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Un Tu-144 aux portes de Zhukovsky

Le Tu-144 de Gromov préfigure un futur musée aéronautique. © François Brévot / Aerobuzz.fr

Un Tupolev Tu-144 - équivalent soviétique du Concorde - trône désormais aux portes de l’aérodrome de Zhukovsky.

Le piédestal sur lequel le supersonique est perché, a été aménagé courant août 2019, sur un noeud routier donnant accès au centre d’essais Gromov. Il s’agit du Tu-144 CCCP-77114 (numéro 77115 sur l’empennage) qui jusqu’en 2017, stationnait sur les parkings du salon.

Cette installation n’est que la première étape d’un projet de 20 millions de roubles (315.000 USD), incluant l’aménagement d’un musée avec activités interactives associées aux équipements de pilotage du Tupolev, et d’un petit centre d’exposition.

François Brévot

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11 commentaires

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  • Historique du Tupolev TU-144 CCCP-77114
    1er vol le 13 avril 1981 à Voronej.
    Il a servi de banc d’essais dans un programme commun entre Tupolev et la NASA.
    L’appareil fut rebaptisé TU144LL Flying Laboratory, re-immatriculé RA-77114, avec mention sur la carlingue ‘’ MOSCOW’’
    Cette version vola du 29-11-1996 au 14-04-1999.
    Ensuite il fut entreposé à l’aéroport de Joukovski, près de Moscou, avec son frère le TU-144 CCCP-77115
    Le TU-144 RA-77114 a été restauré et repeint aux couleurs d’origine de la compagnie AEROFLOT et re-immatriculé CCCP-77114.
    C’est ce modèle qui est maintenant exposé à l’intersection de la rue Tupolev et de l’autoroute Tupolevsky et inauguré pour le Salon MAKS 2019.
    Le projet a été lancé par la société d’ingénierie scientifique, la Legends of Aviation Foundation et l’administration de la ville de Joukovski.

    Remarque à François Brévot : (numéro 77115 sur l’empennage) ??? Faux, regardez bien

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  • Pour Mr Leroux. Juste pour info, le département 95 n’est pas là Seine St Denis, mais le val d’Oise, et la commune où c’est écrasé cet avion, est Goussainville. Même commune où quelques années plus tard, un concorde c’est lui aussi écrasé sur un hôtel. Coincidence assez surprenante…

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    • Décidément, cet article attirent de nombreux « experts » : Gonesse n’a rien à voir avec Goussainville !

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      • A quelques centaines de mètres près, ces deux avions intimement liés par l’histoire sont tombés au même endroit… A l’échelle de la planète pour ces avions se déplaçant à Mach 2.2, ce n’est absolument rien, une seconde de vol…
        L’histoire a quand même des raccourcis chargés de significations et d’émotions.

        Répondre
  • Le Tupolev 144 est le fruit de l’espionnage soviétique en occident durant la Guerre Froide ( 1945-1989). Le gouvernement français ayant été informé de cet espionnage à
    l’Aérospatiale à Toulouse dans les années 1960s, des plans truqués astucieusement furent fabriqués afin d’être transmis au KGB à Moscou. Il effectua son 1er vol avant celui de Concorde en mars 1968.
    C’est lors d’une démonstration en vol au salon du Bourget quelques années plus tard qu’il s’écrasa devant le monde entier sur un village de Seine St Denis (95).
    Cela mis fin à sa carrière commerciale.
    Je suis d’accord avec Neron .
    J’ai eu la chance, avec ma femme, d’effectuer un New York Paris le 18 janvier 1982 en
    3h et 22minutes, remplacement de notre vol AF en Boeing 747 en panne la veille au soir.
    Expérience inoubliable que de voir la rotondité de la Terre à 18.000m d’altitude et à Mach 2,01. Le décollage de Kennedy Airport est impressionnant car il est cabré à 45° et vire à gauche à pleine puissance car il ne doit pas survoler Manhattan.

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    • Legende urbaine, l’aile du tupolev a été dessinée par l’ingénieur italien Bertini presque 10 ans avant les équipes occidentales. (Ce qui fut un secret longtemps gardé du fait qu’il n’était Pas russe). Nul doute qu’ils ont volé des choses mais ils étaient (et continuent) d’être loin d’être en retard, du moins sur l’aérodynamique

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    • Le gouvernement français était à tel point informé de cet « espionnage » que c’est lui-même qui a invité les ingénieurs russes à visiter leurs collègues français.
      Il faut se rappeler que :
      1- les anglo-français n’étaient pas vraiment concurrents, car ils n’avaient pas la même clientèle
      2- les anglais avaient fait pareil pour le Harrier : ils ont fourni aux soviétiques une documentation complète du Harrier, afin que les soviétiques développent leur Yak-38, ce qui justifiait ensuite de demander des fonds pour développer le Harrier II.

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  • Je ne suis pas d’accord sur le terme « équivalent ».
    Le Concorde a fait l’objet d’une exploitation commerciale durant plus de 25 ans, l’autre esr resté à l’état de prototype.

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    • Je rappelle que le Tu-144 a été mis en service, pendant une période très courte, sur la ligne Moscou – Almaty (ancienne capitale du Kazakhstan). Certes, il n’est pas resté à l’état de prototype, mais sa période de mise en service a été de très courte durée.

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    • Le TU-144 a été exploité une année en vols passagers, mais le prix des billets ayant été maintenu anormalement bas (seulement 20% de plus qu’un billet éco sur un vol normal) – ça a vite posé des problèmes de rentabilité. Il a continué sa carrière en tant que cargo, et enfin comme laboratoire volant pour l’entrainement des astronautes, la conception des TU-160, et autres expériences jusqu’en 1999.

      Répondre
      • J’ai oublié de préciser qu’entre Moscou et Almaty (ou Khabarovsk), il n’y a que de la terre ferme, contrairement aux lignes Paris/Londres-New-York qui survolent majoritairement un océan inhabité. Voyez le problème que cela pose ?

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