de 8 600 euros.

En l’absence de données fiables et exhaustives, le rapport n’a pas évalué le coût complet du dispositif déployé par les SDIS. Il a cependant été relevé « qu’ils déploient parfois des moyens non justifiés dans le but de développer leurs interventions en zone de montagne.  »

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EC145 de la Sécurité Civile
© Eurocopter

Financièrement, en tenant compte des mouvements saisonniers, un total de 24 hélicoptères appartenant aux services de l’Etat (sécurité civile et gendarmerie) est utilisé pour le secours en montagne. Pour les 12 hélicoptères de la gendarmerie affectés sur ses bases permanentes, le total des heures de vol s’est élevé à 1 913 heures en 2011. Le coût de l’heure de vol des EC 145, qui sont les principaux appareils employés, a été évalué à 3 695 euros, soit un coût total de 7,068 millions d’euros. La direction générale de la sécurité civile et de la gestion de crises (DGSCGC) déploie de son côté des hélicoptères sur ses 12 stations permanentes. Elle a effectué en 2011 quelques 3 161 heures de vol, pour un coût total de 11,996 millions d’euros.

On retiendra aussi de ce rapport qu’il souligne l’utilisation d’hélicoptères privés dans la grande chaîne du secours. Notamment les hélicoptères du SAF.

Enfin, la Cour des comptes rappelle le côté « gratuit » des secours en montagne : « lorsque l’intervention héliportée relève d’un secours en montagne au sens strict, le secours est toujours gratuit, quel que soit l’hélicoptère intervenant. »

Bruno Rivière

Le rapport de la Cour des comptes sur l’organisation du secours en montagne et de la surveillance des plages



Commentaires

Répondre NET à dit le dimanche 5 mai 2013 12h12

Au-delàs de la "guerre de la couleur de la tenue" et pour ne parler que de la montagne, 99 % des pratiquants (alpinistes, randonneurs, skieurs ..... etc) sont assurés en frais de recherche et de secours, soit par une assurance individuelle soit par l’adhésion à une fédération comme la FFME ou la FFCAM. 
De fait, ces assureurs ne sont jamais mis à contribution sur le territoire national et pourtant ils empochent bien les primes.
Personne ne sait pas où peut aller cet argent, mais il serait certainement le bien venu aux services de secours, qu’ils soient public ou privé et pourrait contribué à maintenir la gratuité pour ceux qui en ont vraiment besoin ou qui se retrouvent dans une situation particulière.
Que l’on commence par faire appliquer cette disposition contractuelle.

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Répondre Vuedanshaut à dit le samedi 16 mars 2013 12h52

Effectivement gaspillage il pourrait ne plus avoir dans tous ces services étatiques en redondance si il avait rentabilité au gout du jour dans ces services mais ce n’est pas l’esprit d’un organisme d’état alors que cela l’est chez un privé.

En cherchant sur le site de la SC je vois qu’ils emploient 125 pilotes et autant de mécanos pour 35 machines
Combien coûte au contribuable la location d’un hélico privé par le samu (en sachant que la maison mère n’est pas en France donc où part l’argent des profits) ? - Un appareil d’état est déjà payé par nos impôts donc s’il ne vole pas on peut dire que c’est du gaspillage non ?
Les salaires ne sont ils pas en rapport des qualifications et du contrat au taux horaire
Les pilotes Samu ont ils un contrat H24 -quelles sont leurs qualifs aéro demandées ? Les sociétés qui les emploient respectent ils les conventions du point de vue Horaires (un pilote payé sur des horaires de jour que l’on fait voler ensuite de nuit ...)

Faire des comparaisons à la va vite c’est très facile mais il vaut mieux en donner des comparables je pense.
De plus le résumé fait sur la cours des comptes mélange les unités de secours au sol et les moyens aériens et la cour des comptes donne un rapport sur les chiffres que chaque organisme a bien voulu lui donner, en le lisant certains n’ont carrément rien donné.
Comparer un moyen étatique et un moyen privé, on ne peut pas le faire car pas les mêmes intérêts. Assurance des moyens d’un coté et profit pour l’autre même si mis à la dispo d’un organisme d’état et cela n’est pas très bon surtout en matière de sécurité aérienne (il est normal qu’un patron d’entreprise veuille faire des profits, ce qui n’est pas du tout le cas de tout moyen d’état)
Et pour finir, oui ce serait normal qu’il y ait une participation financière sur toute intervention des moyens aériens d’état, d’ailleurs le Samu facture toutes ses interventions, que ce soit par voie terrestre ou par voie aérienne.Un collègue s’est fait secourir en montagne et a reçu la douloureuse de la part du Samu (certes peut être pris en charge en parti par la sécurité sociale)

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Répondre flash à dit le vendredi 22 février 2013 13h16

qui sait que dans certains samu de france il y a des helico au service du samu qui a 20 hs le soir ne peuvent plus etre utilisé par la regulation du samu
pour quelle raison , ?
MAIS par ce que le cout est trop élevé ALORS on a un hélico ’’ pot de fleurs """ sur la dz de lhosto qui ne peut plus décoller faute de pilote !! apres cette horaire ! car pour assurer un service H24 il faut au moins 5 pilotes et pr respecter la reglementation europenne ( il en faudrait le double 10 membres d équipage ) et oui cest l europe FINIT les petits arrangements a la francaises
ou on a fait voler pendant des dizaines d années des helico en samu avec comme effectifs 2 pilotes qui ont assurés 24h / 24 mais dont les horaires de permanences sur place au samu de nuits n ont jamais figurés sur les feuilles de salaires !
et comme ca jamais de paiement d heures supp !! et ceux qui etaient pas heureux etaient priés d aller voir ailleurs ,, !!

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Répondre Benoit à dit le mercredi 20 février 2013 10h41

Je cite " ...il faut réorganiser ce mode de secours et faire payer ceux qui y ont recours..."
C’est vrai, il faut faire payer tous les comportements à risques !
Il faut faire payer notamment ceux qui mangent de la viande rouge avec du vin et une cigarette après ! Eux, ils font déplacer le SAMU bien plus souvent que les alpinistes !

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Répondre qnh1013 à dit le mercredi 20 février 2013 01h15

il y a des dizaines d années que l on a pointé déja du doigt ces ’doublons’’ un ministre secretaire d etat mr haroun tazief avait bien vu et en avait deja fait la remarque ,, mais les ministres passent trépassent et les choses elles perdurent

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Répondre rouletabille à dit le mardi 19 février 2013 09h17

@JB = j’ avais rédigé une réponse qui est passée à la poubelle, pour faire simple, il faut réorganiser ce mode de secours et faire payer ceux qui y ont recours...le système est simplme, une petite taxe sur les nuitée dans les hotels et autres modes de couchage.

@qnh1013 = en plaine , chez moi, le SAMU fait la totalité des secours, cela fonctionne très bien, et suivant un appel d’ offres auquel toute entreprise remplissant les conditions peut répondre. il est basé à l’ hopital et c’est le samu lui-même qui décide s’il y a lieu d’envoyer une voiture rapide ou l’ hélico avec le personnel qui va bien. Il n’ y a pas de doublon, après une petite enquête, il semble que cela fonctionne ainsi dans bon nombre de départements, si vous avez des preuves de ce vous indiquez, donnez les départements, la cour des comptes se fera un plaisir de vérifier.

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Répondre qnh1013 à dit le mardi 19 février 2013 01h42

un systeme """ incontrolé "" en realité la securite civile fait sa gestion de son coté la gendarmerie de l autre et tous ce petit monde essaie de proteger son prés carré et leurs avantages durements acquis au cours des dizaines dannées
on est en concurrence mais chacun de faire comme si cela n etait pas le cas la sécu ci
vile elle joue son existance dans ce domaine si ce créneau du secours en montagne etaient "" PRIVATISE"" comme le sont les vols secours sanitaires samu ,, l heure de vol chuterait de plus de la moitié simplement pas la reduction de personnels
la ou il y a 5 pilotes helico pr un helico secu civile il ya 2 pilotes sur helico samu

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Répondre helico à dit le mardi 19 février 2013 00h04

privatiser le secours perlettra de maitriser le cout aujourdhui rien n est maitrisé les services font un peu nimporte comment !!!

la privatisation est possible il suffit de voir les hopitaux ont mis en place 35 helico de stés privés et pr assurer la maintenance operationnelle 165 pilotes helico en samu

pr le meme nombre d helico a la secu civile = 250 pilotes ,,

soit une centaine de pilotes de plus pr mettre en oeuvre le meme nbre d helico (on ne prendra pas en compte ( le nbre de mecaniciens )
des pilotes secu civile ,,, remunerés le double des pilotes samu des stés privés !!!

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Répondre qnh1013 à dit le lundi 18 février 2013 23h03

les rapports de la cour des comptes ,, des rapports que l on mets sous les projecteurs médias et puis que l on classe """ vertical 3 bis"" ,dans les rayons des archives ,, mais ils ont l avantage de mettre en évidence des sommes qu en fait personne ne connait " in finé " : !
des tas de moyens et personnels de differentes administrations interviennent sur ce gros gateau du secours aerien francais ,, !
la mutualisation des moyens ne fera pas grand chose sur le plan économie ,, une fusion et un seul corps eu ete judicieux et surment plus economique ; mais difficile a changer les traditions et les hommes plein de chefs partout qui freinent des deux pieds ,,,

et dans ces secours il ne sagiit que de ceux en montagne ,
car le plus gros gateau des secours aeriens francais ce font sur tout le territoire

, vaste sujet que celui- la ou des gros interets sur ces marchés publics ,, font qu interviennent des stés helico mais on retrouve aussi la les helico de la sécu civile qui font quelques concurrence au secteur privé !,,
car en plaine si l on supprime les mission samu aux helico de la sécu civile , ils leurs restera les vols d entrainements ""aux jvn et a l ifr """ de beau temps "des vols d entrainement qui coutent tres tres cher pr finalement pas grande utilité car aucun de ces helico ne sont dégivrés il faut le rappeler ,, et donc quand le temps et mauvais comme en hiver les risques de givrages imposent a tous les helico de rester au sol IFR ou pas !!! donc l ifr ,, coute tres tres cher des centaines d heures entrainement a l ifr (de beau temps ) sur ’EC 145 pr l entretiens de 250 pilotes helico dont l usage est contestable par des temps d économie !!

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Répondre JB à dit le samedi 9 février 2013 13h41

à Rouletabille

Je viens juste de lire les commentaires laissés sur cet article et il me semble intéressant d’apporter un avis un peu plus intéressé que le votre. Je constate que comme une bonne majorité des Français, vous critiquez un système, un fonctionnement voire même des institutions que vous ne connaissez pas (ou de loin...). Votre avis est donc basé sur des approximations ou sur des "on-dit".
Pour ma part, étant partie prenante dans ce système (je suis mécanicien de bord treuilliste sur l’hélico Gendarmerie à Chamonix). J’ai donc un avis peut-être légèrement plus éclairé que le votre mais je ne dis pas qu’il est le bon... J’étais d’ailleurs présent lors de la visite de la Cour des Comptes dans notre unité.

Tout d’abord, la gratuité : en France, la règle est la solidarité mutuelle du peuple français. Et ce dans de nombreux domaines, dépenses de santé, retraites, secours...
Alors en effet, on peut vouloir tout privatiser et rendre tout payant comme aux USA, mais je ne suis pas convaincu que ce soit le système le plus juste, surtout si vous faites partie des revenus les plus modestes... Si je tiens votre raisonnement, n’ayant jamais été en arrêt pour raison de santé, je ne vois pas pourquoi je financerai un système destiné à rembourser des frais de santé ou donner une quelconque somme d’argent pour les personnes en arrêt maladie ou même envoyer certains en cure thermale... Idem pour le chômage !
De plus, le secours en montagne revêt un caractère très particulier que l’on ne peut pas comparer avec du secours sur la route ou autre. Les alpinistes viennent de tous les horizons et sont issus de tous milieux. La montagne reste un espace de liberté comme il y en a de moins en moins. Contrairement aux reportages un peu simplistes que vous pouvez voir à la télé, les touristes montant sur les glaciers en tongs sont rares !
Comme dans tout accident, l’alpiniste peut se retrouver en difficulté, physique ou technique. Prenons le cas d’une personne se retrouvant bloqué techniquement dans une face (pour une raison X). Si le secours était payant et qu’il n’a pas les moyens de régler l’addition, il va prendre énormément de risque et se mettre en danger. Et il est tout à fait possible que cette fois, nous soyons contraints de décoller pour aller le récupérer, tout en bas... Je ne vais pas dire qu’il n’y a jamais d’abus, ce serait faux mais il ne faut pas avoir un raisonnement aussi simpliste...
D’ailleurs, vous faites allusion à la Suisse qui fait payer le secours. C’est vrai. Cela dit, pourquoi pensez-vous que de très nombreux suisses et italiens franchissent la frontière pour pratiquer la montagne ici ??? Parce que la tartiflette est meilleure ici ? Pas si sûr... Le poste de secours de la DZ des Bois à Chamonix est le plus important au monde et ça n’est certainement pas pour rien. D’autre part, on rattrape là une réalité économique. Le secours est gratuit mais il draine donc une énorme quantité d’alpinistes, de skieurs hors pistes ou de touristes. Alors nos autorités ont peut-être pris le parti d’offrir ce service et conserver cette manne financière provenant du tourisme que l’on prend à nos voisins suisses et italiens.
Il faut juger le problème dans sa globalité. Il est toujours facile de taper sur les mecs en bout de chaine...

A Bruno :

Concernant les intervenants, comme l’ont dit très justement certains, les premiers institutionnels à avoir fait du secours en montagne et l’avoir organisé sont les Gendarmes ! D’ailleurs toutes les techniques de secours en milieux montagneux ont été élaborées par les Gendarmes. Les pompiers sont les derniers a être arrivés dans le secours en montagne alors quelle légitimité ?! De plus, à compétence équivalente en secourisme, le CRS ou le Gendarme (je ne prèche pas que pour ma paroisse !) possèdent un oeil d’enquêteur, indispensable sur tout accident corporel ou mortel sur l’ensemble du territoire (comme sur un secours routier d’ailleurs !). Les CRS et Gendarmes ont donc les deux compétences et peuvent tout faire alors que les pompiers ne feront que le secours simple...
Mais chaque institution a ces forces et ses faiblesses et l’exemple de Chamonix est la meilleure illustration que les différents intervenants du secours en montagne peuvent très bien bosser ensemble !
Oui, les choses peuvent être améliorées, comme dans tous les services de l’état, notamment ceux de nos élus !

Une précision de plus, la Cour des Comptes ne peut prendre aucune décision pour changer ce système, elle est mandatée pour enquêter et rendre compte aux politiques. Elle n’a donc aucun pouvoir décisionnel !..

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Répondre rouletabille à dit le samedi 9 février 2013 09h35

@ voilure tournante =
Il y a deux problèmes qu’il faut bien séparer.
le premier est le paiement des frais, ceci est très important dans un pays qui est virtuellement en faillite, et l’on ne peut pas et l’on ne doit pas faire payer ces frais à ceux qui restent chez eux pour des raisons diverses

Vous faites allusions à la sécu, sachez que j’ai cotisé pendant 45 ans ( dans le privé ) et ce que je touche aujourd’hui, je l’ai payé ! ...une assurance, c’est cela, et la sécu en est une.

J’ai été victime de trois accidents de voiture, dont l’un m’ a laissé des séquelles , et je suis aujourd"hui invalide à plus de 80 % , je peux vous affirmer que ce n’est pas la sécu qui a payé, mais bel et bien l’assurance du véhicule adverse.

Il me parait plus que souhaitable que le problème soit le même pour les secours en montagne, surtout que maintenant c’est une véritable " industrie "

2 - oui, il faut remettre à plat le système d’intervention de ces hélicoptères , ne serait que pour la qualité des interventions , et la ; formation de ceux qui interviennent. et comme dirait un général, je ne veux voir qu’une seule tête !
en ce qui concerne une possibilité de chomage, ne vous inquietez pas , les Gendarmes ne seront pas à ranger prochainement dans cette catégorie !

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Répondre Olive à dit le samedi 9 février 2013 08h46

Bruno, il me semble que le secours en montagne n’a pas été mis en place par les pompiers. Les gendarmes de Pghm font du secours en montagne depuis plus de 50 ans alors que les pompiers essayent de faire du secours de puis à peine 10 ans en utilisant des techniques de secours bien souvent crées par le Pghm.
Renseigne toi sur le nombre d’heures de formation entre entre secouristes de Pghm et de gmsp : tu va être bien surpris !

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Répondre voilure tournante à dit le vendredi 8 février 2013 21h20

A rouletabille

j’espere que tu ne sera jamais au chômage, que tu n’auras pas d’enfant, que tu n’aura pas d’accident de voiture avec un tiers blessé,.... parceque pour tout ça, des gens paye de leur impôts afin que tu touche ton alloc chomage, alloc familiale, dommages et intérêts.... et même pourquoi je paye pour que tu te fasse opérer quand ta jambe est cassée... A 15000 euros l’opération, ce ne sont pas que tes cotisations qui suffisent a rembourser !!!! Et si vous volez en club, ne cassez pas d’avion, ce sont tous les autres cotisants qui paierons indirectement pour vous !!!Allons allons, soyons sérieux, le sujet n’est pas la gratuité là ! Meme si je suis d’accord que si il y a faute et prise de risque, le responsable doive payer.

Cependant il ne faut pas se leurrer, il y a tout de même une gueguerre entre gendarmerie et securité civile. la formation n’est pas la meme, les pilotes ne prennent pas les memes type d’astreinte, et la guerre se fait aussi aux vues des accidents ( 2 en 10 ans pour la secu civile)

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Répondre Yéti à dit le vendredi 8 février 2013 20h33

Bruno, les gendarmes et CRS ont fait du secours en montagne bien avant les pompiers, donc je te laisse réfléchir à qui a piqué piquer les missions de qui... Ce sont des groupes spécialisés en montagne, qui font du secours, mais aussi de la recherche, de la prévention... bref, rien à voir avec la représentation simplette que tu as des "forces de l’ordre"... Un conseil, ne fais pas de secours alors :)

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Répondre Yéti à dit le vendredi 8 février 2013 20h28

Hé rouletabille. Le jours où tu te cracheras en voiture contre un arbre parce que tu roulais 10km/h au dessus de la vitesse autorisée, tu crois que c’est qui qui le paiera ton hélico ? la gratuité des secours en France ne s’applique pas qu’en montagne.

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Répondre Sky à dit le vendredi 8 février 2013 19h06

Pour ta gouverne Bruno les gendarmes sont les précurseurs du secours en montagne et la technicité des PGHM est d’une qualité largement mais alors largement supérieure aux pompiers ! C’est simplement incomparable....
Qu’ils s’occupent déjà de leur missions feu au lieu de vouloir bouffer à tous les râteliers et de venir s’immiscer dans le secours en montagne....

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Répondre rouletabille à dit le vendredi 8 février 2013 17h51

@ratounette
alors là , vous apportez de l’ eau à mon moulin, j’avais collé des affiches pour ne pas fumer dans les abris bus de ma localité, 24 heures après, elles étaient arrachés....en ce qui concerne les alcooliques, j’ai éssayé de contribuer à en sauver quelques uns.. ;il y a longtemps que j’ai abandonné.
à un médecin à qui je faisais part de mon désespoir, il m’ a réondu , ne vous inquiétez pas, ils ne coûtent pas trop cher, car ils n’iront jamais à la retraite...ce qui a été exact, mais il faut voir que ceux dont je m’ érais occupé étaient particuliement " sonnés "

il reste que ceux qui peuvent se payer des vacances en montagne, peuvent payer une prime d’ assurance, cela me semble être la moindre des choses.

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Répondre Alain Flotard à dit le vendredi 8 février 2013 16h50

Ils existent des pros du secours en montagne... Les gendarmes et les CRS "Montagne", ce sont tous des spécialistes, Guides etc.... les pompiers ont leurs spécialités pouquoi viennent-ils "concurencer" les pro de la montagne... ?
Quans aux hélicos en particulier ceux de Chamonix , l’ EC 145 des Gendarmes et l’EC 145 de la Sécurité Civile ils travaillent dans une exemplaire complémentarité !
Pour la remarque sur les secours gratuits.
Je ne souhaite pas à ce pilote d’avoir un jour besoin d’un hélico pour le secourir ... même en plaine... Pouquoi depuis des années plusieurs dixaines de secouristes montagne on donné leur vie "gratuitement". Pouquoi un automobiliste gravement blèssé, une femme enceinte, un naufragé... doivent leur vie à une intervention héliporté des secours... ? C’est grace à la gratuité des secours.... Il y a des pilotes aux commandes de ces machines rendont hommage à leur engagement et à leur professionnalisme.

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Répondre Jean à dit le vendredi 8 février 2013 16h06

Rappelons tout de même que tous, en France, bénéficier des secours gratuits, où que ce soit (sauf sur les pistes d’une station de ski...), et quelque soit le moyen utilisé pour se faire mal, que ce soit en avion, en voiture, à pied, à cheval ou en bateau, reste un point que la solidarité nationale pour garanti.

Mais on en parle que de SECOURS là.

Alors oui, en effet, M. Rouletabille, il vous faut payer vous même avec vos sous une assurance auto ou avion pour prendre en charge les dégâts au véhicule ainsi que le dégâts au tiers du fait de votre accident, de même que les conséquences du bobo (ITT, invalidité & co..). Et je vous rassure, en tant que skieur, je m’assure aussi pour cela.

Mais ça n’a rien à voir avec les secours dont nous parlons ici. Venir vous portez assistance pour vous sortir d’une situation dangereuse et vous ramener au chaud dans une hôpital, c’est ça porter secours. Et ça, c’est la collectivité qui se serre les coudes pour le garantir à chacun.

Imaginez les couts des moyens mis en œuvre pour retrouver un pilote privé qui n’est pas rentré... ca aussi, c’est la collectivité nationale qui le paye...

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Répondre ratounette à dit le vendredi 8 février 2013 16h03

a rouletabille

Il est vrai que chacun doit prendre ses responsabilites et on ne doit pas faire payer aux contribuables les erreurs et les accidents de ceux qui prennent des risques donc je suis d’accord pour faire payer integralement les soins hospitaliers aux alcooliques et aux fumeurs .... je ne veux pas payer pour eux qui ont choisi un risque different mais un risque choisi ... a bon attendeur salut !!!!

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