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Aviation GénéralePublié le 21 janvier 2016

Le site Aerogligli au contact des pilotes privés

Aerogligli.fr, site spécialisé dans la formation des pilotes privés, fait évoluer le e-learning E-LEARNING en proposant des séances présentielles de 2 heures. Les premières devraient avoir lieu à partir de février 2016, à Neuilly-sur-Seine et à Toulouse (si le nombre des inscrits est suffisant). Ces cours sont programmés en fin de journée, après le travail (d’où leur nom « After work  ») ou le samedi matin. Les thèmes abordés seront choisis par les participants avec l’instructeur. L’objectif est d’offrir la possibilité aux élèves et aux brevetés de finaliser leur apprentissage ou de maintenir leurs compétences.

Les premiers thèmes proposés sont : les espaces aériens (classification & utilisation), les EFIS (technique & utilisation), la navigation (généralités & organisation pratique), la météorologie (les éléments du dossier MTO et exemples d’analyse)... Les inscriptions se font en ligne via le formulaire de contact du site ou par Doodle. Tarif de lancement : 30€/participant. A ce jour, Aerogligli.fr revendique plus de 1.400 clients-pilotes et 70 aéroclubs utilisateurs de sa formation en ligne.

  • claudine clostermann

    Bravo pour la démarche de Aérogligli car, concernant la réussite au PPL théorique, c’est 90% mais, lorsque l’on pose des questions vraiment basiques à un candidat lors du PPL pratique, alors la réponse se situe entre a, b, c ou d...un peu difficile pour un examinateur de juger sur le plan des connaissances aéronautiques de cette personne. Je suis FE et j’ai constaté ce phénomène des tas de fois mais, en tant que FE, la réglementation m’oblige à poser qq questions théoriques au candidat et, pour tous ceux qui ont bossé sur Gligli, il y a d’énormes lacunes voire des gouffres profonds (METAR, TAF, réglementation basique, quand déposer un plan de vol...) silence radio !!
    Je sais qu’en écrivant ceci dans le sens "je t’aime moi non plus", je vais me ramasser beaucoup d’insultes notamment de la part de tous ceux qui ont obtenu le PPL théorique grâce à Gligli mais, à l’heure où toute notre Aviation Civile met un point d’orgue sur la sécurité aérienne, il me semble important de mentionner que Gligli est extraordinaire pour obtenir un examen théorique mais pas pour avancer et voler en toute sécurité dans l’aviation pratique et aérienne.
    J’attends le retour de ce texte et les insultes qui vont suivre sans crainte parce-que je viens d’exprimer ce que j’ai vécu sur des tests pratiques PPL et les lacunes basiques que j’ai constatées.

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    • Emc

      Et bien non, tu as entierement raison.
      Gliglî est en fait tres mal utilise.
      Les candidats PPL sont dans la majorite des cas laches seuls avec leur bouquin et cette base de donnee qu’ils bachotent a l’infini jusqu’a plus soif, ou plutot jusqu’au bin score.
      Alors qu’ils devraient d’abord suivre de vrais cours dispenses par leur instru, lire leur bouquin et ensuite valider avec la base de questions.
      Et du coup, ben ils sont creux comme des bambous en theorie pratique...
      Bienvenue dans la realite

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    • stephane

      Bonjour,
      Il y a quelques années mon épouse en moi avons préparé notre PPL en utilisant Gligli pour la théorie. Bon, on a aussi pas mal bossé sur la littérature, en particulier pour tout ce qui est météo, agrologie, etc. Notre but n’était pas d’avoir la théorie, mais de savoir répondre aux questions de l’examen ET aux situations réelles.
      Bref, théorie décrochée du premier coup, 100% de bonnes réponses.
      Pour la découverte du vol, de l’environnement, des temps, des situations diverses, j’avais aussi passé des dizaines sur FSX, et même si ce n’était pas une installation "pro", ca a très nettement facilite l’apprentissage en condition réelle.
      Après, il s’est agi de pratiquer en vol. Et ce fut un vrai bonheur...
      Donc, je partage l’avis de Claudine : Gligli est un outil, et comme on dit, ce n’est pas l’outil qui fait le maçon. Mais Gligli est, AMHA, un vraiment bon outil pour qui veut vraiment apprendre.
      Mais la pratique ne s’apprend pas devant un écran ou en lisant un manuel, si bon soit-il.

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  • claudine clostermann

    Merci à Emc et à Stephane pour leur approbation et leur soutien....ouf, je suis passée au travers des réprimandes....pour l’instant !!
    Merci à Emc pour ton analyse très juste mais les cours théoriques dispensés au sein d’une structure aéronautique ne sont pas porteurs. En tant que FI, j’ai fait des cours théoriques et principalement ceux de MTO durant lesquels j’enseignais en première partie (environ 1H30) l’atmosphère et les nuages. Ensuite une petite pause durant laquelle nous allions dehors pour regarder le ciel et étudier les nuages présents. Et là, différencier un St d’un Cu, en basse couche, sans parler de l’alto ou du cirro et à fortiori du Cb, quelle épreuve insurmontable !!
    J’ai ainsi constaté que beaucoup de candidats au PPL théorique assistent à ces cours au sol pour uniquement obtenir l’attestation de leur participation, obligatoire, pour leur inscription à l’examen. Ils sont tous parfaitement conscients qu’il y a " chez Gligli" qui va tout arranger pour la suite du parcours et preuve en est avec la réponse de Stephane que je félicite pour son honnêteté morale.
    Lorsqu’en tant que FE, j’ai posé la question à des candidats au PPL pratique, de savoir si le nuage au dessus de nos têtes était du stratiforme ou du cumuliforme, alors difficile car ce n’était pas dans les réponses (a,b,c ou d) de "chez Gligli" et pourtant, connaître leur différence est une des bases principales de la sécurité de nos vols.

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  • JM

    Bonjour,

    Il me parait aujourd’hui complètement absurde de devoir conseiller nos pilotaillons à aller à Neuilly pour y rencontrer un instructeur contre 30€ (promo), quand nous faisions déjà cet accompagnement dans nos clubs et de manière bénévole...
    Bénévole et à proximité avec une relation entre la formation théorique et le suivi dans le cockpit de l’avion, c’est top !
    Nous pensons d’ailleurs que cette solution doit impérativement être remise en place. la vie de nos pilotes se déroule dans nos clubs et non à Neuilly. Arrêtons de cautionner cette forme de business autour de notre activité. Gligli est très bien, mais un contact avec un instructeur (ami) est indispensable et complémentaire.
    cet instructeur qui deviendra ensuite le référent au jeune pilote dans sa progression tout au long de sa vie aéronautique existe dans chacun de nos clubs.

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  • dauphin

    Bonjour,
    pour rebondir sur les remarques pertinentes de JM ,il est vrai que les histoires d’argent et surtout dans l’aéro, c’est un marronnier.

    En effet, toujours plus de formations payantes et pas toujours de qualité hélas.

    Les écoles offrent une standardisations de l’instruction !,oui, mais aucun contrôle qualité comme pour exemple les mécaniciens avion sous Part 66, et leurs structures école sous Part 147.

    Les ATO ou OD ne sont pas la panacée, car contrairement à la part 66 des mécaniciens, il n’y a pas de référentiel EASA EASA European aviation safety agency (EASA) ou Agence europeenne de la securite aerienne promeut les normes de securite et les normes de protection environnementale de l’aviation civile en Europe. Elle constitue la cle de voûte d’un nouveau mecanisme reglementaire visant à permettre la constitution d’un marche unique en Europe pour l’industrie aeronautique. , donc pas de contrôle OSAC OSAC OSAC (Organisme pour la sécurité de l’aviation civile), filiale du groupe Apave, est habilité, par arrêté ministériel, à exercer des missions de contrôle technique de l’aviation civile. Avec plus de 150 collaborateurs qui couvrent le territoire français, OSAC exerce ses missions exclusives pour le compte de la Direction générale de l’aviation civile (DGAC) ou en sous-traitance de celle-ci lorsqu’elle intervient pour l’agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) ainsi que pour d’autres administrations. , sur un contenu commun de toutes les matières sol et vol, c’est pour l’heure un référentiel trop vague.

    Pas de contrôle sur la qualité de l’instruction par audits des instructeurs sol, pas d’audits des cours, de la salle de cours, des moyens pédagogiques, des documents, du suivi de la formation, du rattrapage des cours en fonction des cours sol etc.

    Les livrets de progressions ne sont pas standardisés non plus, certainement à cause du manque de contrôle ou d’évaluations du niveau à l’entré en formation .
    On ne refuse pas un client, si celui-ci n’a aucune chances de réussites il sera heureux d’avoir essayé !

    Toutes personnes avec le budget, fera la formation, l’obtention du sésame n’est heureusement pas garantie.
    L’instruction doit être standardisée comme actuellement depuis plus de 10 ans pour les mécaniciens, mais les ATO ou OD doivent absolument garder le contrôle lorsque les effectifs sont en adéquations avec les besoins dinstruction.

    Je suis donc pour un référentiel de cours théorique standard et précis, par module et types de machines applicable par les écoles elles mêmes, éditée par EASA comme pour les mécaniciens et audité régulièrement par OSAC par exemple .
    Pour relocaliser il est nécessaire d’accepter la standardisation et le contrôle, car si des boites de formation voient le jour c’est que nous ne sommes pas si bon !

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  • Daniel Tamisier

    Bonjour,

    J’aimerais apporter le commentaire d’un élève. Je suis jeune breveté Ulm multiaxe et j’adhère à 100% à vos remarques.
    J’ai préparé l’examen théorique à partir des documents de préparation au PPL (livres et documents internet, souvent de qualité). j’ai utilisé les sites comme Gligli uniquement dans les dernières semaines de ma préparation a l’examen théorique. Mon objectif :: le contrôle de connaissance pour autoévaluation de ma préparation à l’examen. Mais j’y ai aussi compris l’intérêt de certaines notions qui m’avaient complètement échappées lors de mon travail dans les livres. A ce titre merci Gligli et les autres.

    Mes réflexions :
    1) compte tenu de la complexité et de la dangerosité du vol, j’ai trouvé l’examen basique et facile.. Le taux d’échec à l’examen théorique est alucinant, montrant bien que pour beaucoup, le vol est un loisir comme un autre c’est à dire un jeu. Ça me fait penser au comportement des skieurs en hors piste pensant s’affranchir des avallanches parce qu’équipés d’une pelle et d’un ARVA.
    2) Encore plus ahurissant la culpabilisation de la DGAC DGAC Direction Générale de l’Aviation Civile qui poserait des questions trop difficiles...
    3) Aujourd’hui, malgré une excellent note à l’examen (j’ai une note suffisante pour valider l’examen théorique d’instructeur ULM, ce qui me semble délirant....) je n’ai pas intégré bon nombre de notions, au sol, autant dire qu’en vol....
    4) La météo, je n’ai en pratique rien compris ! Et pourtant j’ai travaillé et répondu avec succès aux questions d’examen.... Mes connaissances sur bien d’autres sujets et surtout leur intégration en vol sont insuffisantes.

    Heureusement dans mon aéroclub nous profitons de deux instructeurs avion à l’expérience considérable mais ça n’empêche qu’un gros travail personnel est nécessaire . Aujourd’hui je revole régulièrement avec eux pour apprendre et progresser.

    Toute formation nécessite travail personnel, et cours avec un enseignant maîtrisant la discipline (parfois...). L’informatique et Internet sont des aides mais pas le cœur d’une formation qui donne la maîtrise d’une discipline.

    Concernant la météo, (et le reste) s’il existait un cours de plusieurs jours sous forme de cours stages (comme il en existe en mécanique) je suis preneur...

    Après 50 morts en 2015 en ULM et des accidents en aviation certifiée (moindre mais ils volent moins aussi), rien ne sert de parler de sécurité si on ne remet pas en question la formation des élèves et des instructeurs (No comment...).

    Aujourd’hui, un multiaxe peut se poser sur un terrain comme Beauvais (mon expérience de la semaine dernière, AVEC INSTRUCTEUR) . C’est bien et ça doit continuer à être possible mais combien de breveté sont capables de le faire seuls avec leur brevet en poche... En tout cas pas moi !

    Je vous lis souvent, merci, je m’exprime rarement, désolé pour la longueur de mon commentaire.

    Daniel (LFPX)

    .

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