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Top départ pour les Cadets de l’Air français 2019

Du 23 juillet au 7 août 2019, les cadets de l'air Français originaires des différentes fédérations Françaises d'aéronautiques prendront la direction de 8 pays différents pour l'échange international tous les ans renouvelé depuis 1946 des Cadets de l'Air. Ils sont 18 cette année à représenter le drapeau tricolore à l'international dont Eléanor Sohier, membre de la Fédération Française Aéronautique (FFA).

22.07.2019

Qualifiée sur PA28, C152, P2002, TB20 et plus récemment sur CAP10 et EXTRA200, Eléanor SOHIER, étudiante en classes préparatoires, jouit déjà d'une conséquente expérience aéronautique. © IACE France

Le 23 juillet 2019, Eléanor Sohier, 19 ans, s’envolera vers la Suisse depuis Frankfurt aux côtés d’Elise Specty, une autre Cadet, à bord d’un hélicoptère Super Puma de l’Armée de l’Air Helvétique spécialement affrété. Pilote privée depuis 2016, malgré son jeune âge, elle totalise déjà plus de 340h de vol sur une dizaine de machines volantes avec à son parcours le Raid Latécoère 2018 et le HOP Tour 2018. Pour cette jeune femme qui « cherche à vivre l’aéronautique autrement mais aussi la découverte d’autres cultures et l’ouverture à l’autre », c’est donc une expérience formidable en perspective. Et que de chemin parcouru depuis le dépot du dossier de candidature en janvier dernier et de  son premier passage à l’aéroclub de France fin février pour les épreuves de sélections finales. « On est un peu angoissé lors des sélections et l’écrit n’est pas si simple » confit-elle.

Une sélection rigoureuse

L’expérience des Cadets de l’Air débute en effet d’abord par une rigoureuse sélection. Il y a eu pour commencer une sélection sur dossier (de décembre à Janvier) sur la base des 112 candidatures transmises à la commission (avec impérativement une lettre de recommandation d’un aéroclub) puis les candidats retenus sur cette première étape ont été convoqués pour les épreuves finales. C’était les 23 et 24 février 2019 à l’Aéroclub de France.

Un Cadet de l’Air doit être « Doté de qualités telles qu’une grande ouverture d’esprit, de bonnes capacités de vie en groupe, respectueux, motivés et passionnés » rappelle l’organisation. © IACE France

Avant les épreuves écrites et orales de la sélection finale, 64 candidats étaient encore en course. A l’issue des épreuves écrites qui portaient sur des questionnaires de connaissances générales, aéronautiques (niveau BIA) et d’anglais (conjugaison-grammaire),  ainsi que des entretiens oraux en Anglais et de motivation devant un Jury composé des représentants des Fédérations Aéronautiques et de la Commission Cadets de l’Air, 18 cadets ont pu être sélectionnés pour représenter la France. »On recherche un savoir mais aussi un savoir être. Les entretiens sont décisifs et les écris permettent de départager les candidats qui seraient ex aequo » rajoute Valentin Gasc, Cadet de l’Air 2015 et membre de la commission de sélection des Cadets.

Les Cadets de l’air d’hier à aujourd’hui

Chaque année, près de 560 jeunes à travers le monde participent à l’Échange International des Cadets de l’Air. Expérience initiée en 1946, il y a maintenant plus de 70 ans (la promotion 2019 est la 71ième) , par les USA, le Canada et la Grande Bretagne, il s’agissait de réunir des jeunes, filles et garçons, autour de leur passion pour l’Aéronautique. La participation de la France date de 1949, lorsque la Civil Air Patrol des USA et l’Aéroclub de France établirent les fondations d’un échange de jeunes pilotes avec une première initiative impliquant 5 jeunes Français et 5 jeunes américains.

Cette année, 16 pays membres accueilleront des Cadets de l’Air Français. La fonction d’ambassadeur de ces jeunes passionnés est maintenant mondialement reconnue. © IACE France

D’abord sous la tutelle de la DGAC, la responsabilité de l’échange fut confiée en 1978 à l’Aéroclub de France, dont une Commission constituée d’anciens Cadets de l’Air assure aujourd’hui bénévolement la continuité de l’organisation.

De part son grand succès, plus de 19 pays participent activement à l’Échange par le biais d’une organisation internationale : l’International Air Cadet Exchange Association (IACEA).

Jean-François Bourgain

A propos de Jean-François Bourgain

chez Aerobuzz.fr
Détenteur du Brevet d'Initiation Aéronautique (BIA) et Pilote Privé avion, c'est par passion du vol que Jean-François Bourgain est devenu Journaliste aéronautique. Il collabore régulièrement, entre autres, à AéroBuzz.fr depuis 2016. Site Internet : https://jeanfrancoisbourgain.fr/

9 commentaires

  • Pascal Barthon

    Quelle belle aventure pour ces jeunes, je regrette de ne pas avoir pu connaître une telle opportunité il y 40 ans. Il faut regarder ces échanges avec une grande largesse d’esprit sans tomber dans la candeur mais en ayant à l’esprit que le monde de l’air est comme celui des marins empreint de solidarité de courage, d’intelligence et d’ouverture au monde

  • Alain

    Merci pour cet article fort intéressant et un grand bravo à ceux qui passent du temps à aider les jeunes à s’ouvrir à l’international. Nous avons tellement à apprendre des autres!

  • Je suis fier de toi, Eléanor. Ta foi, ton bonheur à la descente de ton Cessna à Ushuaia nous avaient tous conquis et persuadés que tu irais loin. Et te voilà en train de gravir une nouvelle et belle marche. J’espère que tu auras toujours autour de toi plus d’amis, comme ceux du Raid Latécoère, que de jaloux, car tu en feras aussi. Garde ta joie de vivre et continue d’illustrer chaque jour notre conviction que la première vertu d’un pilote doit être l’humilité.

  • Philippe

    Des échanges ok mais où est ce qu’ ils vont ? En entreprise, en aeroclub, en jump seat dans les liner ? Je n ai jamais rien compris à ce truc et à quoi ça sert ? Et surtout qui paie cette organisation de concours, les voyages, les affretements d hélicoptère, etc…
    J aimerais bien aussi connaître les professions des parents des cadets. Si c est pilote, quelle compagnie ? Est ce que ce ne sont pas toujours le même type de personne qui sont sélectionnés chaque année ?

    • Jean-François Bourgain
      Jean-François Bourgain

      Bonjour Philippe,
      Votre question est intéressante. Merci ! Afin d’éviter toute approximation, j’ai demandé à Valentin GASC, membre de la commission de sélection des cadets, de vous apporter une réponse.

      « Bonjour Monsieur, je vais répondre à vos nombreuses questions une par une.

      Cette année les Cadets de l’Air partiront dans un de ces pays : Allemagne, Australie, Belgique, Pays Bas, Royaume Uni, Hong Kong, Suisse, Canada. Ils visiteront des entreprises, des musées et voleront en fonction du programme proposé par chaque pays (programmes disponibles sur iacea.com). 

      En ce qui concerne l’utilité de « ce truc », sachez Monsieur que l’Echange International des Cadets de l’Air est le seul événement qui rassemble des jeunes de toutes les fédérations aéronautiques de notre pays. Ces jeunes sont passionnés et découvrent de nouveaux horizons et créent des liens forts avec d’autres passionnés des quatre coins du globe. Ils auront également accès, lors de leur voyage, à des endroits normalement fermés au public comme des chaînes d’assemblage ou des bases militaires. 

      Le transport des Cadets français se fait grâce à un partenariat avec Air France, et sur place ils sont invités par le pays qui les reçoit. L’Echange des Cadets étrangers en France est financé par la DGAC en grande partie et par le soutien de nos nombreux partenaires privés.  

      Les Cadets viennent de tous les milieux, et la profession de leurs parents ne nous importe aucunement. Le but de cet Echange est de propulser des jeunes que l’aéronautique passionne dans ce milieu, de leur faire rencontrer d’autres jeunes à travers le monde ainsi que découvrir la culture aéronautique d’un pays dans lequel ils n’auraient peut être jamais pu se rendre. La sélection est ouverte à tous les jeunes entre 18 et 21 ans, adhérents à une des Fédérations Aéronautiques. Les frais de participation sont de 300€ et peuvent être pris en charge par la Commission si besoin ou par la Fédération du jeune en question.
      La participation à l’Echange est limitée à une unique fois, donc chaque année de nouveaux jeunes ont l’occasion de partir.

      J’espère avoir répondu à vos questions et vous propose de vous rendre sur cadetsdelair.fr pour découvrir davantage les Cadets de l’Air.

      Cordialement, Valentin G., Commission Cadets de l’Air »

      En espérant que cette réponse vous satisfait, je vous souhaite une bonne journée.

      • Philippe

        Et bien merci c est très clair.
        Mon doute provient d un retour d expérience sur les sélections du tour aérien jeunes pilotes. Un jeune pilote de notre club, j étais instructeur à cette époque, s était inscrit et acaitbinvesti beaucoup d argent et de temps pour y arriver. On avait travaillé sur les nav avec une méthode qui permettait d être très précis. Le test avec balise à bord lui avait donné une bonne note. Autour de 90% de précision. Il était bien placé mais tout ceux au dessus avaient quasiment 100%. Déjà est ce qu’ il n y avait pas eu usage de GPS ? Une fois arrivé au sélection en groupe etc il avait été surpris de l ambiance. Il avait eu l impression qu il y avait une caste. Oui un genre de famille où tout le monde se connaissait et les autres. Lui faisait parti des autres. Il en était revenu dégoûté. Plus tard j avais eu le temoignage de quelqu un qui a participé en tant qu’ instructeur accompagnant du tour et qui m a bien d’écrit cette ambiance élitiste et corporatiste de cette organisation.
        Voilà d où vient mon à priori. Maintenant si ce n est pas le même but, les mêmes organisateurs. C est sûrement différent. Merci au travail du journaliste qui a donné un genre de droit de réponse.

    • DuRespect

      @Philippe: Pourquoi employez-vous ce ton inquisiteur, et très envieux de surcroît? Le programme des cadets de l’air est ouvert à tous les pratiquants de sports aériens, avion, planeur, parapente, parachute, etc., et de tous niveaux d’études. N’essayez pas d’y voir un échange réservé à une caste ou à une minorité de privilégiés (ce que le le ton de votre message suggère à l’évidence).
      Les témoignages d’anciens cadets de toutes nationalités (il s’agit d’une initiative impliquant plusieurs pays) sont nombreux sur la toile. Avant de déverser votre jalousie ici, donnez-vous au moins la peine de faire quelques recherches !
      Les ex-cadets dont je fais partie sont nombreux à lire aerobuzz, je les invite à témoigner !

      • Jean-Louis Dobigny

        Bonjour,
        Connaissant PHILIPPE, je vous recommande de faire ce que vous lui préconisez. Avant jugement, toute instruction se doit d’être à charge ou à décharge. Comme tous ceux que se sont débattu (lui plus que tellement d’autres) dans le milieu aéronautique, PHILIPPE sait très bien de quoi il parle. Comme ceux, d’ailleurs, qui on beaucoup travaillé et donné de longues années de leur vie pour ne jamais se faire accepter d’une certaine partie du milieu aéronautique. Il existe encore des gens forgés comme nos pionniers qui ne parlent pas anglais ou qui ne savent pas faire de courbettes. Sans eux nous ne serions rien. En lisant ces courriers on comprends qu’il y en a peu parmi les cadets. Pour l’heure il n’a pas été répondu aux questions, simples et sociologiquement intéressantes, de PHILIPPE. Respectons nous les talents ? Faisons nous les efforts pour les révéler? Si ce n’est pas le cas, ce n’est pas grave car nous souhaitons tous que cette opération perdure. Il est très important d’aborder ce genre de sujet et ne pas prendre la synthèse franche d’une interrogation légitime pour une attaque personnelle. Pensons au futur des vols privés et démocratisés que les passionnés comme PHILIPPE, et les siens, construisent pour nous. Cher pilote, savez-vous présenter des excuses?

      • Philippe

        Bonjour je ne suis pas jaloux. Ça m est égal. J avais juste un à priori comme je l ai écrit plus haut. Si vraiment tous les jeunes motivés à force de travail, motivation et passion peuvent accéder à ce programme c est très bien. Mais comme je connais la culture française où on naît élite et qu on ne le devient pas j avais un doute sur ce programme. Et bien tant mieux si ça marche bien et que c est bien égalitaire. L exemple de la pilote n était pas représentatif du reste des cadets parce qu il
        faut avoir sacrément les moyens.
        Sinon Jean Louis Bobigny vous semblez me connaître mais votre nom ne me dit rien. De plus je n ai pas compris grand chose à votre texte. Vous vous moquez de moi avec ironie, vous avez vu ce que je voulais dire. Ce n est pas clair.

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