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Le Monument aux Girondins ausculté par drone

A l’occasion de son lancement, le GAIAA (Groupement Aquitain pour l’Innovation dans le patrimoine historique, l’Archéologie et l’Architecture) vient de réaliser sur la place des Quinconces à Bordeaux, la numérisation 3D d’un monument emblématique de la ville à l’aide d’un drone.

8.02.2018

Des drones au service de la préservation du patrimoine architectural mondial. © GAIAA

Avec son salon UAV Show, sa pépinière d’entreprises Bordeaux Technowest, son cluster Aetos et son centre d’essais en vol Cesa, la Nouvelle Aquitaine est en pointe sur le marché du drone. L’expérience menée le 6 février 2018 sur la place des Quinconces en est une nouvelle preuve, en ce sens qu’elle démontre un volonté de structurer une activité émergeante destinée à se développer à l’échelle de la planète.

Elle a été réalisée par le GAIAA, autrement dit, le Groupement Aquitain pour l’Innovation dans le patrimoine historique, l’Archéologie et l’Architecture, qui ambitionne de faire  » émerger un pôle de compétences pour développer de nouveaux protocoles fiables et certifiés dans l’enregistrement 3D, l’étude, la sauvegarde et la pérennisation des données patrimoniales.  » 
Afin de démontrer l’intérêt de sa démarche, le GAIAA a réalisé une expérimentation qui a porté sur la numérisation du Monument aux Girondins, monument emblématique de Bordeaux. Elle avait pour objectif de permettre aux acteurs de GAIAA de tester les différentes étapes de leur méthodologie, de l’acquisition des données jusqu’à leur archivage pérenne. L’objectif final est identifier les limites des méthodes actuelles de numérisation 3D pour renforcer leur efficacité et leur fiabilité pour l’étude du patrimoine.

Le Monument aux Girondins, la place des Quinconces, Bordeaux… vus d’un drone léger. © GAIAA

La première étape du protocole, menée mardi 6 février sur la place des Quinconces (Bordeaux), a permis au groupement d’acquérir le maximum de données sur l’édifice et son environnement grâce à l’utilisation de différents types de scanner 3D, de capteurs et de méthodes optiques pour « photographier en 3D » le bâtiment sous toutes ses coutures. C’est à cette occasion qu’un drone a été mis en œuvre pour permettre de s’approcher au plus près de l’édifice dans son ensemble, de la manière la plus efficace et économique. Une fois récupérées, l’ensemble des données numérisées seront analysées, vérifiées et quantifiées. Elles seront ensuite agrégées autour d’un modèle 3D qui sera sauvegardé sur les serveurs du CNRS en vue d’être déposé aux Archives Nationales. 
Ce projet « pilote » constituera une vitrine de l’expertise unique de GAIAA au service de la préservation du patrimoine historique mondial.

2 commentaires

  • Najib Adouane

    Très intéressant, prière de partager le rendu final, est ce que ça sera publié via des viewers sur internet c’est la tendance également pour mettre en valeur les monuments historiques et le patrimoine général.

  • FL

    En effet le développement du drone permet aujourd’hui de rendre accessible ce qui était encore inaccessible il y a peu même aux yeux de spécialistes. Les professionnels de la conservation et de la restauration encouragent le soutien de technologies de pointes dans l’avancée d’une meilleure connaissance des biens culturels et de leur matérialité.

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