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Plus de 300 Boeing 787 Dreamliner sous haute surveillance

Malgré la reprise des livraisons de son Dreamliner, le 787 demeure un casse-tête pour Boeing et ses sous-traitants. Depuis août 2020, plusieurs problèmes de non-conformité ont été décelés. La FAA a publié en février 2021 une directive de navigabilité obligeant l'inspection des soutes de 222 appareils et procédera elle-même à l'inspection d'au moins quatre Dreamliner.

5.04.2021

Boeing est en train d'achever le déménagement de la production des 787 d'Evertt vers l'unique site de Charleston. La cadence de production passe à 5 appareils par mois contre 14 au plus fort de la production du Dreamliner. © Boeing

Le 26 mars 2021, Boeing a livré à United Airlines le premier 787-9 après un arrêt forcé des livraisons qui aura duré cinq mois. Pourtant, l'avionneur n'en a pas encore terminé avec l'inspection des Dreamliner. Depuis le 13 octobre 2020 et la livraison faite à Etihad, Boeing a stoppé les livraisons des 787 après avoir relevé plusieurs problèmes de non conformité sur des éléments conçus par des sous-traitants. Après des défauts de peau du fuselage, d'autres problèmes ont été identifiés en...

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A propos de Fabrice Morlon

chez Aerobuzz.fr
Après des études de lettres, Fabrice Morlon s’oriente vers le journalisme. Il a fondé l'agence de communication Airia en 2013. Pilote privé, il a rejoint la rédaction d’Aerobuzz, début 2013. Fabrice Morlon a, principalement, en charge l’aviation légère, l’avionique et les équipements.

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4 commentaires

  • Aff le loup

    C’est terrible d’en arriver à cela !
    Les financiers, il en faut, méprisent les ingénieurs, les techniciens et les ouvriers…Ils ne comprennent pas que fabriquer (disons tout ce qui se fabrique) que ce soit industriellement comme artisanalement est affaire de culture ce qu’on nomme en gastronomie le terroir…On parle des bassins d’emplois pour parler du savoir faire local, pourquoi ? Parce que cela révèle que les gens d’un secteur productif ont une culture bien ancrée autour d’un produit…Un groupe humain vit de la naissance à la mort dans un bain culturel qui commence à l’école, puis au collège, au lycée, dans les écoles et lycées professionnels, en apprentissage, en écoles d’ingénieurs et universités où la ressource est formée et entretenue dans une fierté du produit local liée au savoir faire pour le bénéfice de sa fabrication dans les usines principales et celles de sous-traitance…J’ai été restructuré et dans un contexte de forte identité, on a utilisé des boites de conseil pour disséminé les gens et au final tuer ou fait mourir le terroir pour des raisons de coût du travail local ! Dans un bassin d’emplois à FORTE valeur ajoutée, tous les salaires locaux sont tirés vers le haut par la renommée du produit et de ceux qui le fabrique…c’est insupportable aux financiers ! Dans ma partie, deux expressions m’ont marqué concernant la délocalisation de mon usine vers un site distant de 10 km seulement, parfois il suffit de peu : l’usine dans la ville X avait un pesonnel à forte culture syndicale et l’usine de la ville Y un personnel d’origine rurale ! Il fallait donc fermer l’usine à X et implanter la nouvelle à Y…En conclusion, si Charleston n’a pas une culture industrielle voire aéronautique par son histoire, les salaires y seront bas et pour un financier tout l’intérêt de s’y installer est dans ce critère !

    • Michael

      Vous avez parfaitement raison, implanter une usine qui fabrique des produits de haute technologie ne peut se faire n’importe ou, la culture locale est primordiale.. Au debut des annees 2000 la division des satelites militaires de Northrop Grumman’s avait decider d’implanter une usine de batteries au Mexique, il a d’abord fallu tout importer, mais il aurait fallu importer les employes americains !
      Au final, un veritable fiasco comme le vit Boeing en Caroline du Sud.

  • michael

    Il y a qqs annees (2014/2015) j’ai vu un reportage TV tourne dans l’usine North Charleston, quand le jounaliste a evoque les problemes de controle qualite du 787 produit dans cette usine, le directeur du site a mis fin prematurement au tournage en precisant que les standards de production a Everett ou en Caroline du Sud etaient les memes et au dessus de touts soupcons. Et un responsable syndical d’affirmer que jamais lui ou un membre de sa famille ne monteraient dans un 787 produit a North Charleston, comme quoi la verite finit toujours par eclater. L’avion de reve commence a tourner au cauchemar.

    • bob

      Le documentaire en question (en anglais) :
      https://www.youtube.com/watch?v=rvkEpstd9os

      Édifiant!
      Le pire est que Boeing s’est depuis entêté à vouloir produire a bas cout et uniquement à Charleston aux mépris des règles de qualités interne et de ses clients qui voulaient tous des 787 made in Evrett et surtout pas des des 787 made in Charleston plein de malfaçons. En ne produisant plus qu’a Charleston le probleme est « résolu ».

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