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Thierry DUBOIS

Aerobuzz.fr -Vous souvenez-vous de votre baptême de l’air ?
Thierry Dubois – Au tout début des années 1980, à bord d’un Airbus A300 sur la ligne Perpignan-Paris, pour un voyage en famille. … Evidemment, j’ai adoré !

Quel est pour vous la plus belle machine volante ?
Concorde, pour sa voilure gothique, ou l’Alouette 3, pour le son de son moteur Artouste au démarrage… et les vies qu’elle a sauvées ! Je suis aussi sensible au charme du Boeing 787, pour son aile très fléchie en vol.

Si vous étiez un aéronef, lequel seriez-vous ?
Là, j’ai un peu de mal. L’idéal serait un aéronef non polluant… mais pas trop lent. Pour l’instant, c’est donc un aéronef de science-fiction.

Quel est votre livre aéronautique de référence ?
J’étends la question à l’espace : On a marché sur la lune. Hergé a fait des recherches techniques très poussées mais son travail reste celui d’un artiste.

Quelle est votre dernière lecture que vous recommanderiez ?
Je triche encore et profite de l’absence de l’adjectif « aéronautique » pour recommander Zola (Je viens de terminer La Curée) et Balzac. J’aime les symboles et les sens cachés dont ils truffent leurs romans.

Quel est votre film aéronautique préféré ?
L’étoffe des héros. J’ai eu la chance de le voir dans un cinéma sur grand écran. Les machines volantes et leur métal hurlant y prennent toute leur dimension.

Quelle chanson ou quelle musique évoque le mieux l’aviation selon vous ?
Learning to fly, de Pink Floyd. Certains membres du groupe étaient aussi (sont toujours?) pilotes.

Quels sont pour vous le plus grand aviateur et la plus grande aviatrice ?
Le ou la plus grand(e), c’est difficile à dire. Deux noms sont à retenir, en tous cas, dans l’histoire récente : Richard de Crespigny et Catherine Maunoury. Le premier a remarquablement géré un incident majeur sur un A380 de Qantas ; il a su prendre du recul sur la panne malgré l’urgence. La seconde a tant de cordes à son arc – voltige, philosophie, direction d’un musée – qu’on ne peut qu’être admiratif.

Quel exploit aéronautique auriez-vous aimé réaliser ?
Participer à la construction du Flyer avec les frères Wright. Ou, davantage à ma portée, écrire un article sur ses premiers vols.

Ce ne sont plus les aviateurs que les foules accueillent à leur arrivée sur les aéroports, mais les footballeurs. Qu’est ce que cela évoque pour vous ?
Simplement que voler n’est plus un exploit : c’est très bien pour la sécurité de tous. Et c’est peut-être bénéfique pour l’ego de certains pilotes.

Qu’auriez-vous conseillé à Icare ?
D’avoir une approche plus scientifique avant sa tentative.

Quel est le plus grand événement ou exploit aéronautique de ces dernières années ?
Voler la nuit avec un avion solaire. D’ailleurs, une partie du grand public croit encore que c’est impossible !

Vous est-il arrivé de regretter d’avoir pris l’avion ?
Oui, le jour où, piètre navigateur, j’ai guidé le pilote en place gauche vers une zone interdite. Heureusement pour le contribuable, aucun Mirage n’a décollé à la poursuite de notre Cessna 172.

Qu’évoque pour vous un aéroport ?
A la fois des contraintes intolérables – le passager est totalement déconsidéré – et une merveilleuse porte vers l’ailleurs.

Qui ou quoi vous a amené à l’aéronautique ?
La culture aéro dans laquelle j’ai baigné enfant : du planeur en modèle réduit de mon père à la lecture des numéros Aviation de Science & Vie, en passant par les albums de Buck Danny. Sans oublier les Alouette III observées de près en montagne et la Gazelle que son pilote posait sur le terrain de foot du village… pour rendre visite à ses parents !
J’ajoute les avions à élastique (type « lance-pierre »), dont les trajectoires me fascinaient. Seul ennui : quand on a appris le mot « empennage » à cinq ans, on ne comprend pas devoir l’expliciter dans un article de vulgarisation.

De quoi êtes vous le plus fier dans votre carrière ?
D’écrire pour plusieurs publications anglophones et francophones réputées, dont Aerobuzz !

Quelle autre activité auriez-vous pu faire, ou aimé faire ?
Depuis que je suis journaliste, j’ai du mal à imaginer autre chose. Cela dit, je me destinais à une carrière d’ingénieur et mon dernier stage, chez Snecma, m’avait beaucoup plu.

A propos de martin

Martin R. est le développeur et webmaster d’Aerobuzz depuis sa création en 2009. Développeur de formation, il a fait ses classes chez France Telecom. Il lui arrive d’oublier ses codes le temps de rédiger un article sur un nouveau produit multimedia ou sur un jeu.
Journaliste chez Aerobuzz.fr

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