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La qualification du buggy volant Pégase confiée à Sopemea.

Le Pégase Mark II n’est toujours pas qualifié. L’engin volant ne répond pas aux exigences spécifiques de certains clients, en particulier l’armée française qui a investi près de 700.000 euros dans le programme. Pour y remédier, son inventeur Vaylon (une start up alsacienne) a fait appel à Sopemea, filiale d'Apave.

11.06.2018

Cette incroyable machine à mi chemin entre le buggy et l’ULM paramoteur, vole depuis 2014. Avec une autonomie de trois heures, l’engin peut parcourir une distance de 100 kilomètres. Des améliorations ont été apportées sur la voile, la manœuvrabilité ainsi que l’ergonomie. Ce qui lui a permis de traverser la Manche de Paris à Londres il y a tout juste un an.

Le buggy volant Pégase réussit la grande traversée de la Manche le 14 juin 2017 © Vaylon

Mais cela ne suffit pas pour lancer sa commercialisation, initialement prévue en 2016. Il faut dire que le cahier des charges de certains clients, telles les forces spéciales françaises, est conséquent. Afin de répondre aux futurs besoins opérationnels, les autorités de tutelles ont demandé au constructeur des tests et des essais supplémentaires. Ils seront donc confiés au groupe Sopemea.

Pégase devra être qualifié dans des domaines tactiques, stratégiques et logistiques de l’armée afin de pouvoir évoluer sur tout type de terrain et en toute sécurité. Par exemple, lors de vols en approche silencieuse de nuit pour les commandos. Le marché est potentiellement prometteur en France tout comme à l’étranger. 

Des gouvernements (sécurité civile, surveillance des frontières, douanes) seraient déjà intéressés tout comme des opérateurs touristiques. Des besoins opérationnels et une topologie d’utilisation différents pour lesquels une qualification sera aussi nécessaire.

Vaylon estime que Pégase pourra disposer d’une offre commerciale certifiée avant la fin de l’année. Son prix est estimé entre 100 et 150.000 euros l’unité.

Jérôme Bonnard

4 commentaires

  • Pilotaillon, adepte des nouveaux modèles économiques

    Cyril,
    Vous pouvez tenter l’aventure de lancer une nouvelle activité, avec ce qui est nécéssaire pour qu’elle prenne de la hauteur et assurer sa pérénnité.
    Avec un peu de patience et surtout beaucoup de soin à vérifier de n’avoir rien oublié et contrôler les formules du tableur de conduite du projet… gardez pour vous la valeur obtenue dans la case « total investissement ».
    Cependant, avant cette décision de vie, peut-être qu’un micro-trottoir informel chez Elixir, Guimbal, Azur Drones, et d’autres…. vous serait utile.
    (NB : je me permets de citer des adresses prises au hasard, sans aucun intérêt ni accord préalable de leur part)

    • Cyril Lambiel

      Tenter l’aventure de lancer une nouvelle activité, comme vous dites, j’adhère à 100%, y compris pour ce qui est de nouveaux modèles économiques.

      Cependant, se rendre compte des difficultés représentées par les différentes démarches administratives APRES avoir engrangé 700’000€ de la part de l’armée (nos impôts!), là je trouve que le modèle économique est effectivement non pas nouveau, mais carrément limite!

      Quant a comparer un buggy accroché a une aile de parapente a des entreprises ayant conduit des projets techniquement viables tels que le Cabri, là c’est vous qui ne saisissez pas l’abîme résidant entre un gadget destiné à capter des subventions et des projets viables…..
      Mais ce n’est que mon avis, maintenant si la foule ou les militaires se bousculent pour dépenser 150’000€ pour voler à 35km/h en buggy accroché sous un cerf-volant (constituant des cibles de choix dans le milieu militaire!) , je reconnaîtrai alors volontiers mon erreur d’appréciation. 🙂

      • Pilotaillon

        Je faisais référence, toutes proportions gardées, à d’autres constructeurs aéronautiques. Le coût reste néanmoins proportionnel à la complexité des matériels.
        Il n’en demeure pas moins qu’il y a un chassis, deux moteurs, une voilure, un véhicule terrestre… et les tests pour valider l’ensemble dans un contexte opérationnel.
        J’ai lu que le pégase est annoncé vitesse air à 80 km/h, 250 Kg de CU. Cela fait moins cher le km/h et le Kg transporté.
        Les cadres militaires ont certainement fait leur compte et trouvé un véritable intérêt pour la formule.

  • Cyril Lambiel

    Un prix estimé entre 100’000 et 150’00€ pour un engin aux « fantastiques » performances permettant de tenir 3 heures en l’air et couvrir 100km….autrement dit voler à tout juste 35km/h… Ca fait rêver!
    Moi ce qui me fair rêver c’est de trouver des pig…heu des clients prêts à jeter 700’000€ pour un cerf-volant a roulettes!
    On ne se moquerait pas de nous par hasard?

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