Accueil » L’ADDAC mobilise les professionnels de l’aviation civile

L’ADDAC mobilise les professionnels de l’aviation civile

Créée au printemps 2006, l’Association pour le Développement Durable dans l’Aviation Civile (ADDAC) a pour but de réduire l’impact de l’Aviation Civile sur l’environnement et de promouvoir le développement durable au sein des nombreux organismes et entreprises qui la composent.

1.08.2007

L’Association pour le Développement Durable dans l’Aviation Civile (ADDAC) rassemble des pilotes de ligne, des ingénieurs travaillant notamment pour Airbus, des contrôleurs aériens ainsi que des hôtesses et stewards. Nous avons souhaité dès le départ mettre en avant cette diversité qui nous permet de toucher l’ensemble de l’aviation civile mais aussi de comprendre les contraintes propres à chaque métier.

Nous travaillons essentiellement sur trois axes : la réduction des émissions gazeuses en vol, leur réduction sur et autour des aéroports qui permettra d’améliorer la qualité de l’air respiré par les riverains, et la limitation des nuisances sonores.

Concernant les émissions gazeuses en vol, nous souhaitons travailler en étroite collaboration avec les organismes de contrôle aérien en suivant plusieurs pistes comme la mise en place d’approches à descente continue qui éviteraient des paliers à basse altitude bruyants et polluants, un raccourcissement plus systématique des trajectoires lorsque cela est possible ou encore une optimisation des techniques de contrôle privilégiant les réductions de vitesses plutôt que l’allongement des trajectoires quand les aéroports sont encombrés à l’atterrissage. Nous nous intéressons aussi à la réduction des vitesses de croisière des avions qui permettrai de diminuer les volumes de gaz à effet de serre rejetés par kilomètre.

Pour réduire les émissions au sol, notre principal projet consiste en la promotion de nouveaux systèmes permettant de faire rouler les avions entre les pistes et le parking sans utiliser les réacteurs. Pour le moment, les pilotes sont contraints d’utiliser les moteurs pour rejoindre la piste au départ et le parking à l’arrivée, ce qui représente plusieurs centaines de litres de carburant par vol qui pourront être économisés grâce à ces nouveaux systèmes.

Si l’amélioration des trajectoires d’approche permettra de diminuer de manière sensible les nuisances sonores subies par les riverains des aéroports, ce n’est pas la seule mesure à l’étude. Limiter l’utilisation des inverseurs de pousser à l’atterrissage, notamment pour les vols arrivant tard le soir ou tôt le matin, pourrait améliorer la qualité de vie des foyers vivant a proximité immédiate des pistes d’atterrissage. Les finales  » moindre bruit  » constituent une piste qui devrait être étudiée prochainement. En clair, il s’agit de ne sortir les volets que partiellement pour l’atterrissage. Ceci devrait diminuer le bruit aérodynamique et réduire le régime moteur nécessaire pendant la dernière ligne droite avant l’atterrissage. Mais la longueur nécessaire pour stopper l’avion après l’atterrissage s’en trouvera allongée, ce qui pourrait être problématique pour des avions lourds. Retarder la sortie du train d’atterrissage pourrait enfin diminuer le bruit subit par les personnes vivant dans l’axe de la piste, entre 12 et 7km du point d’atterrissage.

Pour plus d’information sur l’ADDAC et ses projets, vous pouvez consulter notre site Internet : www.addac.fr

Communiqué de presse de l’ADDAC du 1er Septembre 2007

Retrouvez nous en podcast et vidéo

A propos de Martin R.

chez Aerobuzz.fr
Martin R. est le développeur et webmaster d’Aerobuzz depuis sa création en 2009. Développeur de formation, il a fait ses classes chez France Telecom. Il lui arrive d’oublier ses codes le temps de rédiger un article sur un nouveau produit multimedia ou sur un jeu.

Comments are closed here.