Pas de vacances pour les mécanos de l’ELAC

Les collectionneurs de Lyon-Corbas réceptionnent cet été un Mirage 3R, un Breguet 1050 Alysée, un Etendard 4M et un Fouga Magistair. L’EALC (Espace aéro Lyon Corbas) prend du poids.
Alors que les mécaniciens bénévoles de l’EALC s’affairent à remonter le Mirage 4 qu’ils sont allés chercher à Chateaudun, Bernard Tribble, le président de l’association n’en finit pas de récupérer de nouvelles pièces toutes aussi bien conservées les unes que les autres. « Nous reconstituons à l’abri la gamme Dassault », confie-t-il. L’association qu’il a créée regroupe une centaine de passionnés. Elle a pour vocation « la participation active à la préservation du patrimoine aéronautique national. C’est l’idée maîtresse », explique-t-il.

- Mirage 4 en cours de remontage

- Mirage 3E et Mirage F1

- Mirage F1 avec 0 heures de vol
- Photos : © Gil Roy / AeroBuzz.fr
Il a obtenu que la mairie de Corbas mette à sa disposition une partie des installations du 5ème Groupement d’hélicoptères légers qui, pendant plus de vingt ans, forma ici des pilotes militaires sur Alouette 2. Jusqu’en 1998. L’autre partie des installations est en cours de transformation en centre aéré municipal. Mais d’ici la fin de l’année, les deux anciens hangars du 5ème GHL seront pleins. Il n’y aura plus la moindre place à l’intérieur de ces 3200 m2 pour accueillir de nouveaux avions. D’où le projet de Bernard Tribble, de construire un hangar supplémentaire de 2000 m2 et de couvrir l’espace de 800 m2 entre les deux bâtiments existants. Ces 2800 m2 supplémentaires lui permettront de rapatrier les nombreuses machines que lui ont été affectées par les différentes armes. L’homme ne fait jamais dans la demi-mesure et c’est aussi pour cette raison qu’il ne compte pas que des amis dans le monde des collectionneurs.

- Bernard Tribble, président-fondateur de l’EALC
L’ambition du président de l’EALC est d’implanter sur la plate-forme de Corbas un « centre pédagogique et culturel » dont l’exposition d’avions et d’hélicoptères militaires français n’est qu’un aspect. D’emblée, il a orienté son projet vers la formation. « Nous recevons ici des jeunes lycéens jusqu’à des bac+2 qui veulent faire une carrière dans l’aéronautique. Nous accueillons des stagiaires pendant deux à trois mois. Ils sont encadrés par d’anciens mécaniciens aéronautiques ». Il a également noué des partenariats avec des grandes écoles d’ingénieurs de la région lyonnaise auxquelles il a notamment confié la réalisation de supports multimédia destinés à être intégrés à la muséographie. La mise en valeur de la collection est l’un des grands chantiers de l’EALC.

- L’EALC occupe les anciens hangars de l’ALAT à Corbas

- l’EALC possède deux Jaguar (A et E)

- Le Jaguar du 30ème anniversaire de l’entrée en service du modèle dans l’armée de l’air
- Photos : © Gil Roy / AeroBuzz.fr
A Corbas, les collectionneurs bénéficient de conditions rêvées pour stocker, remonter et exposer les avions et les hélicoptères que leur président récupère sur les bases aériennes de l’hexagone. Ces machines sont dans un parfait état de conservation. Certaines sont neuves comme ce Mirage F1 commandées par une puissance du Golfe et qui n’a jamais été livré. Quand Bernard Tribbles l’a récupéré, le siège éjectable était encore emballé.
Dommage que l’aérodrome de Lyon-Corbas ne soit pas ouvert à la circulation aérienne publique. L’EALC aurait constitué d’ores et déjà un intéressant but de voyage aérien. Reste la voiture…
Gil Roy
Le site internet officiel de l’EALC

- Equipement " patrouille maritime " du Nord 262 livré en vol le 29 juin 2009

- Cockpit du Jaguar

- Deux Alouettes en attente de remise en état
- Photos : © Gil Roy / AeroBuzz.fr







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