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L’Airbus A380 fait ses adieux à Air France

L'A380 F-HPJH s’est envolé de Paris CDG ce vendredi 26 juin 2020 après-midi pour une dernière rotation aux couleurs d’Air France. Une boucle de 2H21 au-dessus de la France : complet avec 516 personnes, tous des salariés de la compagnie nationale dont Ben Smith le Directeur Général Air France-KLM et Anne Rigail la Directrice Générale de la compagnie nationale.

27.06.2020

L'Airbus A380 d'Air France à son arrivée le vendredi 26 juin 2020 à CDG, salué par les pompiers de l'aéroport comme il est tradition. © Air France

A quelques jours de la fin officielle de secteur A380 chez Air France (le 30 juin 2020), et 11 ans après son premier vol au sein de la compagnie nationale, le quadriréacteur a tiré sa révérence. Le vol d’adieu baptisé AF380 était opéré par l’appareil MSN99 immatriculé F-HPJH. L’avion a décollé à 15H57 pour mettre le cap au sud sur Montpelier après une verticale Clermont Ferrand.

« Il y avait beaucoup d’émotion à bord mais aussi une ambiance bonne enfant. Nous avons applaudi pour le décollage et l’atterrissage et à chaque fois qu’il y avait une annonce » a confié à Aerobuzz.fr  Philippe Poncelin, Commandant de Bord sur le quadriréacteur depuis 2015. « Le plus triste c’est de se faire à l’idée que je ne revolerai plus jamais dessus. Mais ce fut une très belle journée, nous étions 70 PNT présents, ainsi que des mécanos sol, des PNC… »

Claude Mercier, OPL sur A380 d’Air France, devant son « avion préféré », une belle façon de lui dire au revoir… © Claude Mercier

Claude Mercier, Officier Pilote de Ligne sur le mastodonte depuis 2017, était aussi à bord. Contacté par Aerobuzz.fr il souligne « la belle initiative de Ben Smith et de Anne Rigail d’inviter tous les personnels qui ont travaillé sur le 380. Des mécanos aux collègues opérations aériennes et plannings… C’était très émouvant d’être tous ensemble et de revoir tous les collègues qui ont fait l’aventure du 380 Air France. »

Une surprise attendait l’appareil au large de Marseille, un vol patrouille avec un A350 flambant neuf, baptisé « Marseille » en provenance de Toulouse lors de son vol de convoyage pour sa livraison à Air France. « Il a d’abord volé sur notre droite puis est passé à gauche de nous, c’était très beau », nous raconte Philippe Poncelin.

Le vol AF380, qui n’est pas monté plus haut que 20000 pieds sur tout le parcours, a ensuite poursuivi sa route vers les Alpes pour frôler le massif des Écrins sur sa droite avant de passer verticale Grenoble et mettre le cap final vers Paris CDG où il a été accueilli par le traditionnel « Water Salute. »

Jérôme Bonnard

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A propos de Jérôme Bonnard

chez Aerobuzz.fr
Journaliste polyvalent, à la fois rédacteur et vidéaste, Jérôme a couvert tous types d'actualités en France comme à l'étranger et a été co-finaliste du Prix Albert Londres en 2012 pour sa couverture du conflit Libyen. Il est surtout passionné par tout ce qui vole depuis son plus jeune âge et pilote sur ULM 3 axes. Il écrit pour Aerobuzz.fr depuis 2018 et consacre la plus grande partie de ses activités au monde aéronautique en réalisant aussi des films.

33 commentaires

  • Berjat

    Bonjour à tous ,
    Je constate une fois de plus que dans notre beau pays, la jalousie et l utilisation à grande échelle de la technique <> fonctionne toujours aussi bien et est entretenue à longueur de journée par nos beaux médias et politiciens ….regarder dans la gamelle des autres , critiquer est plus facile que de se remettre en question ….
    AIR FRANCE représente à mes yeux tout ce que la France avec un grand F est capable de réaliser….au même titre que toutes les grandes industries et tout ce qui fait le rayonnement de notre pays dans le monde …culture ….luxe….gastronomie …..sécurité sociale ….assurance maladie etc etc …
    Lorsque je suis accueilli à Bord d un avion d ‘ AF par un personnel que je trouve toujours exemplaire et souriant, d un professionnalisme qui n est plus à démontrer….je suis déjà de retour au pays, ce pays que j ai servi et que je continue encore à servir aujourd’hui ….et dont je suis si fier des réussites et du rayonnement ….même si j aimerais que ce rayonnement soit encore plus grand face au autres puissances mondiales .
    Je payes des impôts moi aussi …beaucoup d impôts à mes yeux …mais si un jour on me découvre une vilaine maladie …on ne me demandera pas ma carte bleue avant de commencer à me soigner …tout comme vous ….les contribuables que vous êtes et qui se plaignent des vilains méchants d AF qui contribuent par leur magnifique travail à faire tourner la machine que nous tous ,citoyens français, sommes sensés faire tourner, chacun à notre niveau .
    J ai servi dans l armée français 15 ans , je sers dans la sécurité civile depuis 15 ans , je viens chercher en helicop toute personne qui a besoin d être secourue , je suis certainement trop payé aux yeux de certains….par vos impôts ….par les miens aussi d ailleurs ….
    Je ne suis pas jaloux du salaire de mes collègues pilotes de ligne qui passent des nuits à veiller à votre sécurité pour vous ramener à bon port à la fin de vos vacances ou de votre déplacement professionnel ….j apprécie la qualité du service et la gentillesse des PNC d AF ….mais peut être qu’ils sont irréprochables à mon égard parce que je le suis aussi avec eux ….je dis bonjour , merci , je regarde l hôtesse qui me sert au sens noble du terme dans les yeux quand elle s adresse à moi et elle n est pas obligée de se battre pour me faire respecter les consignes de sécurités qui restent en vigueur dans un avion ….et je sais aussi que ce personnel dévoué me sauvera peut être la vie en cas d évacuation d urgence …..car il ne faut pas perdre de vue que le job Principal des PNC , ce n est pas de se battre pour réussir à faire asseoir un gamin mal élevé que les parents dépassés ne savent plus faire obéir, Ni de vous servir une collation ……et de ramasser la merde laissée par la majorité des passager à la fin du vol ….
    Si j avais voulu gagner plus en pilotant, j avais qu ‘ a bosser plus et être moins con en math ….si j avais voulu avoir l EDF gratuite, j avais qu a bosser chez EDF, si j avais voulu payer ma voiture neuve moins cher , j avais qu a bosser chez Peugeot ….bref, j ai la vie que j ai car j ai fait mes choix ….et quand je vois quelqu’un rouler en Porsche je suis heureux pour lui ….il a fait des choix et il a certainement Beaucoup bossé pour ça ……..Comme tout le personnel d AF qui a contribué à faire voler ce magnifique fleuron de l aéronautique qu a été l A 380 .
    Tout mon bavardage restera certainement inutile car les jaloux professionnels resterons certainement sur leurs positions …mais ça m a fait du bien …..
    Bruno BERJAT

  • Jean-Christophe Bacquié

    Je suis las d’expliquer aux redresseurs de tort que Air France rapporte beaucoup d’argent à l’Etat , plusieurs milliards par an .
    Cette compagnie est l’une des plus taxée au monde.
    Et pour votre information, l’argent affecté à AF l’est sous forme de prêt et , Ben Smith et Anne Rigail répète en interne qu’il devra être remboursé.
    Mais quand l’ignorance se mêle à la jalousie et au populisme , on ne peut plus lutter.
    Cela me fait penser à une réplique d’Audiard , mais je préfère la garder pour moi.

  • fildru

    Il aurait pu faire 19 ans comme le Breguet 2 ponts !
    Si on remplaçait les moteurs extérieurs par des électriques , il deviendrait econocologique sur le réseau intérieur !?!
    Et sauvetage de beaucoup d’ emplois !

  • Daniel FAGET

    Je vais pour ma part avoir une autre manière de voir les choses. Je viens de lire attentivement l’article de Jérôme et l’ensemble des commentaires concernant ce vol « d’adieu » de la compagnie nationale à l’A380.
    On peut tout dire sur le programme A380 en bien comme en mal et je pense que bien des choses ont été dites. Il n’en reste pas moins que pour quelqu’un, comme moi, qui n’appartient pas au monde aéronautique (que ce soit du côté industriel ou côté exploitant), cet avion restera encré dans ma mémoire comme une belle réalisation même s’il n’a pas apporté toutes les satisfactions que le secteur professionnel était en droit d’attendre.
    J’ai toujours le souvenir, en bon Toulousain, ce 27 avril 2005 à 10h29 où Jacques Rosay, Claude Lelaie, Gérard Desbois, Fernando Alonso, Jacky Joyce et Manfred Birnfield ont fait s’élever dans les airs le bien nommé F-WWOW.
    Il fallait voir l’immense foule que ce géant des airs avait fait déplacer et les embouteillages que ce premier vol avait provoqué sur l’agglomération toulousaine.
    Il est certainement vrai que cet avion a été conçu pour contrer le règne du B747 ou que ces études n’ont pas été pensé avec une bonne vision sur l’avenir. Il est peut-être aussi arrivé dans une période où la conjoncture politico-économique n’a pas favorisé son épanouissement et pourtant de grandes compagnies ont signé pour l’avoir dans leur flotte.
    Aujourd’hui avec la crise sanitaire que nous connaissons et la crise économique qu’elle engendre cette belle machine volante est en voie d’être envoyée aux oubliettes du monde aérien.
    Pour beaucoup d’entre nous qui ont vu évoluer l’A380 sur le pistes de Blagnac au sortir des usines du site de Lagardère c’est avec un pincement au cœur que l’on a pu se dire lors de l’atterrissage du MSN 266 le 2 juin dernier, le magnifique avion pour la compagnie japonaise ANA, que ce serait certainement un des derniers que nous verrions.
    Alors je peux comprendre les polémiques concernant les dépenses d’Air France pour « fêter » avec les personnels le retrait de cet avion de leur flotte mais, en prenant un peu de hauteur, je trouve cette initiative conforme à l’adieu que l’on est en droit de faire à l’A380 qui restera malgré tout pour de nombreuses personnes une des belles réalisations de notre aviation européenne.

  • Arminius

    On ne peut pas changer le passé, et cet avion fait maintenant partie du passé… Quant à ceux qui trouvent indécente la fleur faite à ceux qui ont participé à sa mise en œuvre, que pensent-ils des voyages de promo de l’école de l’air, ou simplement des voyages scolaires de leurs gamins ? L’entreprise a voulu marquer la fin d’une époque/aventure, il fallait peut-être marquer le coup pour faire oublier aux personnels que les compétences spécifiques qu’ils ont fait l’effort d’acquérir ne serviront plus et qu’ils doivent en faire le deuil. Parce que c’est ça qui a été enterré avec l’arrêt d’exploitation de l’avion. Une belle façon d’aider à tourner la page.

  • François Henriot

    J’ai tout lu et si je comprends la bonne intention envers les personnels liés à l’aventure A 380, j’avoue – quitte à me faire descendre – que le contribuable que je suis ne prend pas très bien cette escapade… Bon, j’oublie.

    • Thierry Paris

      Je ne comprends pas ce que le contribuable vient faire la dedans ?

      • Peter

        Moi non plus car je ne sais plus qui paye les 200 à 300 millions d’euros de pertes annuelles de cette boîte ???
        On marche sur la tête là !!!!

    • Jean-Mi

      Oui, cela a couté des sous. Mais combien ? Si peu par rapport à ce que coutent ces avions au sol depuis 3 mois. Si peu par rapport à la masse salariale que représente tous ces personnels payés 84% de leur salaire à ne rien faire chez eux ou à temps très partiel.
      Je vous parle de respect des gens dont c’est le métier de faire voler ces avions, et on me répond « comptabilité », « coût », « rendement »… Je suis très déçu. Du capitalisme de bas étage quand je vous parle d’hommes et de femmes passionnés par leur métier et qu’il s’agit de récompenser à moindre coût de leurs efforts, quand leur outil de travail est mis à la casse.
      Quand vous êtes mécanos A380 et que vous n’avez jamais pu voler à son bord, êtes-vous motivé de la même manière ? Quand vous avez fait embarquer des milliers de gens à son bord sans jamais quitter la passerelle de Roissy, êtes-vous heureux qu’on vous dise un jour « aujourd’hui c’est toi le passager » ?
      Je suis moi aussi contribuable. Moi aussi ca m’ennuie que mes impôts aient servi à investir autant d’argent dans un projet déjà mis à la ferraille. Mais j’ai le respect du travail des hommes.
      Je ne suis pas de la maison Air France et je ne contre-attaque pas systématiquement ses détracteurs. Mais moi, passionné d’aviation, professionnel rampant du milieu, même pas sur les terrains d’aviation, bénévole parfois de grandes manifestations, ne suis jamais mieux rétribué de mes efforts que quand on me propose un vol dans l’objet de mon travail. Ce petit plus qui différencie un « boulot » d’un « métier ». Et ça n’arrive vraiment pas souvent.
      Je mets l’homme avant la finance. Un grand naïf quoi…

  • Gauthier

    Bonjour,
    D’accord avec Peter, chaque français a mis, à l’insu de son plein gré, 100€ pour renflouer AF (rappelez moi quelle proportion de français prend l’avion, à fortiori AF, au moins une fois par an ? 1%?).
    Pendant ce temps les PNT conservent leur prime A380 même s’ils retournent OPL sur A320. A 15k€ par mois pourquoi se priver !
    Et là un peu de tourisme, en jour ouvrable pour 500 employés. Masse salariale + vol, au bas mot 300k€.
    C’est juste indécent. Quelqu’un va taper du poing sur la table un jour ?
    Remboursez !

    • stanloc

      @Peter
      @Gauthier
      Un commentaire est sans intérêt si l’auteur use de falsification de la vérité pour argumenter son propos.
      Les deux détournent l’origine et la nature des 7 Md€ et le deuxième parle de la masse salariale comme si les 500 passagers du dernier vol n’auraient pas touché de salaire s’ils n’avaient pas participé à ce vol. Du n’importe quoi
      Je conclue que vous deux vous êtes des jaloux

    • Jean-Mi

      Je trouve ces remarques particulièrement déplacées et malvenue. Peut-être êtes-vous jaloux ou frustrés ?
      Dans toute entreprise sérieuse on respecte son outil de travail et son personnel. Quand un outil de travail vous a bien servi et que vous le changez, alors sa mise à la retraite se fait dans le respect, et non comme on jetterait une vieille chaussette au feu.
      J’espère, quand vous partirez à la retraite après des années de service, que vos collègues seront prévenus la veille, ou pas du tout, qu’on vous arrachera votre badge d’accès et vos outils pour les jeter devant vous à la poubelle, et qu’on vous priera de ne pas revenir et de sortir maintenant. Et que vous n’aurez pas de pot de départ comme vous n’avez pas eu de pot d’arrivée.
      Dans toutes les entreprises du monde, quand un outil de travail important est relevé de son poste, on lui fait une cérémonie d’au revoir. Que ce soit le personnel, une machine outil (de superbes machines à tailler les pignons dans ma boite), un camion de pompier, un avion, un bâtiment quand on déménage.
      Concorde à fait le tour de tous les aéroports lors de son départ, et quelques dernières boucles supersoniques. Nos Crusader et Mirage F1 ont défilés sur les champs Elysées le 14 juillet, quelques jours avant leur retrait.
      Tout cela s’appelle du respect et de la reconnaissance, monsieur.
      Respect du matériel qui est votre gagne pain, et votre raison d’être, et donc respect des hommes qui y vouent leur carrière.
      Et ça coute bien moins cher que de garder ces avions en service encore 2 ou 5 ou 10 ans…
      Je ne vous salue pas messieurs Peter et Gauthier.

      • Garcia

        Ce qu’on essaye de vous dire c’est que :
        -quand une entreprise perd des centaines de millions tous les mois,
        -quelle demande l’aide de l’état (du contribuable…)
        -quelle va se séparer de milliers de salariés
        et qu’elle se sépare d’un avion qui ne lui a jamais rapporté d’argent (non l’A380 n’était pas un gagne pain…)
        On aurait pu attendre de sa part un peu plus de modestie. Il existait bien d’autres façons de rendre hommage à cet avion et aux femmes et aux hommes qui ont travaillés dessus, que d’aller brûler des dizaines de tonnes de carburant au dessus de la France (et accessoirement de payer ses salariés pour ça).
        Et puis arrêter avec cet argument débile sur la jalousie supposée de toute les personnes qui se permettent de critiquer Air France. C’est du niveau école primaire et totalement grotesque (même si aller passer une heure sur le siège du milieu du rang 50 de la classe éco d’un A380, me fait terriblement envie….).

      • Peter

        Ce qui est incroyable sur ce site, c’est que la moindre critique sur un sujet se transforme en une attaque personnelle.
        C’est quand même fâcheux que les défenseurs d’AIR FRANCE soient incapables d’argumenter comment et pourquoi cette boite boite est un puits sans fond, un véritable panier percé à pognon publics depuis des décennies. Je comprends que la soupe est bonne pour ceux qui trouvent, ou si trouvaient, mais enfin un peu de bon sens mesdemoiselles et surtout d’humilité !!!
        Alors les remarques désobligeantes et nauséabondes des contributeurs mal avisés, ils peuvent se les garder !

  • Bridoux

    j’ai eu l’occasion de voler avec Claude Mercier (sur MD 311) et pour le connaitre un peu , je pense qu’il doit en avoir  »gros sur la patate »

  • Peter

    Votre remarque est intéressante, mais pour coller au sujet de l’article, on en est même plus à ce genre de réflexion.
    Quand une compagnie aérienne qui exploite cette machine perd entre 200 et 300 millions d’euros par ans depuis des années, puis se fait renflouer de 7.000.000.000 d’euros dans un premier temps (le COVID a bon dos…), quand un type d’appareil non rentable quitte la flotte on pourrait s’attendre à de la discrétion et profil bas ?
    Chez AIR FRANCE pas du tout, on charge l’avion de 500 privilégiés qui seront grassement payés à passer la journée à bord à boire le champagne et l’on effectue un tour de France avec la dernière machine et SURTOUT on bombe le torse !
    Du jamais vu sauf en France bien sur !
    CHAMPIONS DU MOOOOONDE !

    • PlasticPlane

      Bienveillance psychologique vs les équipes opérationnelles qui ont œuvré sur les machines. Dans les entreprises ayant soin de leur personnel, on s’évertue à ce que les équipes ne se sentent pas responsables des fautes de gestion des décideurs ou des retournements de conjoncture. Dès lors, on salue leur travail pour mettre bien en évidence que la faute ne leur incombe pas.

  • Bruno Lecomte

    A 17h31, le bel oiseau est passé vertical Quaix en Chartreuse, émotion…
    Au revoir bel oiseau, bon vent Air France!

  • François

    Petite réflexion concernant la conception du 380.

    A puissance égale, plus on a de réacteurs plus le coût d’exploitation est élevé.
    Compte tenu de sa taille, le 380 n’aurait certainement pas pu être bimoteur, mais une configuration tri-réacteur n’aurait-elle pas pu être possible ?
    Du stricte point de vue de la puissance des réacteur, cela devait être envisageable puisque, si je ne m’abuse, 3 moteurs de 777 on une poussée supérieure aux quatre réacteurs du 380.

    Par ailleurs , j’ai lu qu’afin de ne pas dépasser l’envergure maxi de 80m, pour pouvoir évoluer au sein des aéroports, les ingénieurs d’Airbus ont augmenté la corde et l’épaisseur des ailes afin de disposer d’une portance suffisante, alors que d’un point de vue aérodynamique, une voilure plus longue et plus fine aurait été optimale.
    N’aurait-il pas été possible d’opter pour des ailes plus élancées avec des extrémités repliables à l’aide d’actionneurs électriques, telles que sur la nouvelle version du 777 ?

    Je n’ai aucune compétence d’ingénieur, il ne s’agit pas d’affirmations, mais de questions que je me pose en tant que néophyte.

    • Morbier

      Les ingénieurs ont répondu au cahier des charges, certainement du mieux qu’ils ont pu. Ce n’est pas avec quelques commentaires qu’on pourrait refaire l’histoire de cet avion, mais en des pages et des pages de calculs

    • Bernard B.

      Mon Cher François vous êtes bien dans l’air du temps :je n’y connait rien mais j’ai vu un débat sur BFM alors je m’exprime.

      • François

        Vous avez tout a fait raison, mon cher Bernard, quand on y connait rien, on a pas le droit de s’informer, de se poser des question, ni demander des explications.

      • Tonton Volant

        Commentaire bien méprisant envers les « néophytes » qui posent des questions !

    • dolfin

      Vous laissez de coté beaucoup de points qui ont fait les choix dans la définition de cet avion;
      c’est bien joli d’avoir 3 moteurs, mais où le placez-vous ce moteur? Le choix logique était à la base de la dérive, mais cela a quelques inconvénients( poids plus en arrière du réacteur et de sa nourrice, complexité mais aussi danger pour les commandes de vol en cas d’avarie non contenue du moteur)
      Bref avec les diamètres des réacteurs de forte puissance actuels, une galère voire quelque chose d’impossible.

      pour les ailes, avez-vous songé aux difficultés pour certifier des ailes repliables? de cette taille de surcroît? Les seuls à utiliser des ailes repliables sont les militaires, qui sont apparemment moins sensibles aux logiques de coût, de poids du mécanisme et de problématiques de maintenance associés… (voir d’attrition)
      Le 777X n’as que les « winglets » qui se replient, alors que vu la taille du 380, cela serait dans l’aile qu’il faudrait mettre l’articulation…

      Brefs les ingénieurs d’Airbus ont fait ce qu’ils ont pu avec un cahier des charges qui était, selon moi, pas optimum…

      • Ben voila, j’ai des réponses avec des explications techniques qui m’explique pourquoi ces options ne sont pas pertinentes.
        C’est tout ce que je demandais.
        Merci dolfin

      • Peter

        On va les excuser, y z’ont pas fait exprès de se tromper dans le cahier des charges donc. Un détail.
        Une attitude typiquement Française, remise en cause zéro : « c’est pas de ma faute m’sieur… ».

      • Morbier

        @Peter : Ceux qui font le cahier des charges et ceux qui font en sorte qu’un avion le respecte ne sont pas les mêmes.

      • Peter

        @Morbier
        c’est bien ce que je disais : « c’est pas de ma faute, c’est pas moi c’est l’autre… »

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