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Dorine Bourneton reçoit la Légion d’Honneur

dorine_cap10_voeux_2015.jpgQuand elle a reçu son premier SMS de l’année, Dorine Bourneton a laissé éclater sa joie, car on lui annonçait aussi sa nomination au grade de chevalier de la Légion d’Honneur. Elle le prend comme une récompense, bien méritée, de ces années d’efforts, bientôt 25 depuis l’accident, pour que soient étendus les droits des pilotes paraplégiques. Elle le doit à tous ses camarades qui l’encouragent, qui l’aident de près ou de loin en inventant des « trucs » pour lui faciliter la vie aéronautique et permettre à chacun de piloter sans palonniers. Elle a aussitôt voulu partager sa joie avec son « frère », Guillaume Féral, déjà médaillé, futur voltigeur lui aussi et en aurait bien informé la terre aéronautique entière.

Elle le prend comme une récompense des challenges insensés qu’elle se lance et qui motivent ses camarades de l’ombre (comme le dit Nono) pour adapter des systèmes les plus simples à des machines pourtant complexes. Son dernier challenge, on l’a vu lors de notre dernière visite à l’AVA, à Dreux, est de devenir la première femme pilote paraplégique à présenter un avion, le Cap 10, en voltige, au Salon du Bourget. Il faut y croire, se déplaçant de Paris à Dreux tous les week-ends.

Elle acceptera bien volontiers cette médaille avec le mince espoir de voir évoluer le regard des gens sur ce handicap, sur les petites choses de la vie, sur « une planchette à 100 balles qui me permettrait de franchir une marche d’escalier indésirable et d’accompagner ma fille dans sa classe ».

« Sans cet accident, je ne sais pas ce que je serais devenue » : un large sourire, une leçon de vie !

Jean-Marie Klinka

8.01.2015

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