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Le destin extraordinaire de Robert Piché

Le 24 août 2001, le vol TS-236 d’Air Transat Toronto-Lisbonne effectué en A330-200 tombe en panne sèche au-dessus de l’Atlantique. Robert Piché réussi un mémorable vol plané de 185 kilomètres et pose son avion sur la piste de l’aéroport de Lajès sur l’île de Terceira aux Açores. L’histoire avait fait alors le tour du monde. Aujourd’hui, c’est l’histoire de Robert Piché qui est publiée en France : sa vie, ses débuts, ses descentes en enfer et en prison, ses drogues et … ses gloires.

31.01.2017

Robert Piché, un pilote pas ordinaire… © JPO

Ce sont donc les Editions JPO, sous la plume de Pierre Cayouette, qui viennent de publier le récit de Robert Piché « Panne au-dessus de l’Atlantique, de la prison aux commandes d’un Airbus … Le destin extraordinaire de Robert Piché » . De la partie archi-connue, c’est-à-dire le vol Air Transat à partir de l’extinction de ses deux réacteurs jusqu’à l’atterrissage quasi parfait aux Açores (avec tout juste une dizaine de blessés très légers), le livre ne rajoute rien.

18 minutes de vol plané et c’est tout

L’auteur ne s’attarde d’ailleurs quasiment pas sur « l’exploit » à proprement parler. C’est tout juste si le lecteur parvient à pénétrer dans le cockpit pour suivre les dernières longues minutes (18 minutes exactement) du vol. On retiendra juste de l’événement que Robert Piché s’est concentré sur les commandes de son avion à un point tel qu’il a fini par « faire corps avec lui ».

Pas de retranscription des paroles de l’équipage, ni des échanges avec les personnels de cabine, pas non plus avec le contrôle aérien des Açores. Non, le livre raconte le parcours pour le moins turbulent de Robert Piché.

Un « héros » atypique

Robert Piché, le héros de l’Atlantique. © JPO

Et c’est là que l’histoire devient intéressante. Car Robert Piché, un pilote québécois parmi tant d’autres, n’est pas seulement ce héros rendu célèbre par son exploit des Açores. C’est un homme « atypique » qu’on n’imagine pas commandant de bord : chauffeur de taxi, représentant en automobiles, barman, pilote et convoyeur d’avions à travers le monde, de nouveau barman et pilier de bistrot…

Notre homme a même passé 18 mois dans les plus grandes centrales pénitentiaires américaines pour trafic de drogues (il s’est fait prendre sur un aéroport américain alors qu’il atterrissait avec un petit bimoteur chargé de 500 kg de marijuana !). Pour autant, après sa libération pour « bonne conduite », il plonge à nouveau dans le monde de la débauche et de l’alcool…

Sur les traces de Robert Piché

Mais c’est peu connaître Robert Piché : sa pugnacité et sans doute sa bonne étoile lui permettent de gravir à nouveau les échelons des compagnies aériennes pour atteindre le poste de commandant de bord sur gros-porteurs chez Air Transat.

« Panne au-dessus de l’Atlantique, de la prison aux commandes d’un Airbus … Le destin extraordinaire de Robert Piché » de Pierre Cayouette. JPO Editions. 24,35 €. ISBN : 9-782373-010466

On lit son récit d’une traite, comme on plonge dans un thriller de haute tenue – de haut vol ? – sauf qu’ici, l’histoire est rigoureusement authentique. Du coup, le lecteur est entraîné dans un voyage initiatique au cours duquel il va progressivement passer du stade de simple spectateur à celui de héros. On se prend à s’identifier à Robert Piché et c’est ce qui fait l’intérêt du livre. De plus, les habitués et connaisseurs du Québec apprécieront les très nombreuses expressions typiquement québécoises et ne pourront s’empêcher de lires ces pages avec l’accent si caractéristique de nos cousins du Québec !

Acheter en ligne : Panne au-dessus de l’Atlantique : De la prison aux commandes d’un Airbus… Le destin extraordinaire de Robert Piché

Bruno Rivière

BD : Robert Piché raconte son vol plané en A330 aux Açores

 

10 commentaires

  • albert06

    C’est un « exploit » qui ce doit de figurer à la rubrique erreurs et incidents dans info Pilote

    Grosse erreur de jugement apres verification du plein ( confondre livre et kilog de la part du commandant c’est une faute lourde, qui merite la suspension de licence…
    En Aeroclub la sanction serai tres lourde ( meme sans accident)

  • LBE

    Certains « parfaits  » semblent encore oublier l’adage de base suivant : il n’y a pas de bons mais que de « vieux » pilotes …surtout avec 350 pèlerins à bord. Ok il a eu sa vie , a payé ses forfaits, pourtant pour l’avoir entendu sur les ondes il n’a jamais lâché la corde en passant son temps à pleurnicher sur son sort. Il n’était pas responsable de la cause première de cet incident grave et personnellement je préfère encore monter à bord avec un cocher bardé de son expérience « colorée », qu’un parfait sentencieux bien propret dont le sens de l’air, en ce qui le concerne, reste hélas à prouver.

    Reste que les éditions JPO, on peut le regretter, à la réputation son beurre dans le sensationnalisme aéronautique (et surtout ses catastrophes) et que ce récit de vie tout court eut mieux valu de passer ailleurs…

  • Maculley

    Un bon pilote aurait décelé la panne bien avant et n’aurait pas eu à « planer »… Il est étrange de glorifier ce qui n’est qu’un énorme coup de chance après une mauvaise interprétation des symptomes et une conduite de vol peu professionnelle… La fuite de carburant aurait dû être détectée bien avant, et rien de dramatique ne se serait passé.
    Ainsi va la « gloire » ! Etonnant !!!

    • Chris

      Je n’aurais pas mieux dit… Balancer bêtement son jet fuel en plein vol et être traité en héro pour avoir finalement assuré les conséquences d’une non vigilance qui est pourtant le travail de base en croisière… Les médias battent décidément mal le rappel des faits.

    • Eric

      Il est très facile d’émettre des critiques après coup, de tirer des conclusions quand on a jamais été confronté à un tel cas de figure, alors vos commentaires sont inutiles, demain si un tel scénario catastrophe vous arrivais pas forcément en avion, mais en voiture, en bateau ou autre on verra bien de quoi vous êtes capable et c’est pas des écrits et des procédures qui viendront vous sauver !!!

  • Stormy
    Stormy

    Désolé mais on ne me fera pas m’intéresser plus à ce personnage (trafic de drogue, débauche …) Si l’industrie du transport aérien (au Canada ?) accepte ça c’est qu’elle est tombé bien bas

    • Horizon

      Il a purgé sa peine, il s’est réhabilité, il a eu la chance d’habiter un pays où l’on redonne une 2e chance à ceux qui ont eu une faiblesse, et visiblement il n’a pas démérité ! Mais ce n’est pas assez et ce n’est évidemment pas avec quelqu’un comme vous qu’il l’aurait eue.
      Car il est plus que certain que vous êtes parfait et sans défaut, un surhomme en somme. Quand on prend un pseudo en langue étrangère et si évocateur, on voit bien que vous êtes serein et accompli. Un peu comme le commissaire Javert avec le réprouvé Jean Valjean des Misérables en somme.Vous ne voyez pas le parallèle avec ce « débauché » ?

    • louis pelletier

      J’aimerais bien savoir si les moeurs qui sont en pratique dans votre industrie du transport aérien est plus morale ?? Si vous aviez pris le temps de vous intéresser a CE personnage, comme vous dites si bien, vous sauriez que c’est l’industrie aérienne française qui lui a donnée sa deuxième chance…

  • lavidurev

    Un titre aussi ambigue que le destin de l’auteur pilote déjà bien avant son incarcération.Un téléfilm canadien a été réalisé il y a quelques années. Il raconte l’histoire de ce pilote aux prises avec ses démons.Un personnage qui a frôlé la mort auprès des narcotrafiquants puis a finalement été sauvé par l’ange gardien de l’aviation toujours resté près de son coeur.

  • foxy

    Pichet de rouge ? Pichet de rose ?

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