La réalisation d’un drone de la catégorie du Shahed, ici filmé au moment de son interception, reste une hypothèse. © DR
Le constructeur automobile Renault annonce qu’il pourrait assembler jusqu’à 600 drones militaires par mois, sur son site du Mans, dans le cadre du projet Chorus, en partenariat avec le groupe Turgis Gaillard. On parle ici de drones de munitions téléopérées à longue portée, en d’autres termes de drones dits « kamikaze », le Shahed iranien servant aujourd’hui de mètre étalon en la matière.
« En moins d’un an, une capacité de production pouvant aller jusqu’à 600 unités par mois pourra être développée » indique un communiqué de presse de Renault qui précise par ailleurs que c’est bien le site du Mans qui sera en charge de cette production. Le journal l’Usine Nouvelle rapporte qu’une soixantaine de « salariés volontaires » seront affectés dès le printemps à cette activité. Le chiffre de 600 engins produits par mois reste à ce jour une hypothèse conditionnée...
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Sur le front ukrainien, les drones MALE, tel le Bayraktar TB2, semblent marquer le pas, trop vulnérables sur le champs de bataille devenu transparent.
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Egalement association avec Thales pour une adaptation du radar AESA AirMaster S
En Allemagne l’industrie civile et en particulier le secteur automobile, se tourne à grande échelle vers la défense.
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Les sous-traitants Continental et Bosch envisagent des transferts de personnel vers Rheinmetall. Une cinquantaine de projets similaires sont à l’étude sur tout le territoire allemand.