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L’avion d’affaires par excellence

Il a été imaginé en pensant à ceux qui se déplacent régulièrement à travers le continent nord-américain. Il n’en fait pas moins merveille en Europe ou en Asie. Ce biréacteur compact offre un confort de travail et de détente inégalé dans sa catégorie.

1.07.2007

Le Challenger 300 occupe, avec élégance et brio, le haut du créneau des avions d’affaires intermédiaires. Cette catégorie, la plus vaste, est l’articulation entre les jets légers d’entrée de gamme et les vaisseaux amiraux des grands constructeurs. Il emprunte aux premiers leur souplesse opérationnelle. Il tire des seconds le confort de sa cabine. Cette machine racée, digne héritière de la prestigieuse famille des Challenger répond, point pour point, à toutes les exigences des voyageurs d’affaires. Le Challenger 300 est un avion taillé pour le continent américain. Et d’ailleurs, en 1999, au salon du Bourget, quand le constructeur canadien Bombardier a levé le voile sur ce programme, il s’appelait alors  » Bombardier Continental « . Le choix de ce salon n’était sans doute pas du au hasard. Le Challenger 300 répond également aux attentes du marché européen Ce n’est qu’en 2002, au moment d’une remise à plat marketing de la gamme, que le  » Continental  » deviendra le Challenger 300, pour mieux le situer dans la gamme, en amont des Challenger 604 et 800 (anciennement connu sous le nom de Bombardier Challenger Special Edition). Cette nouvelle dénomination permet également de renforcer les liens de parenté.

Un must sur le créneau des super intermédiaires

Bombardier est parti d’une feuille blanche pour dessiner son nouveau 8/9-places. C’est évidemment la raison pour laquelle, cette machine répond aussi bien aux besoins spécifiques de ce créneau. Le canadien a voulu offrir le meilleur rapport qualité-prix de la catégorie des biréacteurs d’affaires super intermédiaires, à une clientèle exigeante, pour laquelle un avion d’affaires est avant tout un outil de production, un moyen pratique de se déplacer rapidement et dans les meilleures conditions.

Le Bombardier Challenger 300 présente une distance franchissable transcontinentale à des vitesses de croisière supérieures sans négliger les performances au décollage et à l’atterrissage. Il est doté d’une cabine spacieuse réellement aménagée pour huit passagers et présente des coùts d’exploitation équivalents, sinon inférieurs, à ceux des avions à réaction intermédiaires, le tout à un prix très concurrentiel.

Au départ d’Aspen ou de New York, il rayonne sur l’ensemble du continent nord-américain. De Sào Paulo, l’Amérique du Sud lui est accessible dans son intégralité. Depuis Paris, l’Europe entière lui est ouverte ainsi qu’une large partie du continent Africain. Au départ de Riyad, le Challenger 300 peut rejoindre Paris sans escale à Mach 0,82, mais aussi Madagascar, la Chine ou la Russie. Depuis Singapour, l’Inde et l’Australie sont à portée d’ailes.

Pour fêter sa certification, en juin 2003, Bombardier a établi un nouveau record du monde avec un Challenger 300. Il a rallié Miami à Seattle, avec huit passagers à bord, en 5 heures et 48 minutes. Quelques jours plus tard, il se posait au salon du Bourget, en provenance de Boston, au terme d’un vol non-stop de 6 heures et 8 minutes. Les constructeurs affectionnent tout particulièrement ce genre de records, souvent plus démonstratifs qu’un argumentaire commercial.

Un biréacteur rapide et performant

Le Challenger 300 est propulsé par deux turboréacteurs à double flux Honeywell HTF-7000 développant une poussée de 6 826 livres (30,4 kN). Il est doté d’un système de régulation électronique numérique à pleine autorité (FADEC) à deux canaux qui permet d’optimiser les performances, de réduire de manière significative la consommation de carburant et d’allonger la durée de vie de l’ensemble.

Cette motorisation de dernière génération offre des performances remarquables au Challenger 300, notamment en termes de décollage et d’atterrissage. Au décollage, il se contente d’une piste de 4 950 pieds (1 509 m) et à l’atterrissage de 2 600 pieds (792 m). Cet atout lui ouvre surtout un plus grand éventail de possibilités, en termes d’accessibilité.

La vitesse ascensionnelle du biréacteur lui permet de traverser rapidement les grandes voies de circulation aérienne et de se retrouver, au-dessus du trafic et ainsi d’éviter la saturation du ciel et d’être confronter à des attentes. Il s’affranchit aussi des pires conditions météorologiques. Il passe le niveau 390, c’est-à-dire l’altitude de 11.887 m (39.000 pieds) en seulement 16 minutes. Il atteint son altitude de croisière initiale de 41 000 pieds (12 497 m) en 19 minutes. Son plafond pratique est de 45 000 pieds (13 716 m).
S’il peut faire des pointes à Mach 0,82, soit 870 km/h, sa vitesse de croisière standard est de Mach 0,80 soit 850 km/h et sa vitesse de croisière long-courrier de Mach 0,75 soit 797 km/h. Ce qui en fait l’un des plus rapides de sa catégorie.

La référence Challenger en cabine

La cabine des Challenger est une référence en aviation d’affaires. Elle est d’une certaine manière la marque de fabrique du constructeur canadien. Par le passé, les dimensions avantageuses des modèles haut de gamme a permis à Bombardier d’extrapoler une gamme d’avions de transport régional et de donner naissance à la famille CRJ. Du point de vue de ses côtes intérieures aussi, le 300 ne dénote pas et peut aisément revendiquer sa filiation.

La surface de plancher totale de la cabine du Challenger 300 atteint 13,56 m2 (146 pieds carrés). Elle offre naturellement des possibilités multiples d’aménagement intérieur, d’autant que la largeur impressionnante (2,19 m), le plancher plat et la hauteur (1,85 m), permettent de s’y déplacer confortablement. Comme sur les Challenger 604 et 850, la cabine du 300 est un milieu de travail spacieux et harmonieux, plus agréable et plus productif.

Il faut également signaler la grande attention apportée aux plus petits détails, en réponse aux besoins des clients. Quelle que soit la configuration retenue par ceux-ci, l’office discrètement situé à l’avant de la cabine permet au personnel de bord d’y accueillir les passagers à leur arrivée ou d’y préparer les repas, hors de leur champ de vision. Outre la configuration club standard pouvant asseoir huit passagers, d’autres options sont proposées grâce à l’ajout d’un divan.

L’aménagement de base, en configuration club double, offre un remarquable confort et une grande fonctionnalité : avec une table pour chaque groupe de sièges, il y a amplement d’espace pour bien travailler ou se détendre en savourant un repas. Il est possible d’ajouter un divan latéralement, à la place des sièges de droite ou de gauche à l’avant ou à l’arrière de la cabine. Le divan étant certifié pour les décollages et les atterrissages, et il peut accueillir deux passagers.

Un standard de confort rehaussé

Sur ses plus récents modèles, Bombardier propose désormais le système de gestion cabine NICE développé en partenariat avec Lufthansa Technik, de Hambourg, en Allemagne. Précédemment disponible seulement pour les avions commerciaux VIP, c’est la première fois que NICE – Networked Integrated Cabin Equipment (équipement de cabine intégré en réseau) – est offert comme équipement de série sur un pur biréacteur d’affaires.

Cet équipement à base ethernet intègre en un système à commande unique des systèmes de gestion cabine, de communications et de divertissements – auparavant non reliés. La température et l’éclairage de cabine, ainsi que les ensembles de divertissements de bord et de communications sont gérés de façon centralisée par des écrans tactiles installés à chaque fauteuil passager.
Les passagers peuvent ainsi voir des films en format DVD sur l’un des deux écrans plats de 20 pouces, brancher un iPod ou afficher des présentations PowerPoint. Le son numérique est diffusé par des haut-parleurs dissimulés dans les parois latérales de la cabine, offrant un aspect plus épuré, ainsi qu’une audition plus complète et mieux répartie.

Les nouveaux fauteuils redessinés présentent des capacités complètes de pivotement et d’inclinaison, procurant un environnement de travail plus décontracté et plus agréable. Un strapontin optionnel peut être installé près de la porte du poste de pilotage.

La modernisation de la cabine du biréacteur Challenger 300 réalisée, il y a tout juste un an, c’est-à-dire moins de trois ans après l’entrée en service de cet avion comptant parmi les plus vendus, renforce encore ses atouts grâce aux possibilités qu’elle offre en matière de divertissement, de régulation des conditions ambiantes et de confort des passagers. Pour Bombardier, ces nouveaux intérieurs sont un autre exemple de la valeur ajoutée intégrée à ses biréacteurs d’affaires. Le constructeur canadien s’efforce sans cesse de présenter les dernières percées en matière de technologie et de confort des passagers, même si – comme dans le cas du Challenger 300 – l’avion est en service depuis moins de trois ans.

A la pointe de l’avionique

Côté poste de pilotage, le Challenger 300 n’a rien à envier aux autres modèles de la gamme. Le cadet de la famille bénéficie des dernières évolutions en matière d’avionique. La suite avionique Rockwell Collins Pro Line 21 est entièrement intégrée et prête à s’adapter à l’environnement de vol libre et aux communications numériques par satellite de l’avenir.
L’interface utilisateur conviviale réduit la charge de travail du pilote tandis que les affichages graphiques améliorent considérablement la conscience de la situation à toutes les étapes de vol. De plus, le nombre réduit de pièces, l’intégration des fonctions et des technologies novatrices assurent une fiabilité, une facilité de maintenance et une régularité des vols inégalées.

La suite avionique Collins Pro Line 21 est entièrement conforme aux normes d’exploitation mondiales tout en offrant un excellent potentiel d’évolution et une grande souplesse sur le plan de la personnalisation. Le système de surveillance du trafic et d’évitement des collisions (TCAS II) est proposé en équipement standard.

Grâce à l’intégration du système d’affichage des paramètres moteurs et d’alerte de l’équipage (EICAS), du système TCAS, du radar météorologique, de la fonction d’évitement du sol et du système d’avertissement de foudre sur le plus grand écran d’affichage simple de l’aviation d’affaires, les pilotes bénéficient d’une meilleure conscience de la situation

A ce jour, la flotte des Challenger 300 en service totalise près de 120 avions, affichant une ponctualité de plus de 99,5 %.

Gil Roy. Altitudes N°16 / Juillet 2007

BOMBARDIER CHALLENGER 300

PERFORMANCES
Autonomie / Max Range : 5741 km / 3100 NM
Vitesse de croisière max. / Max Cruise Speed : 0,82 Mach
Distance de décollage / Take off Distance : 1466 m / 4810 ft
Distance d’atterrissage / Landing Distance : 792 m / 2600 ft
VMO : 320 kts
MMO : Mach 0,83
Plafond maxi / Max. Certified Altitude : 13716 m / 45000 ft

DIMENSIONS EXTERIEURES
Longueur / Length overall : 20,92 m / 68,63 ft
Hauteur / Height : 6,20 m / 20,33 ft
Envergure / Wing Span : 19,46 m / 63,84 ft
Surface de voilure / Wing Area : 48,50 m2 / 522 ft2

CABINE / CABIN
Passagers / Passengers + Equipage / Crew : 8 à 9 + 2
Hauteur max. / Max. Height : 1,85 m / 6,08 ft
Largeur max. / Max Width : 2,19 m / 7,17 ft
Longueur / Lenght : 8,72 m / 28,6 ft

MOTEURS / ENGINES
2 Honeywell HTF7000 : 6826 lbs (30,4 kN) max trust (ISA +15°C)

LIMITATIONS
Masse maxi au décollage / Maxi Take off Weight : 17622 kg / 38850 lb
Masse maxi à l’atterrissage / Maxi Landing Weight : 15309 kg / 33750 lb
Poids Max Carburant / Max. Fuel Weight : 6418 kg / 14150 lb

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A propos de Martin R.

chez Aerobuzz.fr
Martin R. est le développeur et webmaster d’Aerobuzz depuis sa création en 2009. Développeur de formation, il a fait ses classes chez France Telecom. Il lui arrive d’oublier ses codes le temps de rédiger un article sur un nouveau produit multimedia ou sur un jeu.

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