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EADS et BAE Systems renoncent à la fusion

EADS et BAE Systems ont annoncé mercredi 10 octobre 2012 la fin de leurs discussions de fusion. Les gouvernements français, allemands et britanniques ne sont pas parvenus à un accord. Le problème reste entier pour EADS.

10.10.2012

EADS et BAE Systems avaient jusqu’à 16h00 GMT pour annoncer s’ils demandaient aux autorités boursières britanniques l’autorisation de poursuivre les négociations ou s’ils renonçaient à leur projet, de fusion. A quelques heures de l’échéance, ils ont annoncé, dans un communiqué commun qu’ils abandonnaient leur projet de regroupement. La raison de cet échec se situe au niveau de la France, de l’Allemagne et du Royaume-Uni qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord sur leur participation au capital du futur groupe et sur les droits associés en matière de gouvernance. A 14h50, quelques instants après l’annonce de l’échec du rapprochement, l’action EADS gagnait 3,45% à 27 euros à la Bourse de Paris. A Londres, BAE Systems reculait de 1,4% à 320,6 pence.

La raison d’être de ce projet de fusion résidait dans la volonté d’EADS de se renforcer aux Etats-Unis et d’acquérir une taille critique sur le marché mondial de la défense, tout en réduisant, au passage, la concurrence en Europe. Si le consortium européen, grâce à Airbus, fait mieux que jeu égal avec Boeing, sur le marché des avions civils, en revanche, il ne fait pas le poids, en matière de défense, avec le géant américain. Le rapprochement avec BAE Systems aurait permis d’établir un nouvel équilibre mondial. C’est donc, pour EADS, le retour à la case départ. Il pourrait se tourner vers l’italien Finmeccanica.

La rédaction

« Une mauvaise nouvelle pour l’industrie européenne de défense »
– Pour Jean-Pierre Maulny, directeur adjoint de l’IRIS (Institut de recherches internationales et stratégiques), « dans cette fusion BAE Systems – EADS, la question que devaient se poser les Etats était de savoir s’ils allaient créer une entreprise qui soit compétitive au niveau mondial dans l’aéronautique et la défense et qui leur assure une autonomie d’approvisionnement. Les Français ont répondu oui par intérêt stratégique car le projet s’inscrivait dans le cadre global de construction de l’Europe de la défense. Les Britanniques ont répondu oui parce qu’ils souhaitaient conserver la compétitivité de leur entreprise. L’Allemagne a répondu non car l’Europe de la défense n’est pas une fin en soi pour ce pays, que l’industrie allemande est compétitive et que les Allemands voulaient conserver le contrôle sur la définition de cette compétitivité ».

A propos de Martin R.

chez Aerobuzz.fr
Martin R. est le développeur et webmaster d’Aerobuzz depuis sa création en 2009. Développeur de formation, il a fait ses classes chez France Telecom. Il lui arrive d’oublier ses codes le temps de rédiger un article sur un nouveau produit multimedia ou sur un jeu.

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