Quelques numéros emblématiques de la revue Icare. © F. Marsaly
Érosion des ventes et des abonnements, désintérêt des cotisants au Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL) popriétaire du titre, coûts croissants du papier et des frais d'expédition, la revue historique Icare cessera de paraître à l'automne 2026. C'est un monument de l'historiographie aéronautique française qui cède à son tour.
La revue était née en 1957 en tant que bulletin d’information pour le SNPL à l’initiative de Pierre Chanoine, futur commandant de bord Concorde. A l’été 1964, pour commémorer les 20 ans de la disparition de Saint-Exupéry, le numéro 30 fut un numéro spécial consacré aux témoignages de ceux qui l’avaient connu, notamment Jean Dabry équipier de Mermoz sur la traversée de l’Atlantique Sud en 1930, Jean Israël son compagnon d’arme 10 ans plus tard, mais...
5 commentaires
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Triste nouvelle, merci à JP DUSSURGET d’avoir porté ICARE avec quelques autres volontaires et laissé ainsi une trace de l’histoire de l’aviation très souvent méconnue mais riche de personnalités, d’aventures, de missions et de technique. Pour ceux du monde de l’aérien,ICARE est une balise qui permet de savoir d’où l’on vient. (60 ans d’abonnement…..)
Quelle pitié. La plus belle revue aéronautique. Le seul vrai traitement de l’histoire par le témoignage. Un travail, une œuvre de brillants bénévoles, pilotes certes, mais incroyablement doués pour le journalisme. Que j’ai tous connus et tutoyés avec affection et respect. ICARE c’est aussi l’honneur du SNPL qui n’a pas que des gloires à son actif. Un apport généreux à la légende et à l’histoire de nos ailes. ICARE a déjà traversé des turbulences. Je me souviens de Daniel Riboud qui se battait pour obtenir des soutiens face aux dirigeants du SNPL qui parfois voulaient baisser les bras. Dans notre univers de passionnés rien ne sera plus jamais comme avant sans ICARE. Un profond merci à ceux qui l’ont imaginé, permis, financé, rédigé et construit, et à son dernier et brillant grand rédacteur en chef Jean-Pierre Dussurget. 🙏✈️🛩️❤️❤️🍀
Oui, pour ceux qui connaissent bien le milieu, ils comprendront qu’ICARE faisait de l’ombre à certains. Je sais que bien qu’adhérent à vie d’Aerobuzz et souvent commentateur des écrits de ses rubriques ou celles excellentes de Frédéric Lert, et bien sûr celles du rédac-chef Gil Roy, Monsieur Marsaly a toujours ignoré que je suis un auteur-éditeur prolixe (oui, oui !) des histoires d’aviateurs et en particulier de ceux des lignes Latécoère – Aéropostale. Il y a trois mois, Jean-Pierre Dussurget m’avait mis dans cette affreuse confidence de l’arrêt d’ICARE, alors que j’étais en train d’affûter mon clavier pour écrire un gros article sur Dieudonné Costes à l’occasion du centenaire de sa traversée de l’Atlantique Sud l’an prochain. Mermoz, Mermoz et re-Mermoz, voilà ce que les béotiens de l’histoire veulent nous ressasser sans cesse ! Non, le plus grand pilote des années 20-30 du siècle dernier s’appelait Dieudonné Costes, vainqueur des deux Atlantiques sans escale dans le sens Est-Ouest, le plus difficile. Celui pour qui Charles Lindbergh s’était déplacé en personne à Panama en 1927 pour l’accueillir à la porte de l’Amérique du Nord, quand depuis Buenos-Aires Costes remontait avec Le Brix jusqu’à New-York. J’invite M. Marsaly et les Mermozistes de tous poils à acheter le n° 274 d’ICARE de septembre 2025) où ils découvriront une autre vérité, à travers la biographie sur 110 pages d’un grand (méconnu) pilote Latécoère-Aéropostale : « Victor Étienne, un pionnier dans l’ombre de Mermoz ». J’avais écrit cet article, à la suite de plusieurs autres pour ICARE, parce que moi-même confronté à des tarifs postaux délirants je suis obligé de jeter l’éponge pour la série de beaux livres cartonnés, toilés, avec reliure cousue « à l’ancienne » et papier couché 170 grammes pour recevoir les nombreuses illustrations trouvées dans les archives, restaurées et colorisées. Ce numéro sur Victor Étienne avait été salué par un grand connaisseur du Musée Air France. Comme Jean-Pierre Dussurget, qui s’est donné à fond pour sa revue, j’étais entièrement bénévole et même donateur car faire un gros article comme ce dernier m’avait demandé 9 mois de travail, avec ce qui en découle en achats de cartes postales anciennes, frais de logiciels, etc. Oui, cela est triste et peut-être le signe que beaucoup trop de jeunes décrochent une place de pilote de ligne sans aucun motivation première que celle de la feuille de paye, et encore sans aucune connaissance de l’histoire de leurs anciens, de ceux qui ont tout risqué pour leur ouvrir la voie des airs. C’est Mouloudjy qui avait raison : »Tout fout le camp ». Tristesse et colère !
Les normes-tueuses sont comme des drones aveugles, lancés par des techniciens de la procédure froide et souvent inutile… Comment abattre un monument ? Une anecdote personnelle… Fouinant lors d’une brocante, vide-grenier dans les Hautes-Alpes, lieu de mes vacances, je tombe sur deux numéros d’Icare… Le thème: Aviateurs et résistants… Je feuillette et découvre… une grande photo de mon père, une photo que je ne connaissais pas. Le vendeur m’a cédé avec soulagement les deux revues pour… quelques francs !Précieux cadeau pour moi !!
Adhérent du SNPL et abonné enthousiaste à cette magnifique revue, je découvre cette choquante information par votre site..😳😳😳 Je peux comprendre que la publication sur du papier glacé d’une revue de 120 pages coûte un bras, mais n’a-t-il pas au moins été envisagé une publication numérique ??🤔Quoi qu’il en soit, triste nouvelle..😭
DC