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La Chine veut ses six porte-avions

Deux porte-avions de la classe Liaoning seront en service actif dans la marine chinoise, d’ici 2020, alors que le chantier de Jiangnan attend les coques des 4 prochains bâtiments.

23.10.2019

Le Liaoning, ici en visite à Hong Kong. Tous les porte-avions chinois sont à propulsion classique. © Ministère de la défense de la République Populaire de Chine.

Le deuxième porte-avions chinois, de «Type 001A», ou «16 Liaoning», mesure 315 m de long. Il vient d’achever sa huitième campagne d’essais en Mer de Chine. De sources militaires chinoises, son admission au service actif serait imminente. Il a été conçu sur le modèle de son ainé, le «001», ou « Liaoning », premier porte-avions de la marine chinoise, lui même mis en service, fin 2016, avec à son bord, des Shenyang J-15, et hélicoptères CAIC Z-18 et Z-9.

Ces deux premiers porte-avions sont STOBAR : les J-15 décollent d’une pont incliné. Une photo satellite révèle l’assemblage de la coque d’un troisième porte-avions, à Jiangnan, un chantier naval près de Shanghai, dimensionné pour engager une fabrication en série, de quatre porte-avions, qui seront tous CATOBAR (avec catapultage).

François Brévot

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17 commentaires

  • rix

    Les 4 prochains p.a. chinois seront à catapultes et brins d arrêt ? Comment maîtriseront-ils cette technologie sans l’ aide des marines occidentales initiées ? Ouh là, je veux voir ça…

  • Yannick Malaboeuf

    le fait que les chinois embarquent des « copies » d’hélcoptères français des années 70-80 pour promouvoir leur porte avions et que l’electronique et les avions sont probablement en retard sur ce qui se fait de mieux en occident nous laissent encore un brin d’avance sur eux, mais pour combien de temps ?

    • Magnum

      Leur retard technologique est compensé par le volume des forces, ce qui permet un taux de pertes ou d’attrition beaucoup plus élevé que pour nos forces occidentales. Dans ce cas présent le volume fait la force…

  • MAGNUM

    De toute façon quand bien même nous construirions un 2è voir un 3è porte-avions les budgets seraient insuffisants pour s’équiper de flottilles supplémentaires de rafales…. actuellement seuls 3 hawkeye dernier cri sont commandés ( 2 embarqués par navire).
    Contentons nous d’avoir tous ces matériels en état de fonctionner et de n avoir aucune perte.

  • BENMOUFFOK

    Un porte avion permet d’avoir une île artificielle n’importe où en mer, mais en aucun cas, elle permet d’avoir un avantage face à un adversaire moyen ou égal à nous. Il faut bien se mettre en tête, que lors d’un conflit, les portes avions sont des cibles prioritaires. De plus, les nouveaux missiles anti naval, sont difficilement repérable.

  • lavidurev

    Comparons ce qui peut l’être.

  • Haouas

    La CHINE doucement et surement ?

    • Pilotaillon du 21eme siècle

      Ca ressemble au « Chibani » qui, sur la fin de son existance, voit arriver de nouveaux protagonistes et ne se sachant plus en mesure de supporter la comparaison se plait à observer une situation perdue d’avance…

      L’Europe n’est pas sur le déclin, ni hors jeu, donc la Chine et les émergeants font leur chemin, comme le monde occidental a fait le sien, et rien n’est perdu ni gagné : c’est à jouer chaque jour…

  • Patrick Leroux

    Il suffit de se rappeler que les USA ont gagné la guerre du Pacifique avec leurs dizaines de portes-avions pour battre la marine impériale japonaise en investissant Guam, Iwo Jima, etc… qui leur ont ensuite permis de bombarder Tokyo.
    1 seul porte-avions américain, l ‘USS Enterprise , a fait toute la guerre depuis le 9 décembre 1941 jusqu ‘ à la reddition compète du Japon après Hiroschima et Nagasaki.
    La force de frappe aérienne représentée par les aéronefs transportés par un seule unité, est souvent supérieure à celle d’un pays moyen : c’est une façon de  » projeter » notre armée sur un théâtre d’opération éloigné.

  • bernardbacquie
    Bernard BACQUIÉ

    Pas du tout d’accord avec « Stormy » quant à son appréciation de l’utilité des porte-avions. Je lui conseille de lire l’excellent livre « Pont libre » de Croulebois. À travers la genèse de nos porte-avions français, on en comprend leur utilité. L’antagonisme de l’Armée de l’Air à l’égard de l’Aéronavale ne date pas d’hier. Elle n’y voit qu’un concurrent à la réception des crédits. Il faudrait plutôt se lamenter du manque de clairvoyance des politiques qui ont renoncé à lancer un frère du « Charles-de-Gaulle ». Quand ce dernier est en carénage la présence française à la mer devient légère. Pourtant le danger vient de là. Allons-nous reproduire les erreurs des années 30, avec un pacifisme béat ?

    • Claude Duvivier

      2000D sans canons!,la, les leçons de la guerre en SEA ont elles été utiles.Obligation au cours de certaines mission, d employer un F1 (Quand il était encore en service).Ouf,erreur très bien réparée avec le superbe Rafale.
      Effectivement,il nous manque ai moi.s un 2eme PA

  • Stormy
    Stormy

    et on remarque la copie de Super-Frelon sur le pont d’envol. Eh oui, on leur a tout vendu, quand cette machine peinait à trouver des clients.

  • Stormy
    Stormy

    A part ça, le lobby de l’Armée de l’air en France nous dit que les porte-avions ne servent plus à rien ….

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