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D’Amsterdam à Nantes, les déboires hivernaux des aéroports.

La surconsommation de produits dégivrants a été un des facteurs des annulations de vols à Amsterdam. © KLM


La vague neigeuse qui a traversé l'Europe a eu un impact important sur le trafic aérien. Des Pays-Bas à la France, plusieurs plateformes ont connu une certaine forme de chaos, certaines multipliant les incidents. Deux d'entre-elles se sont particulièrement distinguées, Amsterdam Schiphol et Nantes.

Après avoir connu un record d’annulations de vol, plusieurs centaines en quelques jours, et alors que les opérations reprenaient un cours normal, l’aéroport d’Amsterdam a été frappé par une coupure totale d’électricité au matin de ce 8 janvier. Bien que rapidement résolu et n’ayant entraîné, cette fois, aucune annulation de vol, l’incident a largement allongé les files d’attentes des guichets d’embarquement.

Cet évènement survient après que près de 1.000 personnes ont été amenées à passer la nuit de mardi à mercredi dans l’aéroport à la suite des annulations et des retards des vols. Les équipes de l’aéroport sont parvenues à dresser des lits de camp et à offrir des petits déjeuners aux passagers malheureux, un effort notable.

Un de facteurs d’annulation des vols a été une pénurie temporaire du liquide de dégivrage utilisé sur les avions avant leur décollage. En raison des conditions atmosphériques, tous les avions au décollage ont eu besoin d’être dégivrés. Ces opérations ont été, exceptionnellement, menées 24 heures sur 24 et près de 25 camions ont été impliqués. La consommation d’eau chaude/glycol est donc montée à près de 85 000 litres quotidiens. La situation sur les routes et les voies ferrées autour de l’aéroport n’ont pas permis de compléter les stocks auprès des producteurs, et la pénurie a entraîné l’annulation de vols supplémentaires. Cette situation a depuis été résorbée, mais ce début janvier aura été bien difficile pour l’aéroport d’Amsterdam.

En France, c’est sans doute l’aéroport de Nantes où la situation a été la plus difficile. Dès le weekend des 3 et 4 janvier, en raison d’une consommation élevée de produits dégivrants et d’une rupture temporaire de ces stocks, des perturbations et des annulations de vol ont été rapidement constatées. La vague de neige qui a suivi à entraîné la fermeture de facto de l’aéroport pendant 40 heures, presque deux jours complets. 2.000 passagers ont passé la nuit du 5 au 6 janvier, dans l’aérogare nantais.

Ce 8 janvier, avec l’arrivée de la tempête Goretti, l’aéroport a été classé « sous surveillance » par le ministère des Transports qui émet toutefois plus d’inquiétude pour les transports routiers et ferrés. Mais on sait que par l’orientation nord-sud de sa piste unique (03-21), l’aéroport de Nantes est souvent perturbé lorsque le vent d’ouest devient fort.

Frédéric Marsaly

Frédéric Marsaly, passionné par l'aviation et son histoire, a collaboré à de nombreux média, presse écrite, en ligne et même télévision. Il a également publié une douzaine d'ouvrages portant autant sur l'aviation militaire que civile. Frédéric Marsaly est aussi le cofondateur et le rédacteur en chef-adjoint du site L'Aérobibliothèque.

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