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Suite aux frappes militaires américaines ciblant des installations terrestres au Venezuela (3 janvier 2026), l’EASA déconseille aux compagnies aériennes d’opérer dans l'espace aérien vénézuélien à toutes les altitudes et à tous les niveaux de vol. De son côté la DGAC autorise les vols aux Antilles et en Guyane.
L’EASA (agence européenne de la sécurité aéronautique) estime que « la présence et l’utilisation possible d’un large éventail d’armes et de systèmes de défense aérienne, combinées à des réponses étatiques imprévisibles et à l’activation potentielle de systèmes SAM, créent un risque élevé pour les vols civils opérant à toutes les altitudes et à tous les niveaux de vol. » L’agence européenne précise également que « le Venezuela devrait maintenir un niveau d’alerte élevé pour son armée de l’air et ses unités de défense aérienne sur l’ensemble du territoire, notamment en raison du risque d’actions militaires improvisées supplémentaires. Par conséquent, le risque d’erreur d’appréciation et/ou d’identification est jugé élevé au sein de la FIR Maiquetia (SVZM). »
En conséquence l’EASA recommande aux exploitants aériens devraient de ne pas opérer dans l’espace aérien vénézuélien et l’espace aérien voisin à toutes les altitudes et à tous les niveaux de vol. Elle les encourage à « surveiller de près l’évolution de la situation aérienne dans la région » et de suivre toutes les publications aéronautiques disponibles concernant la région.
Du côté français, la DGAC (Direction générale de l’aviation civile) autorise le maintien des vols depuis et vers les Antilles et la Guyane, tout en demandant aux compagnies aériennes françaises de ne pas pénétrer dans l’espace aérien vénézuélien. Elle les invite aussi à prévoir un emport carburant supérieur.