Accueil » Airbus s’inspire des oies migratrices avec Fello’fly

100

Profitez de tout Aerobuzz à vie pour 400€ seulement

J'en profite

Airbus s’inspire des oies migratrices avec Fello’fly

Ce projet dévoilé au Dubaï AirShow consiste à faire voler deux avions l’un derrière l’autre. Airbus estime une économie de 5 à 10% de kérosène sur des vols long-courriers. Plus scientifiquement il s’agit de biomimétisme.

20.11.2019

Airbus a annoncé débuter les vols test du projet Fello'fly avec deux Airbus A350 en 2020. © Airbus

Avec Fello’fly, l’avionneur européen précise que lorsque deux avions se suivent l’un derrière l’autre, les turbulences générées par le premier créent un sillage de courants ascendants d’air doux générant une portance. L’avion suiveur peut en bénéficier directement, et a donc besoin de moins de puissance. Les moteurs sont réduits et la consommation de carburant aussi.

Dans la nature les oies ou autres grues migratrices volent en triangle les unes derrière les autres. En bénéficiant du même mécanisme aérologique les oiseaux brûlent moins de calories.

Quand la nature donne des ailes aux avionneurs… Les ingénieurs d’Airbus se basent sur le biomimétisme pour développer leurs avions. © Airbus

Reste qu’en aéronautique, avec des appareils de plusieurs centaines de tonnes évoluant à plus de 800 km/h, ce type de vol ne laisse rien au hasard. Airbus travaille sur des solutions techniques qui impliquent « des fonctions d’assistance aux pilotes  nécessaires pour s’assurer que l’avion reste positionné en toute sécurité dans le courant ascendant de l’avion qu’ils suivent, en maintenant la même distance, à une altitude constante.»

Biomimétisme ou quand la Nature préfigure les avions de demain

L’avionneur a déjà mis en application des techniques de biomimétisme sur ses avions. Comme par exemple sur les extrémités, les « winglets » qui ont permis d’augmenter la portance des ailes des A380 et une réduction de la taille des voilures, ou encore les « sharklets » inspirés des ailerons de requins améliorent la stabilité de l’avion. JB

 

 

A propos de Jérôme Bonnard

chez Aerobuzz.fr
Journaliste polyvalent, à la fois rédacteur et reporte d'images, Jérôme a couvert tous types d'actualités en France comme à l'étranger et a été co-finaliste du Prix Albert Londres en 2012 pour sa couverture du conflit Libyen en 2011. Il est surtout passionné par tout ce qui vole depuis son plus jeune âge et pilote sur ULM multiaxe. Il a rejoint l'équipe rédactionnelle de Aerobuzz.fr en 2018 et consacre la plus grande partie de ses activités au monde aéronautique.

12 commentaires

  • Jacques Aboulin

    Bonsoir.
    Il y a plus de 40 ans j’ai participé à un séminaire annuelle des universités allemandes.
    Nous décollions au lever du soleil pour profiter de conditions météorologiques nous permettant des comparaisons de polaire entre planeurs en évoluant en patrouille avec un planeur référant. nous débutions les comparaisons aux environs de 4500 mètres sol.
    Nous avons fait plusieurs vols en patrouille avec 2 planeurs identiques et démontré que le suiveur, s’il se positionnait afin que la turbulence du leader vienne annuler la sienne en bout d’aile, gagnait 3 à 4 mètres de hauteur très rapidement. Il pouvait ainsi devenir leader en accélérant légèrement et ainsi de suite.
    Le bilan était très intéressant en terme de gain mais beaucoup moins en sécurité des vols et impossible à reproduire en compétition !!!
    A suivre !!!.
    Les winglets sur planeur ont aussi été essayer à cette période et quand on voit aujourd’hui qu’ils se généralisent, on pourrait être amener à penser que les vélivoles universitaires allemands avaient de bonnes idées.
    Pour répondre à André, ils ont aussi étudié le vol de l’albatros qui prend de la vitesse en « pente » sur les vagues en plein milieu de l’atlantique et qui fait des centaines de kilomètres au ras des flots sans battre des ailes…..

  • LEBRUN

    GP Castel
    Ex-Pilote de Chasse, j’en ai « leadé » des équipiers ou j’en ai suivi des « leaders », de près ou de plus loin. Je peux certifier que, retour de mission, lorsque l’un des appareils de la patrouille était « short pétrole », c’était également la même chose pour les autres !
    Voir ce qu’en pense la PAF…

  • André MARTIN

    Turbulences? vibrations? gradients de vitesse dans le vortex?
    J’aimerais bien que l’on étudie le vol par effet de sol pour traverser l’atlantique… On pourrait relancer l’hydraviation!

  • DDA

    Il y a fréquements des avions qui se suivent mais ne vont pas au même aéroport. Prenons un ligne en provenance de Madrid avec un avion allant à Genève et l’autre à Munich. Ils vont suivre le même itinéraire pendant quelques bornes

  • claude duvivier

    quel est l interêt de faire suivre 2 avions l’un derriére l’autre,s’ils vont au même endroit;un seul plus gros suffirait:moins de carburant etc,etc,etc.

  • Génial sur le principe. Ça mérite en tous cas d’être étudié

  • Garfield

    Comme au tour de France quoi !
    Quid du contrôle anti-dopage ?
    Et puis comme ça, quand l’avion de tête se cassera la figure l’autre suivra.

  • sudo-apt

    L’idée est attirante, c’est mignon. Et puis de toute façon, l’air des cabines est déjà assez vicié comme cela – autant faire l’aspiration derrière un autre pot d’échappement.

    • Tonton Volant

      Vous souvenez-vous, au siècle dernier, du sketch de Raymond Devos qui étouffait à la campagne par manque de CO2 ? Il allait respirer son pot d’échappement pour renaître !!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.