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Les couteaux suisses volants de Milton

Première participation en tant que spécialiste du drone pour Milton depuis que ses fondateurs, anciens des forces spéciales françaises, sont passés de l’autre côté de la barrière.

14.06.2018

A gauche, Samuel Tacita et Alexandre Cros, fondateurs de Milton en 2017, en compagnie de Daniel Mouky, instructeur drone. Trois anciens des forces spéciales devenus spécialistes du drone. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

Quand ils appartenaient aux forces spéciales, Alexandre Cros et Samuel Tacita, savaient se faire discrets. Depuis un an qu’ils ont quitté l’armée pour créer la société Milton, ils se montrent. On peut d’ailleurs les voir en ce moment à Eurosatory où ils exposent leur offre. Issus du renseignement, ils connaissent les besoins des forces spéciales. D’où l’idée d’apporter un soutien aux forces en proposant un matériel adapté, en intégrant divers systèmes sur des plates-formes existantes. Ils ne sont pas constructeurs de drones, mais de solutions…

Les drones qu’ils mettent au point sont de véritables couteaux suisses capables au cours d’une même mission de faire de l’observation, du renseignement voire du largage de charges jusqu’à 10 kg. Les drones peuvent aussi être utilisés pour créer une diversion. La plupart du temps, leur zone d’évolution est de 3 à 4 km, en particulier pour éviter au télépilote de se faire repérer.

La force de Milton est de connaître parfaitement les besoins de ses clients. Ils y répondent non seulement en leur proposant des matériels adaptés, mais également à assurant la formation des opérateurs. Dans une équipe de 6 à 9 soldats, il peut y avoir deux opérateurs qui travaillent en binôme.

« Après une formation au pilotage de base, nous basculons sur des scénarios opérationnels. On vole de nuit, sur de longues distances. », explique Samuel Tacita. Cette formation est effectuée sur le Camp de Souges, près de Bordeaux, camp d’entrainement des forces spéciales françaises et centre d’essais en vol CESA Drone de Bordeaux Technowest. Elle est également dispensée sur l’aérodrome de Sainte-Hélène, autre centre d’essais du CESA Drone. « En un an, nous avons formé une centaines de télépilotes et des instructeurs. ». Les télépilotes suivent également une formation sur le matériel afin d’être en mesure d’effectuer de la maintenance sur le théâtre d’opération.

Milton qui est accompagné par Bordeaux Technowest est l’un des plus remarquables décollages auxquels la technopole de Mérignac ait participé.

Gil Roy

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