67 accidents, 10 morts pour 500.000 heures de vols effectuées par plus de 40.000 pilotes privés : peut-on vraiment parler de "crashs en série" ? © Capture d'écran France 2
La Fédération française aéronautique a réagi vivement à la suite de la diffusion, jeudi 5 février 2026, dans le JT de 20 heures de France 2, d’un reportage intitulé « Avions de Tourisme : enquête sur des crashs en série » cherchant à démontrer la dangerosité de la pratique de l’aviation de loisir.
Jeudi 5 février, l’aviation légère a pris cher sur France Télévision. Le JT de 20 heures de France 2 a consacré un reportage de quatre minutes, non pas à la sécurité de l’aviation légère, mais à sa supposée dangerosité. Dès le lancement du sujet par la présentatrice vedette, le ton est donné : « L’aviation de tourisme » qui « fait la joie des pilotes amateurs peut se révéler très dangereuse ». Et d’évoquer 67 accidents en 2024 qui ont fait...
14 commentaires
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Il y a du vrai dans ce qui est dit là dessus. Il y a une vingtaine d’années, je me suis fait interviewer par un journaliste selon lui pour traiter d’un thème, alors que l’article en lui-même avait une toute autre orientation, et article dans lequel le journaliste se payait allègrement ma tête. Le journaliste travaillait alors dans une grand quotidien, il est aujourd’hui dans une radio, je n’ai pas oublié cette tromperie. Donc oui si on répond à une interview il faut être très prudent et demander des garanties écrites et engageantes. Dans cet article, j’avais été complètement instrumentalisé.
Les réactions sont en réalité bien timides, car chacun pense que la médiocrité de nos médias est une fatalité divine, et qu’il n’y a rien à faire à part constater.
Dans un pays où pas loin de 7% du PIB sont consacrés à l’instruction publique, sans compter tout ce que l’Etat finance comme formations professionnelles ou culturelles, il n’est pas normal que le contribuable paye également pour fabriquer de l’ignorance et de la bêtise , comme c’est bien souvent le cas, ici par exemple.
En clair, on finance pour bâtir un niveau intellectuel, et de l’autre côté, on finance en même temps pour le démolir.
Acteurs du monde aéronautique, ce petit bout émergé de l’iceberg nous saute au yeux.
Mais il y a tout ce que l’on nous fait avaler sur des sujets où nous sommes incompétents, médecine, agriculture, environnement, et on en passe, où les « reportages » sont passés par les mêmes filtres au montage.
Eh bé !!!!
Quel succès pour cet article, que de commentaires !
Peut-être suis-je parano, corrigez-moi si c’est le cas, mais entre les lignes, je comprends qu’il ne faut pas s’informer sur le service public, « la Pravda », mais plutôt dans les chaînes privées et les réseaux ad hoc.
Désolé, personnellement je me méfie des « infos » des réseaux sociaux et encore plus des commentateurs qui se disent journalistes et mangent dans la main de Messieurs Bolloré, Arnaud, Stérin, …
Guère de télé pour moi à part 28 minutes (Arte). Mes sources d’info sont les journaux radio de France-Cul, la matinale de G. Erner, les invités de Christine Ockrent ou les débats d’Alain Finkielkraul.
Et pour être sûr que je serai détesté d’une majorité, je dis crânement mon admiration pour Elise Lucet et ses courageux reportages de Cash Investigation.
Je serais très heureux de voir revenir sur ma feuille d’impôt une redevance pour financer l’audiovisuel public ; redevance proportionnelle à l’impôt indirect payé par chacun (IR + IFI etc.).
Sinon, j’aime tout ce qui a trait à l’aviation et qui s’y rapporte, donc je vous aime!
Assez d’accord avec vous !
J’ai involontairement participé à cette présentation tendancieuse. Ignorant les contacts précédents j’ai accepté de les recevoir, de leur parler, leur explique le monde de l’aviation générale, ses différentes disciplines, et les differences de réglementations, pour l’aviation commerciale, l’aviation privée, les différents types d’écoles, avec les différents objectifs. Idem pour le matériel, avec des règles variables, par exemple entre les ULM, la construction amateure, et l’aviation certifiée. Puis la rigueur qui entoure la mise en œuvre des machines, préparations des vols, prévol, experience, entrainement, exploitation du retour d’expérience et des incidents pour accroître sans cesse la sécurité, etc. Et que malheureusement ce n’est pas la technique qui est en cause dans la plupart des accidents. Je suis allé exprès à Pontoise. Je leur ai fait une démonstration par l’exemple. Avec 45 minutes de vol. Et longues interviews au sol et en vol. Résultat comme vous le savez, un sujet présenté dans un contexte volontairement inquiétant, un amalgame d’événements et de tous les entretiens : 20 secondes d’interviews soigneusement choisies et privées de leur contexte. Je sais qu’accepter d’être enregistré est toujours un risque. J’en ai fait 100 fois l’expérience. Mais ces sujets ne font quasiment jamais l’objet de « directs ». Surtout dans de grandes éditions. D’un autre côté refuser de répondre c’est juste renvoyer à d’autres qui seront peut être encore moins capables d’exprimer nos réalités avec un regard paisible. La grande machine à faire peur médiatique autant privée que publique vit ainsi. Et en tant que consommateurs nous l’entretenons…. Comme je l’ai dit à notre president Kevin personne ne les blâmera … sinon c’est la liberté qu’on assassine ! La rigueur, la compétence ne sont plus des préalables !
Désolé 🙏😨🤥
Il ne faut pas s’excuser !
Votre intervention était l’îlot de bon sens dans un reportage ni fait ni à faire, assez raccord avec beaucoup d’autres reportages et encore plus sur d’autres chaînes !
L’énoncé du bilan annuel, certes toujours trop lourd, a relativisé la promesse sensationnaliste initiale. Notre aviation légère a beau être la deuxième du monde, elle reste une crotte de bique.
C’est bien que la Fede ait réagit.
Mais inutile d’en faire une affaire d’état !
Merci 🙏🛩️🚁🫡
Ça fait des lustres que je ne regarde plus, ni n’écoute (France Inter et France Info), ce qui s’apparente plus à un copier/coller de la Pravda qu’à un média d’information.
Le parti-pris « putaclick » de cette chaîne a eu raison de ma patience depuis longtemps.
Je regrette de devoir être imposé de contribuer au financement de cette nomenklatura dont l’objectivité et le devoir de neutralité sont des vertus dont ils ignorent tout.
Il faut bien reconnaître notre responsabilité collective. Les clients, c’est nous.
On a les médias que l’on mérite, et on nous vend ce que nous achetons.
La presse française, et en particulier la partie audio visuelle, est comparable à la drogue ou à la prostitution enfantine.
Lorsqu’il n’y aura plus d’acheteurs, il n’y aura plus de marché, il n’y aura plus de production, et ça s’arrêtera.
Mais on en est encore très loin, nous sommes loin d’être un peuple suffisamment majeur pour se passer de cette addiction ravageuse.
D’ailleurs, combien sommes-nous à avoir définitivement coupé la télévision et la radio ? Très peu, sans doute.
On peut effectivement se plaindre de la mauvaise qualité de nos médias.
On peut aussi cesser de les encourager, ce sera plus efficace lorsque le nombre sera là.
Ne peut-on pas inviter le journaliste qui a organisé ce reportage à charge (?) à venir expliquer ses motivations et sa méthode sur Aerobuzz?
Les journalistes en règle général sont des charognards (tous ne sont pas comme cela, mais une majorité ignorante), avant de les recevoir, il faut parler avec eux, connaitre le but de leur visite, et ne pas hésiter à refuser de les recevoir; EXIGER avant toute publication d’avoir le script de leur publication, et le convenir par écrit !
il ne faut pas oublier que ce qu’ils cherchent en majorité, c’est le scoop, faire peur, motiver les lecteurs, et pour cela leur faire peur, c’est la base du métier des mauvais journalistes…Combien de ceux ci se montrent abjects quand il y a un accident, allant même jusqu’à forcer les portes des familles proches des personnes pouvant être concernées?
Messieurs les journalistes, vous volez très bas !
Sans surprise, c’est France 2 et le Service Public, avec nos impôts, et 4 milliards de déficit. Ils feraient mieux de balayer devant leur porte.
Grotesque, pitoyable et révoltant. On voudrait amener à terme nos concitoyens à être d’accord avec une interdiction pure et simple des sports aériens qu’on ne s’y prendrait pas autrement.