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XL Airways plus long-courrier que jamais

En mars 2017, XL Airways aura définitivement arrêté son secteur 737 pour se concentrer exclusivement sur le développement de son réseau long-courrier, avec en ligne de mire les USA. L’idée de desservir les métropoles régionales françaises avec un A330 basé à New York est dans l’air…

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© XL Airways / Eric Cowez

Tout en se renforçant sur ses marchés historiques que constituent les Caraïbes et la Réunion, XL Airways se développe sur les USA. New York City a été la première destination, il y a cinq ans. Cet été, se sont ajoutés Miami et San Francisco, et l’été prochain, il y aura en plus Los Angeles. Toutes ces villes sont desservies au départ de Paris-CDG. En juillet-août 2014, la compagnie française dans la logique de ses vols long courriers au départ des régions françaises, a expérimenté un vol direct entre Marseille et New York. Elle a du se rendre à l’évidence.

Opérationnellement, une seule ligne province – USA n’est pas viable reconnaît Laurent Magnin, le PDG d’XL Airways. « Si nous redémarrons, ce sera sur trois ou quatre villes simultanément, avec un avion basé pour rayonner ». Et quand nous lui posons la question du choix de la ville, entre Marseille, Lyon, Toulouse, Nantes ou Bordeaux, c’est-à-dire l’une des métropoles régionales sur lesquelles la compagnie est déjà présente, la réponse aussi étonnante soit elle, apparaît en définitive logique : « New York ! Il faut cinq à six vols par semaine pour ouvrir une base  ».

Pour l’heure, un A330 basé à New York avec un ou plusieurs équipages n’est pas d’actualité. Juste une réflexion stratégique. « Cela se fera en fonction de notre capacité d’investissement dans la flotte ». Les priorités d’XL Airways sont ailleurs. Aux USA notamment. En 2016, après cinq années d’exploitation saisonnière, New York sera proposée presque toute l’année. Les autres villes, l’été seulement. Laurent Magnin affirme que si, sur New York, 50% de sa clientèle est américaine (30% sur San Francisco et 25% sur Miami), c’est essentiellement parce que sur les comparateurs de vols, XL Airways apparaît comme la moins chère.

L’Euro faible est également un atout vis-à-vis de la clientèle américaine. En revanche, les attentats terroristes dont a été victime la France en 2015, et le climat de peur qu’ils ont généré, risquent de dissuader ces mêmes américains de venir en France. C’est un nouveau paramètre que doit prendre en compte Laurent Magnin et qui risque de contrecarrer ses plans.

Au-delà de ces incertitudes, sans revendiquer le statut de low cost long courrier, XL Airways en a adopté les critères, en densifiant son réseau, en optimisant sa productivité, en revendiquant un coefficient de remplissage proche de 90%, en développant ses ventes sur internet (30% actuellement) et en exploitant une flotte monotype, en l’occurrence l’A330. En mars 2017, au terme de son contrat de location, la compagnie rendra son dernier 737-800. Elle fera alors entrer dans sa flotte un nouvel A330, également en location.

Même si la version « neo » du biréacteur long courrier d’Airbus apparaît séduisante, Laurent Magnin s’en tiendra à un modèle classique : « l’effondrement de la valeur des avions de 10 ans a permis de diviser par deux le loyer  », affirme-t-il, pragmatique. Et tant pis si, sur les Caraïbes et la Réunion, les lignes phares de la compagnie, ses concurrents aligneront des A350-900/1000 (Air Caraïbes) et des 787-800 (Air Austral), voire un A330-300 à 242 tonnes (Sunline, filiale low cost d’Air Caraïbes).

Gil Roy

A propos de Gil Roy

Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport (...)
Journaliste chez Aerobuzz.fr

2 Commentaires

  • Pierre

    Ah bah alors en voilà une sacré nouvelle mon bon Gil ... :) :)
    Ma journée est remplie avec cette info XL :)
    Ca c’est du consistant :)
    Pierre

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  • christian forge

    La perspective d’une liaison sur New-York au départ, entre autres villes, de Lyon Saint-Exupéry avait été évoquée récemment par le directeur d’XL Airways, venu inaugurer la desserte annuelle Lyon-La Réunion.
    Cette compagnie dynamique mérite d’avoir une place sur ce segment, Air France , Delta, (et même American Airlines en 1989/1990...) ayant renoncé.
    Il y a une place pour 3 ou 4 vols par semaine ; certains hommes d’affaires y trouveront leur compte, et les touristes sûrement ! L’important étant de ne pas compter sur une classe affaires bien remplie, comme c’est le cas au départ de Paris, Genève, Francfort, Zurich... Il n’y a pas le trafic suffisant à Lyon ; si XL propose à la fois des tarifs abordables en classe Eco pour les touristes , et des horaires pratiques pour les chefs d’entreprise, elle peut y trouver son compte.
    Quant au type d’avion... les Rhônalpins (euh... les AuverRhônalpins ! ) seront contents de ne pas partir de Paris, alors va pour un Airbus A.330 ! Tous les passagers ne sont pas forcément attachés à un type d’appareil ; et puis il semble, pour l’instant, que l’aspect low-cost vers lequel se tourne XL Airways ne l’empêche pas pour autant d’offrir un voyage confortable.
    A moins que des passagers l’ayant utilisée n’affirment le contraire ...

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