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Le VOR expliqué au pilote privé avion

A l'heure du GPS et du glass-cockpit, l'enseignement du fonctionnement du VOR demeure le point le plus détaillé dans la formation du pilote privé dans le domaine  des moyens de radionavigation. François Mougery signe un nouvel ouvrage dédié à la radionavigation, qui s'adresse au pilote privé.

21.07.2020

Même si la navigation par satellite et le glass-cockpit prennent de nos jours de plus en plus d'importance, le VOR demeure un moyen de radionavigation indispensable. © Fabrice Morlon / Aerobuzz

Le VHF Omnidirectionnal Range, autrement appelé VOR est omniprésent, dans les avions de tourisme jusqu’aux avions de ligne, en passant par le glass-cockpit des ULM. Une centaine de stations au sol sont réparties sur le territoire national comme autant d’aides précieuses pour la navigation, qu’elle s’effectue en régime de vol VFR ou en IFR. Des aides particulièrement utiles lors de navigation dans des environnements complexes dans lesquels il est nécessaire de respecter une trajectoire précise, mais aussi tout simplement pour savoir où l’avion se situe.

ISBN 9782364937611 – Editions Cépaduès, Juin 2020 – 20 €

Largement tiré du tome I de « La radionavigation et l’IFR », ce nouvel ouvrage signé par le prolifique François Mougery aux éditions Cépaduès ambitionne de parfaire les connaissances du pilote privé dans le domaine et d’apporter un complément à sa formation. L’objectif est de savoir utiliser pleinement le potentiel du VOR et de connaître précisément son fonctionnement.

A travers des chapitres distincts, chacun d’une trentaine de pages, l’auteur détaille par le menu les différents instruments liés au VOR. François Mougery explique avec détails le fonctionnement du Course Display Indicator (CDI) en passant par l’Horizontal Situation Indicator (HSI) et jusqu’au Radio Magnetic Indicator (RMI), tout en abordant leur équivalent pour la navigation par satellite. Des exercices corrigés permettent de s’entraîner et de vérifier ses connaissances.

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Biblio – La radionavigation et l’IFR : les bases

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10 commentaires

  • Racoupeau

    Je ne connais pas beaucoup d’ULM, même très équipés et avec EFIS, avec un VOR…bien qu’ayant été pendant longtemps un moyen primaire de radionavigation, le GPS l’a remplacé, comme il remplace deja les ILS pour les percées de précision en IFR, ainsi que les ADF. Il est fort probable que les VOR ne serviront plus à rien d’ici quelques années.

    • Jean-Mi

      Pour faire analogie avec l’automobile, qui possède encore dans sa voiture des cartes papier ? Depuis quand n’ont-elles pas été ouvertes si elles sont encore là ?
      Et même pire, qui lit encore les panneaux routiers ? Je veux dire pour chercher sa direction, pas que pour valider le trajet du GPS… Qui impose d’avoir préparé en détail sa navigation (quel direction, quel nationale, quel village puis quel village en direction… etc…) alors qu’avec un GPS en 2 minutes vous demandez à aller de A à B, en passant par C et en évitant D et E. Ensuite vous oubliez et vous suivez durant le trajet.
      J’ai fait l’exercice ces derniers mois de voyager sans GPS sur la route, et je me suis rendu compte que j’avais notablement perdu de mes capacités de navigation…
      Je pense aussi que le GPS est aujourd’hui assez fiable et intégré à nos habitudes pour que le reste disparaisse petit à petit, ce qui est déjà commencé. Il a pour lui l’avantage de ne nécessiter aucune installation au sol…

      • stanloc

        « Pour faire analogie avec l’automobile, qui possède encore dans sa voiture des cartes papier ? Depuis quand n’ont-elles pas été ouvertes si elles sont encore là ? Et même pire, qui lit encore les panneaux routiers ? Je veux dire pour chercher sa direction, pas que pour valider le trajet du GPS… »
        Oui mais justement pour moi c’est un signe évident que les nouvelles générations vivent comme un troupeau de bovins. Ils suivent la mode sans discernement du bien fondé ou non.
        J’ai pu un jour constater avec un taxi que suivre les indications de son GPS allait dans son sens à lui mais pas dans le mien car le prix de la prestation en dépend. Pour un taxi en campagne il est préférable pour lui de contourner un ralentissement car plus le temps de la course est réduit plus il fera de clients dans sa journée et le prix au km parcouru est plus élevé que le prix à la minute lorsqu’on roule au pas. Le même trajet m’a coûté le matin 35 € (trajet fait comme l’indiquent les panneaux routiers) et 75 € le soir fait en suivant les indications de son IPHONE (qui tient compte des ralentissements)
        Aujourd’hui beaucoup de choses ne sont plus « comme avant » mais chaque changement est très loin d’aller dans le sens d’une amélioration mais bien plus souvent dans le sens d’une dégradation seulement seuls « les vieux » peuvent comparer car ils ont connu les deux situations. L’Aviation n’échappe pas à ce « modernisme » qui décline

      • stanloc

        Il faut se souvenir qu’en circulation routière un GPS se dit : » TOUS LES CHEMINS MÈNENT A ROME » et il prend en compte en priorité la consigne choisie à savoir : le temps le plus court ou le trajet le plus court. Si on n’y prend pas garde à cela bonjour les surprises.

      • Bon Vol 87

        Quant au jour ou tout tombe en panne…

      • JmB

        Hé bien quand je vais d’un point A à un point B dans mon automobile, je vérifie toujours sur la carte ce que propose le GPS et très souvent bonjour les surprises que je corrige en intégrant des points complémentaires par exemple pour l’obliger à prendre la route qui me paraît la plus adaptée.
        En avion (en VFR) je n’ai jamais utilisé le GPS sans contrôle périodique sur la carte de la route suivie.
        Je n’ai eu qu’une seule fois une panne GPS, mais ce jour là j’ai su où j’étais au-dessus d’une région totalement inconnue et j’ai pu terminer ma nav sans encombres.

        Par contre, jusqu’à il y a 3 ans, les bases GPS donnaient un accès vers le camping de mon village via un chemin forestier après la sortie d’autoroute (au lieu de la route goudronnée), trajet plus court de 2 kilomètres environ.
        Moralité tous les ans les agriculteurs allaient récupérer des touristes embourbés après les pluies avec leur caravane au milieu des bois….

  • GÉRARDOT

    Bonjour.
    Etant un ex installateur de VOR et VOR DME les routes standard changent en permanence suivant les vols militaires et les périodes de manœuvres..
    Il y a lieu de vérifier les NOTAM avant le départ qui vous donne toute la marche a suivre.

  • DIEMER Roland

    Pour expliquer simplement , les DECCA , OMEGA , LORAN ne sont plus exploités depuis de nombreuses années . Les VOR sont toujours là , mais c’est le GPS qui trône dans la cours des moyens de navigation , Les systèmes de navigations , et FMS , flight management systems , captent automatiquement les signaux VOR à portée de l’avion , ( VHF ,donc « à portée de vue ) , ils recoivent bien sûr les signaux GPS , et font une synthèse de tout cela ,ce qui donne une position extrêmement précise au pilote . Les voies aériennes existent toujours , mais ne passent plus systématiquement sur les fameux VOR . On a maintenant des « Waypoints  » . Positions fictives dans l’espace établies en fonction des besoins , qui changent parfois des coordonnées , on va donc de waypoint en waypoint , les routes reliant deux destinations sont standardisées ,le plan de vol doit être établi en fonction .Ceci en parlant de vols en régime IFR , le VFR basique utilise encore beaucoup le VOR , mais les pilotes ont presque tous une application dans leur smartfone qui permet de faire la route comme ils l’entendent , en respect de la règlementation aérienne qui ne permet pas de faire n’importe quoi !
    Voila au plus simple de ce que je sais .

  • stanloc

    Voilà pour moi qui ne suis pas pilote l’occasion de poser une question aux pilotes professionnels de passage sur cet excellent site d’échanges.
    A ma connaissance les avions et les bateaux ont eu pour aides à la navigation des moyens radioélectriques comme l’ADC, le VOR, le DECCA, le LORAN. Puis tout comme les sous-marins les avions de ligne ont été équipés de plateforme inertielle. Aujourd’hui « tout le monde » profite du positionnement par satellite GPS.
    Question : de tous ces moyens desquels disposent les avions long-courrier ?
    Quant au survol des surfaces terrestres est ce que les avions de ligne suivent toujours les mêmes AIRWAY qui existaient du temps ou seul le VOR était utilisé ?

    • Papy Boum

      Les long-courriers, mais aussi n’importe quel avion et in fine tous les pilotes compétents utilisent tous les moyens à leur disposition pour mener à bien un vol. On ne peut pas se reposer sur un unique moyen de navigation.

      Les Airways changent au gré du temps selon les besoins et les nouvelles installations au sol. Ce n’est pas figé car dans la mesure du possible, les raccourcis sont préférés.

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