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DHL teste la livraison de médicaments par drone

DHL, la GIZ (l’agence de coopération internationale allemande pour le développement) et le fabricant de drones Wingcopter ont mené à bien un test grandeur nature de livraison de médicaments par drone en Afrique de l’Est.

12.10.2018

En six mois de test, le drone Parcelcopter de DHL a effectué 180 décollages et atterrissages et totalisé plus de 2.000 minutes de vol. © DHL

Pendant six mois, DHL, la GIZ et Wingcopter ont testé la livraison de médicaments par drone sur une île du lac Victoria. Au cours des essais, le drone autonome DHL Parcelcopter 4.0 parcourait les 60 km qui séparent le continent de l’île en 40 minutes en moyenne. Au total, il a réalisé 2.200 km et a enregistré un temps de vol de 2.000 minutes environ lors de la mise en œuvre du projet pilote.

Les quelque 400.000 
habitants du district d’Ukerewe, île située 
sur le lac Victoria, ne bénéficient que d’un
 accès extrêmement limité aux soins médicaux. Cette situation s’explique par des infrastructures insuffisantes et l’impraticabilité des terrains. Six heures sont en effet nécessaires pour parcourir les 240 km de routes, ce qui rend l’approvisionnement en médicaments d’urgence et en denrées soumises au respect de la chaîne du froid pratiquement impossible.

Le DHL Parcelcopter 4.0 décolle et atterrit verticalement : il ne requiert donc presque aucune infrastructure. Une fois les marchandises livrées sur l’île, le drone peut facilement récupérer des prélèvements pour analyse de sang et de laboratoire pour les acheminer sur le continent. À l’avenir, le Parcelcopter pourrait donc non seulement améliorer la chaîne logistique dans le domaine de la santé publique mais également contribuer à la prévention des crises dans le monde entier en permettant par exemple de rapidement faire face aux maladies virales telles qu’Ebola afin de ralentir leur propagation.

Le drone offre ainsi de nouvelles
opportunités pour relever les défis 
logistiques liés au domaine de la santé 
publique dans de nombreuses régions
 d’Afrique, notamment
l’approvisionnement des hôpitaux et des 
pharmacies. L’Afrique offre également un terrain d’essais pour les constructeurs de drone et les opérateurs, dans la perspective de la certification des matériels qui est un passage obligé pour développer de telles opérations en Europe.

4 commentaires

  • thomas DECAMPS

    Bof… je ne vois rien qu’un autogire ou un classe 6 ne pourrait faire avec en plus 80 kg de payload.. avec ou sans flottas..

    • Jean-Mi

      Ouais, mais c’est pas à la mode ! Faut vendre du rêve bon dieu ! Faut du drone OBLIGATOIREMENT sinon le projet n’a aucune visibilité donc aucun budget ni crédibilité ! Faut de l’ingénieur, de la technique de hyper pointe ! Du connecté que diable ! (dans un coin du monde ou il n’y a pas de réseau ?) De l’électrique vert/écolo OBLIGATOIREMENT ! (dans un pays ou il n’y a pas d’électricité courante partout sauf groupe électrogène ?)
      Et puis c’est pas comme si ça piquait le boulot des avions taxi-brousse… Moi j’aurais bien vu un ULM à roues « toundra » faire le boulot pour un cout infime et un coté agricole/fiable/simple bienvenue en Afrique profonde… Même qu’un pilote local pourrait faire ça !

  • Guynemer13

    Ne vaudrait il pas mieux ne rien faire…pour la planète…

    • Tonton Volant

      ??????? qu’est-ce à dire ????
      Le « Guynemer » est-il allé faire un tour par là-bas ? Que connaît-il de la vie et de la mort dans ces pays ?!

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