Pour les proches des victimes, l’enjeu dépasse la simple localisation d’une épave. Il s’agit d’obtenir des preuves factuelles et de refermer l’un des dossiers les plus sensibles de l’aviation civile française. ©Wikimédia / Photo d'illustration
Au large du cap d’Antibes, une campagne de recherches réalisée entre le 11 et le 13 octobre 2025 a permis d’identifier plusieurs éléments de la Caravelle F-BOHB, dont la queue et les réacteurs. La justice envisage à ce jour une nouvelle mission pour tenter d’éclairer les causes du crash, empreintes d'importantes zones d'ombres, du vol Air France 1611 survenu le 11 septembre 1968 et fatal aux 95 personnes à bord.
La Caravelle d’Air France assurait ce 11 septembre 1968 une liaison Ajaccio–Nice (vol AF 1611) lorsqu’elle s’est abîmée en Méditerranée. Quelques minutes avant la perte de l’avion, l’équipage avait signalé une situation anormale au contrôle aérien de Marseille, indiquant notamment « le feu à bord », avant qu’il ne fasse une déclaration plus alarmante à 09H32 indiquant « on va se crasher si ça continue ».
Le dernier écho radar a été enregistré à 22 nautiques...