Ferber, l’aigle foudroyé

A la charnière de la notion de précurseur et de pionnier, le capitaine Ferber est l’un des pères de l’aviation parmi les plus valeureux. Mais aussi les plus méconnus…
Le capitaine Ferber est un personnage aussi immense que méconnu. Celui qui découvrit les travaux d’Otto Lilienthal dans un article de journal deux ans après sa mort, en devint un de ses fervents disciples, en tirant des enseignements à la fois théoriques et pratiques, développant une méthode de pilotage. Ingénieur sorti de Polytechnique et titulaire d’une licence es-Sciences, officier d’artillerie, il fut l’un des esprits les plus brillants de son temps, qui, faisant fi de tout orgueil, n’eut de cesse de vulgariser ses essais et découvertes, entretenant une importante correspondance avec Octave Chanute et les frères Wright, dont il ne dénia jamais l’avance dans la conquête de l’air.
Ferdinand Ferber est l’auteur du premier vol motorisé soutenu du vieux continent, le 27 mai 1905 dans le parc de Châlais-Meudon de l’Etablissement central du matériel aéronautique militaire. Bref, Ferber, à la charnière de la notion de précurseur et de pionnier, est l’un des pères de l’aviation parmi les plus valeureux.

- Ferber, l’aigle foudroyé – le meeting d’aviation de Boulogne 1909
- Par Christian Bailleux
Collection Mémoires pour l’histoire de Boulgogne et du Boulonnais n° 9
Edité par l’association Mémoire boulonnaise.
Format 15 x 21. 350 pages. 22 €
ISBN : 978-2-9532663-4-4.
Après la biographie écrite par ses enfants en 1970, tenons-nous l’ouvrage définitif sur Ferber ? Malheureusement non. On connaît mieux ses recherches, mais il reste des zones d’ombre (sa vie militaire, ses liens avec les autres chercheurs dans le domaine du plus lourd que l’air, son rôle de « commandant de l’école des pilotes » – en fait, de chef-pilote de la première école de pilotage jamais fondée sur la planète, celle de la Ligue nationale aérienne à Port-Aviation –, de secrétaire de la Commission d’aviation de l’AéCF ou sa prestation ratée à la Semaine d’aviation de la Champagne à Reims en août 1909…). Par contre, grâce aux archives de la presse locale, on saura tout sur ses derniers jours, le meeting de Boulogne où il fut le seul participant, ses funérailles, les monuments dédiés à sa mémoire…
Disons qu’en dépit de quelques erreurs de détails, les passionnés de cette période fabuleuse des débuts de l’aviation en sauront quand même beaucoup plus sur ce personnage attachant et ô combien essentiel.
Jean Molveau







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