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L’aviation d’affaires découvre les biocarburants et leurs contraintes
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A l’occasion de son salon EBACE (Genève 21-23 mai 2019), la filière de l'aviation d'affaires a organisé une opération pour promouvoir l’utilisation des carburants alternatifs en aviation d’affaires. En acceptant de convoyer leurs avions jusqu’à l’exposition statique avec un mélange de biocarburants, les avionneurs sont entrés d’emblée dans le vif du sujet. Il faudra plus d'un salon pour faire évoluer les comportements.

23.05.2019

21 avions de tout type exposés au salon EBACE 2019 ont été convoyés avec du carburant alternatif (SAJF). Les avionneurs ont joué le jeu, avec plus ou moins de conviction. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Lors de la précédente édition du salon Ebace, en mai 2018, les acteurs de l’aviation d’affaires, au niveau mondial[note]EBAA (European Business Aviation Association), NBAA (National Business Aviation Association), NATA (National Air Transportation Authority), GAMA (General Aviation Manufacturers Association) et IBAC (International Business Aviation Council)[/note], ont lancé un ambitieux programme destiné à favoriser l’utilisation de biocarburants durables (SAJF pour Sustainable Alternative Jet Fuel) dans leur secteur. En 2019, la mobilisation a pris la forme d’une armada alimentée au carburant alternatif, envahissant...

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

7 commentaires

  • Pilotaillon du 21eme siècle

    L’Agro-carburantaire, reine du pétrole…
    « Toute l’aviation est-elle pétrolo-dépendante ? » est peut-être la première question à se poser…
    Le changement attendu consiste à réduire l’emploi de carbone issu du pétrole.
    Aussi pour en sortir sans modifier en profondeur l’ensemble des processus en place, il faut en même temps utiliser un autre voie de transformation du carbone (le cycle du carbone) et sur les étapes industrielles nécessaires, les produits de substitution, leur fabrication et leur diffusion, avec les modèles économiques afférents.
    Alors pourquoi ne pas commencer par un premier pas qui met la filière en mouvement ? On débute par l’ajout de nouveaux composants (bio-carburants) avant de changer plus tard le produit de base.

    Sommes-nous à jamais contraints de siphonner les ressources alimentaires quand on observe les ressources végétales disponibles ? Pour mémoire, les plantes et les écosystèmes métabolisent le CO2.
    La plante c’est également du carbone et de l’azote. A-t’on épuisé toutes les possibilités d’emploi du carbone issu de la matière organique transformée par la lumière du soleil (photosynthèse) en carburant ?
    Sachant que le cycle de ce carbone là est de 50 ans max alors qu’il est de 20 à 350 millions d’années pour le pétrole.
    Après le biogaz et le bois énergie, un carburant vert qui irait si bien aux grandes soufflantes (Leap’tonnes vertes – désolé c’est sorti tout seul).

    En attendant il faut progresser dans la connaissance (financer de la recherche – beaucoup) du coté de l’agro, qui aujourd’hui est encore à l’âge de pierre en ce qui concerne l’usage de la ressource, de ses modèles économiques en terme de valorisation de ses produits ou sous-produits.
    Certaines campagnes (y compris françaises) crèvent de faim ce qui entraîne, pour partie, des pratiques polluantes car l’emploi de procédés chimiques sont plus économiques.
    Surtout nous cesserions de puiser dans l’alimentaire et, avant tout, dans les réserves souterraines qui densifient la teneur de CO2 atmo avec à la clé notre émancipation à la militaro-dollaresque dépendance à l’Or noir. – Or noir de suie et de nécros humaine –
    Allez, soyons fous : chiche ?
    Cette messe n’est heureusement pas dite si l’on reprend le sujet à son origine.
    Hubert Reeves prétend que pour cela il faut intégrer le PFH…

    (…Putain de Facteur Humain)
    Bons vols.

  • lavidurev

    Droit dans le mur … BIO ??? carburant !!! Ou déforestation par l agriculture intensive de palmiers (entre autres) nécessaires à l huile de palme utilisée pour les biocarburants.

  • Carbet

    Bonjour à tous
    Ca y est ! on arrive à produire dans des conditions économiques et énergétiques acceptables des bio carburants sans l’intervention du pétrole , du gaz ou du charbon dans les processus de fabrication : C’est une avancée formidable qui montre que la transition énergétique peut se faire ……. Je n’y crois pas !
    Salutations
    PS: Pourquoi avoir mélangé ce produit miracle à du sale JET A1 ? Un doute ?

    • stanloc

      …… mais le coût de production du carburant alternatif est de l’ordre de cinq à six fois celui du kérosène.
      Faire de la « COM » d’accord mais il faut rester raisonnable dans la dépense.

  • Philippe

    Pouvez vous nous rappeler comment est produit ce « bio »carburant qui ne doit pas être si vert que ça ?
    Si ils veulent diminuer les CO2, au lieu de taper sur les automobilistes qui se servent du carburant pour aller travailler, peut être devraient-ils commencer par taper sur toutes les dépenses carburant inutiles (JET A1). Expliquez moi pourquoi un paris barcelone sur ryanair coute moins cher que de prendre sa voiture/le train pour faire paris bordeaux.

    • Fbs

      Déjà parce que les jets modernes ont une consommation des plus modestes. On parle en tonnes par heure, ça impressionne, mais une fois qu’on divise par 200 passagers et 900km parcourus dans la dite heure, on est en dessous de ce que la plupart des voitures consomment, à condition de rouler à …90km/h !

      • Tonton Volant

        Et surtout que les conditions de travail des personnels sont à l’image de « Ryanair » qui les faisait camper dans des caravanes (région Marseille), condamné plusieurs fois pour fraude sociale et évasion fiscale, que les cotisations sociales sont passés sous la trappe, que des subventions hénaurmes sont versées …
        Quand on prend un vol au-dessous du prix de revient, se poser la question : qui paie ? Voir ci-dessus …

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