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Planeurs de combat, du silence au fracas

Dans un passionnant ouvrage de synthèse, Vincent Lindner explique comment et sur quelle base technique et stratégique s’est développé l’utilisation des planeurs de combat, et quels furent les résultats de cette utilisation. Etonnant…

23.03.2018

Planeur de combat GAL Hamilcar libérant son char. © JPO

Ce livre est la transcription d’un travail universitaire de Vincent Lindner, aujourd’hui vélivole et instructeur professionnel à Chartres, parachutiste et passionné de reconstitution des événements de 1944 et membre de la Commission historique de la FFVV. Il a retravaillé son mémoire de Master en Histoire de 2011 pour en faire un livre « qui se lit », et le but est atteint. Donc, sans entrer dans la description détaillée des combats et la technique des programmes de planeurs tant germaniques qu’alliés, l’auteur se contente « d’en résumer les aspects généraux, tout en étant concentré sur les actions des planeurs et leur analyse. »

Paras allemands « giclant » d’un planeur DFS 230. © JPO

Planeur anglais Airspeed Horsa. © JPO

Que l’on ne se méprenne pas. Ce livre ne décrit pas par le menu les opérations menées par les belligérants avec ce type de matériel, même si elles sont naturellement évoquées (sauf l’attaque des maquis du Vercors, qui n’attire pas une ligne…). Son but est essentiellement de répondre à cette question : « comment et sur quelle base technique et stratégique s’est développé l’utilisation des planeurs de combat […] et quels furent les résultats de cette utilisation ? ».

Planeur allemand DFS 230. © JPO

L’auteur propose une étude synthétique de cette arme, née un peu de manière empirique – en raison du succès de l’attaque allemande du fort belge d’Eben-Emael en mai 1940 – et son développement, avec la filière britannique (initiée très tôt, alors même que le Royaume-Uni, resté seul dans la guerre, subit de plein fouet la pression aérienne de la Luftwaffe) et la filière américaine (née sans urgence, dans un pays neutre, avant Pearl-Harbour), qui seront en fin de compte employées de concert, qui plus est massivement.

CG-4 Waco durement posés dans un champ normand truffé « d’asperges de Rommel ». Le premier planeur est brisé au sol. © JPO

Planeurs Horsa posés dans un champ en Provence lors de l’opération Dragoon, probablement dans le secteur du Mitan. © JPO

Démonstration est faite que les planeurs, même si les pertes furent conséquentes, ne furent pas spécialement des « cercueils volants », et que souvent ces pertes furent inférieures aux estimations des états-majors. Et aussi, autre idée reçue, que ces planeurs n’étaient pas forcément considérés comme consommables : s’ils pouvaient être récupérés et réutilisés, ils l’étaient…

Certes, il existe des volumes (pas énormément) sur ces machines aujourd’hui bien oubliées – remplacées par les hélicoptères pour tous les conflits qui suivirent –, mais si une vision globale et condensée vous intéresse, vous lirez celui-ci.

Jean Molveau

Planeurs de combat, du silence au fracas
Par Vincent Lindner, JPO-éditions.
130 pages. 15,5 x 24 cm. 14,90 €. ISBN : 978-2-37301-056-5.

 

 

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