Ce lancement du 12 février 2026, à 13h45 heure locale, le premier de 2026 depuis le CSG, constitue la sixième mission pour Ariane 6, et la première dans sa configuration à quatre boosters (Ariane 64), la plus puissante à ce jour. VA267 est le cinquième vol commercial d’Ariane 6. © CNES
Le 12 février 2026, à 13h45 heure locale, Ariane 6, opérée par Arianespace, a parfaitement réussi son sixième vol depuis le Centre spatial guyanais (CSG), en mettant en orbite basse (LEO) 32 satellites de la constellation Amazon Leo pour le compte d’Amazon. Cette sixième mission pour Ariane 6 est la première dans sa configuration à quatre boosters (Ariane 64), la plus puissante à ce jour.
La fusée Ariane 64 est la version la plus puissante de la famille Ariane 6. Avec ses quatre moteurs à poudre P120C et une coiffe allongée, Ariane 64 doit permettre de réaliser des missions multi satellites massives. Jusqu’ici, Ariane 6 avait surtout démontré ses capacités dans la configuration A62 (deux boosters). La capacité annoncée d’emport, avec ces deux moteurs supplémentaires, est de l’ordre de 20 tonnes en orbite basse.
Dans le cadre de ce premier lancement, le lanceur emportait 32 satellites Amazon LEO qui ont été placés à une altitude de 465 km. Cette mission amorce une série de 18 lancements pour l’opérateur Amazon.
Ce premier vol de la version A64, c’est-à-dire Ariane 4 dans sa version 4 boosters, a imposé des contraintes opérationnelles et un environnement plus sollicitant sur les infrastructures et moyens sol développés par le CNES. Le CNES a mené des activités de vérification et de qualification liées, d’une part aux spécificités de cette configuration à 4 boosters emportant une coiffe longue, et d’autre part aux particularités de préparation, d’assemblage et de transport de la partie haute, c’est-à-dire la coiffe, les satellites et structures porteuses qu’elle protège. Plus lourde, cette Ariane 6 a nécessité de nouvelles opérations d’assemblage dans un hall spécifiquement rénové, avant d’être définitivement assemblée dans le hall d’encapsulation du bâtiment d’assemblage final. Cette préparation a été réalisée par le CNES, en synergie avec l’ESA, ArianeGroup et Arianespace.