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Les missions spéciales pendant la Première Guerre mondiale

Voici une étude menée par un spécialiste, sur une facette peu connue de la guerre aérienne et de la guerre secrète de 1914–1918.

22.06.2019

La dépose d'agents de renseignement et de sabotage derrière les lignes ennemies, une spécialité française de la Première guerre. © Musée de l'Air et de l'Espace - Paris Le Bourget

Les premiers (car les Allemands ne semblent pas avoir eu recours à ce procédé), les Français envisagèrent de déposer des agents de renseignement et de sabotage derrière les lignes ennemies. La plupart du temps ceux-ci furent recrutés parmi les douaniers qui connaissaient parfaitement la région où ils étaient censés intervenir. Ces personnages ô combien courageux (risquant d’être fusillé en cas de capture, au cas où ils ne porteraient pas un uniforme militaire français) étaient déposés (et « ramassés ») souvent de nuit, par un avion atterrissant en des endroits improbables car non préparés.

En ces temps-là, le parachute n’était pas entré dans les mœurs, tandis que l’équipement de l’agent secret était assez volumineux, tel le casier à pigeons voyageurs destinés à communiquer avec ses commanditaires… Le recordman du nombre de ces missions quasi-suicides fut le célèbre alors Jules Védrines, qui avant le conflit, avait une grande expérience des navigations au long cours. Mais Georges Guynemer, avide d’une gloire rapide, en eu deux à son palmarès, Jean Navarre, autre as mythique, en mena également…

Les missions spéciales pendant la Première Guerre mondiale, les agents secrets français déposés par avion derrière les lignes allemandes, par Olivier Lahaie, édition Histoire & Collections. Prix : 17 €. ISBN : 978-2-35250-504-4.

Le colonel Olivier Lahaie, historien spécialiste du renseignement durant la Grande Guerre, s’est livré à un travail d’investigation de toutes les archives existantes (malheureusement un peu fragmentaires, eu égard au secret enveloppant ces actions, d’où sans doute une certaine confusion chronologique dans le carnet de vol de Jules Védrines – car peut-être eut-il fallu passer au  crible la carrière militaire de chaque pilote impliqué ?) pour livrer cet ouvrage illustré de 224 pages au format 15 x 24 qui se révèle être un document historique important même s’il et relativement anecdotique, sur la Grande Guerre. JM

 

A propos de Jean Molveau

chez Aerobuzz.fr
Journaliste aéronautique, Jean Molveau est le rédacteur en chef d’Aviasport et du magasine Vol à Voile dont il est l’un des fondateurs (1983). Historien reconnu de l’aéronautique, il a signé 16 ouvrages. Il a rejoint Aerobuzz en 2009. Au sein de la rédaction, Jean Molveau traite plus particulièrement les sujets historiques.

2 commentaires

  • Jean-Loup FROMMER

    A la nécropole nationale de Guebwiller, un monument rappelle la mémoire d’un jeune de Guebwiller, David BLOCH, qui s’était porté volontaire auprès de l’état-major français d’Epinal pour le renseigner, dont l’avion capota lors de sa dépose. Le pilote incendia l’appareil, mais ce jeune fut capturé et fusillé le 1 août 1916.
    De même, près de Mulhouse, vers l’Ile Napoléon dans la forêt, un autre monument rappelle sa mémoire ainsi que 7 autres Alsaciens, fusillés par les Allemands.

  • Jean-Loup FROMMER

    « Jean Navarre, autre as mythique, en mena également… »
    Jean Navarre, était ce que l’on peut appeler « un électron libre » que sa hiérarchie couvrait lors de ses frasques… et au lendemain de celles ci, quand il lui arrivait de sortir de prison, il se portait volontaire pour accomplir ces missions spéciales, sans doute dans un but de rédemption…

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