Accueil » Euroglider, le moto-planeur électrique à l’école

Euroglider, le moto-planeur électrique à l’école

Et si la propulsion électrique était l'avenir du vol à voile? C'est ce que l'Association Européenne pour le Développement du Vol à Voile (AEDEVV), Dassault Aviation et le groupe ISAE veulent démontrer avec un projet de moto-planeur électrique. D'autres se sont déjà attelé au sujet. La nouveauté? L'Euroglider sera un bimoteur développé avec des étudiants.

13.10.2017

L'Euroglider a pour ambition de fédéré les écoles aéronautiques en France pour aboutir à un planeur industrialisable © AEDEVV

Complexe à mettre en œuvre dans l'aviation légère du fait d'une autonomie des batteries encore restreinte, la propulsion électrique n'est pourtant pas une utopie totale dans l'aviation. De nombreux constructeurs se sont essayé à ce type de motorisation pour les avions de voltige et... pour des planeurs. Le vol à voile semble en effet tout indiqué pour accueillir ce type de propulsion, en particulier pour l'apprentissage du vol en planeur. Par définition et par essence, le moteur du planeur, ce sont...

Ce contenu est réservé aux abonnés prémium

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Fabrice Morlon

chez Aerobuzz.fr
Après des études de lettres, Fabrice Morlon s’oriente vers le journalisme. Il a fondé l'agence de communication Airia en 2013. Pilote privé, il a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Fabrice Morlon a, principalement, en charge l’aviation légère, l’avionique et les équipements.

La possibilité de commenter une information est désormais offerte aux seuls abonnés Premium d’Aerobuzz.fr. Ce choix s’est imposé pour enrayer une dérive détestable. Nous souhaitons qu’à travers leurs commentaires, nos lecteurs puissent apporter une information complémentaire dans l’intérêt de tous, sans craindre de se faire tacler par des internautes anonymes et vindicatifs.

14 commentaires

  • Un planeur bimoteur...

    Faudra juste m expliquer comment on fait pour avoir une qualif ( rating) Bi-moteur en planeur….
    Ce qui est fou c est de voire des industriels passionné par le projet, alors qu aucun cadre reglementaire/licence existe…
    Eh oui, pour toucher l subvention ya du monde…
    Mais il s agit là bien d’un bi-moteur!!!!
    Il pourra voler aux mains de pilote qualifié bimot pour le plaisir de la presse aéro, mais pas pour les clubs avec nos velivoles bénévoles…
    Administratif et technique sont bien different. N oubliez pas que l administratif assure notre sécurité et celle des autres …mdr..
    Ya plus qu a travailler sur un bon vieux pylone pour revenir au monomoteur, charger le fuselage en poids et ceux afin que la bureaucratie accepte le projet en tant que planeur a dispositif d envol incorporé
    Bon courage!

    Vive l ULM, mais attention que les Fédéraux du VV (politiciens) ne creer pas un Label ou Lobby sur le sujet qui soit finalement plus contraignant que le Certifié lui lui-même…

  • Fred

    Malheureusement tout le monde n’a pas une longueur de piste suffisante pour un treuil.

  • remysafari

    le motoplaneur bimoteur electrique (ULM) existe déjà au Portugal et la DGAC a déjà le dossier en mains concernant la question de l’autorisation des bimoteurs ULM electriques:
    http://pa-ulm.com/annonce.asp?idannonce=16808&idcat=A&page=EuroSPortAircraft%20Crossover&marque=EuroSPortAircraft%20occasion

  • Grisez Ph

    et …s’il y a un spécialiste dans le coin ,…un jeu de turbines électriques noyées au bon endroit (bdf emplanture ailes par exemple ) ,et quelques m2 de panneaux solaires (légers ,aviation compatibles ) pour aider la recharge en vol ,c’est faisable ?

  • Louis Kulicka

    Bonjour,
    Cet article resitue l’aéromodélisme à la place qui est la sienne depuis les débuts de l’aviation, à savoir une partie intégrante de cette dernière. La force qui fait voler « petits » et « grands » aéronefs est la même. L’aéromodélisme est un loisir scientifique et technique, et à certains égard une branche relativement peu coûteuse de la R&D en aéronautique : ne l’oublions pas !

  • G LESCALUP

    L’écueil législatif! Voila ce qui nous paralyse. Dès qu’on veut aller de l’avant, on est barré par la bureaucratie et il faut un temps infini et une énergie pour surmonter cet obstacle: cela s’appelle la décadence.

    • Ancien de l'ENSMA

      Peut-on transmettre un message au chef de ce beau projet :
      Du moment ou les négociations sont ouvertes avec la DGAC pour faire accepter cette configuration inhabituelle de motorisation, je serais reconnaissant à ce qu’elles soient étendues à la catégorie ULM.

      Je trouve également cette configuration de motorisation comme étant le meilleur compromis pour équiper un planeur, mais si réglementairement interdit, je ne pourrais jamais concevoir et construire le planeur ULM biplace dont je rêve.

      Cette remarque n’est pas qu’à mon seul profit :
      En effet, force est des constater que l’avenir n’est plus dans le certifié.
      Combien coutera cette machine en CS22? Combien de clubs de vol à voile ont encore l’argent d’acheter un planeur certifié neuf?
      Regardez les prix catalogues des Antares E, ou autres Ventus 3 FES (planeurs certifiés électriques)!
      De plus en plus de clubs se tournent vers l’ULM (motoplaneur, remorqueur, ou les deux en même temps) car plus accessible au niveau prix global, et avec des nouveautés tout le temps.

      • Bob

        1000 fois d’accord avec vous, cet Euroglider constitue une révolution tant par son mode de lancement que par la coopération des différents acteurs, poussons la révolution jusqu’au bout et renversons l’écueil législato-administratif !

      • Louis Kulicka

        Bonjour,
        Tout à fait d’accord sur la question du coût, et particulièrement pour un aéronef certifié. Qui va financer les investissements d’un part et qui va construire le prototype d’autre part ? On imagine pas un fabriquant de planeurs actuel (allemand par exemple) construire sous licence un planeur qui viendra concurrencer sa propre gamme. Pour que le jeu en vaille la chandelle, il faut que les investissements soient gagés par l’assurance d’une production minimale. Mais ce n’est pas une garantie : le « Mariane », biplace un peu trop ambitieux et pas vraiment réussi de Centrair qui devait remplacer les Bijave a mené cette société au dépôt de bilan. Si la société qui construit le prototype n’est pas un fabriquant de planeur, cela voudra dire qu’elle a un savoir-faire minimal dans le domaine : le risque pris sera bien supérieur à celui supporté par un constructeur qui sort un nouveau modèle dérivé de modèles antérieurs. Mais pire, vu qu’il s’agit d’un planeur à propulsion électrique et donc porteur d’un défi technologique supplémentaire, le risque en sera considérablement augmenté, qui le prendra ?
        Assurément, s’il y avait derrière une ou deux Akaflieg allemandes derrière le projet, on aurait de bonne chances de voir le prototype voler d’ici quelques années…

    • Pilotaillon

      Nous n’avons jamais eu autant de capacité de mesure, de capacité de calcul, de réseaux de veille et de R&D…
      Pourquoi se faire peur ?
      Juste se mobiliser positivement pour faire passer ce qui semble juste et porteur pour demain.
      Nous avons l’administration que nous méritons.
      Convaincre avec de solides arguments me semble jouable. (nous avons vu la DGAC au coté de la FFA au Bourget pour porter le programme avions école électrique…) Montrer que l’aviation de demain fait partie du modèle « France » et pas seulement l’affaire des US ou des GAFA, me parait génialement légitime.

  • Pilotaillon

    J’ai juste envie d’applaudir.
    Je trouve tout ce que la société peut créer de vertueux aujourd’hui. De géniaux inventeurs qui tripotent le modèle réduit « a pas cher mais ça reste très sérieux », des pilotes qui vivent leur passion d’un manière ouverte sur le monde réel (le bruit, le CO2) et un challenge technologique pour canaliser l’énergie de ce joyeux groupe.
    La finalité : davantage de grâce dans un sport qui ne manque ni d’intelligence ni d’engagement, encore moins d’accessibilité. Dans l’univers de l’aviation certifiée, c’est le moins cher et celui qui donne le sens de l’air.
    Les crises peuvent sont bénéfiques, et l’innovation n’arrive pas toujours là où on l’attend. :o)
    Sortir d’une zone de confort !

  • FbS

    5mn d’autonomie, c’est seulement aux planeurs que cela ne pose pas de problèmes. Et c’est a eux et a eux seuls que l’électricité apporte une solution.

    30 ou 45mn n’est pas une bonne idée : c’est du poids à trainer en permanence. Et de toutes facons, il faut de la manutention au sol pour renvoyer le planeur en vol, alors autant changer son pack batterie à ce moment la…

    On peut même imaginer un capotage rétractable pour que les moteurs et hélices ne trainent vraiment qu’un minimum lorsque le planeur…plane..

    Enfin des gens qui bossent pour faire quelque chose d’utile, et pas pour chasser la subvention..

    • Fred

      Tout à fait !
      On pourrai imaginer deux packs chaque donnant une autonomie de décollage de l’ordre de +500-600 m uniquement. Un sur l’appareil pendant que l’autre au sol est en charge rapide, ce qui permettrai d’alterner les décollages sur une journée.
      Il faut aussi bien concevoir le changement de pack avec des connexions rapides et sécurisées après chaque atterrissage.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les commentaires sont reservés aux Abonnés premium

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.