Ryanair a transporté 11,6 millions de passagers à destination et en provenance de Belgique en 2025. Michael O’Leary, PDG de Ryanair, ne reviendra sur sa décision de réduire son offre de sièges que si le Conseil de Charleroi et le gouvernement belge reviennent sur leurs décisions d’augmenter les taxes sur les passagers. © Ryanair
Suite à l'augmentation des taxes passagers décidée par le conseil municipal de Charleroi et le gouvernement belge, la réaction de Ryanair ne s’est pas fait attendre. La low cost irlandaise va réduire le trafic à Bruxelles d'1 million de passagers en 2026 et d'1 million en 2027.
La décision de Ryanair de réduire de manière spectaculaire son offre en Belgique intervient alors que la mairie de Charleroi annonce la mise en place d’une taxe de 3 € par passager au départ de Charleroi à partir d’avril 2026, et que le gouvernement belge annonce une multiplication par cinq des taxes passagers, passant de 2 € en janvier 2025 à 10 € en janvier 2027. En 2025, Ryanair a transporté 11,6 millions de passagers à destination et en provenance de Belgique. Elle prévoit d’ores et déjà, de réduire de 1,1 million le nombre de sièges proposés à Charleroi en 2026, et prévoit une nouvelle réduction de 1,1 million de sièges en 2027.
« Seul le gouvernement belge pouvait être assez insensé pour quintupler les taxes aéronautiques, alors que la Suède, la Hongrie, l’Italie, la Slovaquie et l’Albanie les suppriment », déclare Michael O’Leary, PDG de Ryanair. « Si la Belgique veut taxer les passagers, ces derniers se tourneront tout simplement vers des destinations moins chères et sans taxe, comme la Suède, l’Italie, la Hongrie, la Slovaquie et l’Albanie. La perte de la Belgique profitera à ces États à bas coûts et à fiscalité avantageuse. »