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Un Mirage IVA pour le Yorkshire Air Museum

Neuf années de négociation entre le gouvernement français et le Yorkshire Air Museum, auront été nécessaire pour boucler le dossier. Le transfert du bombardier nucléaire qui doit durer une semaine a débuté dans l'après-midi du 27 mars 2017. UPDATE / Le Mirage est en cours de remontage à Elvington où il sera exposé.

10.04.2017

Après plusieurs heures de préparation pour soulever les différentes parties du bombardier nucléaire et les répartir sur les quatre véhicules, le convoi exceptionnel est en route direction Le Havre. © NYCO-Mirage2Elvington

Retour sur le transport du Mirage IV et son arrivée au musée du Yorkshire

 

Le transfert du Mirage IVA 45/BR, qui se trouvait jusqu’à présent à Châteaudun sur la base aérienne 279, vers le Musée de l’Air (Yorkshire Air Museum) à Elvington au Royaume-Uni a donc démarré le 27 mars par convoi exceptionnel composé de quatre véhicules. Il va rejoindre Le Havre par la route. Puis l’avion sera chargé sur un bateau jusqu’à Portsmouth et enfin, il sera transporté par route, du sud de l’Angleterre à Elvington, près de York, en passant par Londres. Le voyage devrait durer une semaine.

C’est le Mirage IVA 45/BR qui a été exposé à la Cité des Sciences et de l’Industrie de Paris
de mars 1995 à janvier 2009 qui a été offert par la France au Yorkshire Air Museum. © Yorkshire Air Museum

C’est la première fois que le gouvernement français fait don d’un bombardier nucléaire à un musée privé d’une nation étrangère. La spécificité de l’appareil explique, sans pour autant la justifier, la longueur exceptionnelle des démarches.

Le Mirage IVA français va prendre place dans l’une des plus belles collections d’Europe. Le Yorkshire Air Museum est également le Mémorial européen des Forces Aériennes Alliées. De juin 1944 à fin octobre 1945, la base RAF d’Elvington a abrité les deux escadrons français 346 « Guyenne » et 347 « Tunisie » dits Groupes Lourds, seuls groupes de bombardement lourd de l’Armée de l’Air française au sein des forces alliées pendant la Seconde Guerre mondiale. Rentrés en France après la libération, ils furent les premiers à utiliser le Mirage IV, faisant partie de la force de dissuasion nucléaire, entre les années 1960 et 1980.

NYCO qui a développé une première huile turbine, Turbonycoil 13A, pour résoudre les problèmes de lubrification du Mirage à la fin des années 60, fait partie des partenaires qui ont rendu possible le transfert du Mirage IVA. © NYCO-Mirage2Elvington

Le Mirage IVA 45/BR (Bravo Romeo) a fait son premier vol le 6 mai 1966 aux mains de l’équipage Elie Buge (pilote 1923-1967, premier sous-officier à avoir franchi le mur du son) et Jean Cuny (navigateur). Remis à l’Armée de l’Air le 3 juin 1966, il a accompli 6 309 heures de vol et 2 975 atterrissages. Il quitte le service actif et effectue son dernier vol le 11 septembre 1991 avant de rejoindre la base de Châteaudun. Il est ensuite exposé à la Cité des Sciences et de l’Industrie à Paris de mars 1995 à janvier 2009 avant de retourner à Châteaudun.

Afin de rendre ce transfert possible, le Yorkshire Air Museum a fait appel aux dons. Des entreprises françaises, anglaises mais aussi canadienne et américaine ont accepté de s’associer à ce projet. .

Aerobuzz.fr

7 commentaires

  • Jean-Loup FROMMER

    Qui a la bonne info ?

    actu air

    « Le 6 mai 1966, le Mirage IV A n°45 effectue son premier vol à Bordeaux- Mérignac. À bord, un équipage comprenant un pilote, Jérôme Resal et un navigateur, Jean Cuny. L’appareil est convoyé vers l’Armée de l’Air le 3 juin 1966. »

    ou aérobuzz ………..

    « Le Mirage IVA 45/BR (Bravo Romeo) a fait son premier vol le 6 mai 1966 aux mains de l’équipage Elie Buge (pilote 1923-1967, premier sous-officier à avoir franchi le mur du son) et Jean Cuny (navigateur). Remis à l’Armée de l’Air le 3 juin 1966 ».

  • lavidurev

    D’où l’expression: filer a l’anglaise !

  • Bernard Bacquié

    ça y est, on commence à faire des cadeaux aux Anglais à l’occasion du Breixit. Pendant ce temps, en France, des gens méritants attendent… Merci à notre ministre de la Défense qui se défausse d’un fleuron roi du Mach…

    • France

      Monsieur ce projet n’a rien avoir avec le brexit…. il a fallu plus de neuf ans pour qu’il se concrétise. Et puis Brexit ou pas le seul anglais restent jusqu’à preuve du contraire des alliés.
      En outre lisez correctement l’article c’est principalement en mémoire aux soldats français a elvington pendant la seconde guerre mondiale

    • E. LAINE

      Bonsoir, qu’entendez-vous par méritant ? Les Britanniques le méritaient tout autant que d’autres. Il n’y a qu’a Voir l’etat du Mirage III qu’ils ont déjà reçu. C’est également une superbe occasion de rappeler que cette ancienne base aérienne a accueilli nos anciens, nos groupes lourds durant la WW2. Bref, votre commentaire est inutile, blessant sans aucune raison, et surtout hors de propos. Pour rappel il aura fallu 11 ans pour leur céder … donc à ce rythme là on n’est pas prêts de disperser notre patrimoine auprès des pays étrangers.

  • Philippe LAFENETRE

    J’approuve cette démarche en faveur musée d’Elvington qui abrite notamment le souvenir du groupe 346 Guyenne; en effet, mon grand oncle avait rejoint la RAF en 1942 en qualité de mécanicien naviguant sur Handley Page Halifax Mk III du groupe 346  » Guyenne » et souhaitait devenir un jour pilote. Il a péri avec les autres membres de l’équipage du bombardier le 2 novembre 1944 ,abattu par la Flak à proximité de Dortmund.

  • DAUMONT Xavier

    Le voyage le moins rapide pour un Mirage IVA. Une semaine pour aller de Châteaudun à Elvington !

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