La FAA rappelle que l’augmentation des tirs peut se traduire par des restrictions temporaires de l’espace aérien. ©Jean-François Bourgain
Face à la hausse des lancements spatiaux commerciaux et gouvernementaux, la Federal Aviation Administration (FAA) vient de rappeler aux opérateurs les risques possibles pour le trafic aérien. Notamment, en cas d’échec d'un lancement qui peut générer de nombreux débris dans l'atmosphère.
La FAA explique, dans un document publié le 8 janvier 2026, que le contrôle aérien met en place des mesures particulières afin de protéger les aéronefs des éventuelles chutes de débris spatiaux. Par exemple, elle impose régulièrement des zones réglementées temporaires (ZRT), notamment via la diffusion de NOTAM. Ainsi, en cas d’événement imprévu, le contrôle aérien procède le plus souvent à des déroutements des appareils concernés et à des diffusions d’alertes aux équipages. La FAA précise toutefois qu’il peut y avoir des trous dans la raquette car ces messages ne sont pas émis sur les zones océaniques ou les endroits qui ne sont pas couverts par les radars.
Le message diffusé, un Safety Alert for Operators (SAFO 26001) recommande alors aux opérateurs d’intégrer ces aléas dans la préparation de leurs vols. Il insiste sur la nécessité de bien consulter les NOTAM afin d’anticiper les retards et d’emporter une quantité suffisante de carburant pour palier les attentes. La FAA insiste enfin sur la nécessité d’une vigilance accrue, les débris pouvant s’étendre au-delà de la zone officiellement désignée.