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Une « Demoiselle » de Santos-Dumont en construction

Le Club Aéro des Garrigues réalise une réplique « à l’identique » de la « Demoiselle n° 21 » d’Alberto Santos-Dumont. Son objectif est de la présenter en vol en meetings.

16.10.2019

Rolad Garros aux commandes de la Demoiselle © Musée de l'Air et de l'Espace.

Le Club Aéro des Garrigues souhaite finaliser la réplique de sa « Demoiselle n°21 », 110 ans après son premier vol. Les ambitieux constructeurs rappellent que la « Demoiselle n° 21 » est l’ancêtre des ultra légers, ce qui donne du crédit à la faisabilité technique du projet.

Les plans ont été modélisés en 3D. Cette association de sept membres actifs a déjà investi 26.000 € dans l’achat de pièces en acier entrant dans l’assemblage des ailes et du fuselage, et dans l’acquisition d’un moteur Saroléa de 30 ch. de 1920, en lieu et place du Darracq d’origine et dont aucun exemplaire ne subsiste. Ils ont su acquérir, à la Bambouseraie d’Anduze, des bambous identiques à ceux utilisés par Santos-Dumont dans en 1907 pour ses « Demoiselles ». 

A présent, ils doivent s’en remettre au financement participatif pour mener à bien la suite du projet jusqu’à son habilitation à voler. 20.000 € doivent être récoltés pour l’assemblage du fuselage, l’entoilage des ailes, la réalisation du train, et des gouvernes avec leurs câblages.

Santos-Dumont a construit la « Demoiselle n°21 » en 1909. Le 7 janvier de la même année, l’Aéro-Club de France lui a remis le brevet de pilote numéro 12. Le 12 novembre 1906, sur l’aéroplane  « 14 bis », il avait réalisé son fameux record d’une distance de 220 m parcourue en 21 secondes.

François Brévot

5 commentaires

  • fildru

    Attention à un moteur trop puissant sur une cellule d époque , les ailes peuvent s’ arracher , vu à Bagatelle …! Ah les restaurations difficiles !

  • Tango Papa

    Nos amis du Club Aéro des Garrigues de Saint Hippolyte du Fort dans le Gard ont déjà construit une réplique d’un Blériot XI avec une réplique hongroise du moteur Anzani, réplique qu’ils espèrent faire voler un jour. La Demoiselle est construite en essayant de respecter au plus près ce qui avait été fait à l’époque.
    Ce sont des passionnés et tous mes encouragements les accompagnent et je vais suivre la construction lors de mes séjours dans cette belle région de France.

  • DAURAT BERNARD

    bonsoir a tous oui beau projet que je vais aider a ma manière étant l’ancien président de « Mémoire de l’air » j’ai des choses qui vont aider a cette réalisation car nous avions le projet d’une demoiselle et surtout du Voisin piloté par Farman…je pense que cette association d’amateurs garde vivant le souffle novateur des début de l’aviation période ou il n’y avait rien et ou il fallait tout inventer …et ce fut fait !merci a vous tous

  • Jean-Mi

    L’aile a en effet un profil très fin, très creux, à bord d’attaque pointu… On sait maintenant que ce n’est pas très efficace… Voire pas bon du tout… 😉
    Pour la réplique de l’époque du film, et d’autre à la Ferté-Alais pour « les faucheurs de marguerites », « le temps des as », etc… les délais donné par la production de ces événement pour construire de nombreuses répliques ne permettaient pas de faire des répliques exactes aux sens historique et technique du terme. Ce n’était pas le cahier des charges. Ils fallait des machines très ressemblantes vue de la caméra (et par des néophytes à la télé), volables (!) et surtout fiables car il fallait que ça marche le jour du tournage.
    D’où, sur la plupart, des moteurs « modernes » (conti, lyco) voire des cellules genres Stampe ou Tiger Moth modifiées cosmétiquement en chasseur SE5-A anglais ou Albatros allemand…

  • stanloc

    Si je me souviens bien, pour le tournage du film « Les fous volants dans leur drôles de machines », une réplique de la « Demoiselle », « pilotée » par Jean-Pierre Cassel, avait été construite en tubes d’acier. Malgré le poids plume du véritable pilote, ils avaient du motoriser l’engin par un moteur Continental (je crois) plus puissant que le moteur de l’original.
    Comme beaucoup d’avions des débuts de l’aviation celui-ci souffrait d’avoir une aile simple surface qui les rende très délicats à piloter. J’ai connu un des pilotes du Blériot XI de La Ferté Alais.

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