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L’ALAT recevra des NH90 Caïman « forces spéciales » à partir de 2025.

La commande de dix hélicoptères NH90 Caïman qui équiperont le 4ème Régiment d’Hélicoptères des Forces Spéciales, a été confirmée par la ministre des armées. Au menu, un sérieux effort sur les capacités tout temps des appareils et des évolutions qui pourraient, à terme, trouver également le chemin des forces conventionnelles.

13.10.2020

Les améliorations attendues sur le standard 2 du NH90 permettra d’améliorer la sécurité des vols en conditions dégradées, de jour comme de nuit et par tous les temps. © Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

Il y a quelques années, alors qu’elle venait de mettre en service ses premiers Caracal, l’ALAT faisait la moue devant la possibilité d’acheter un futur Caïman en version forces spéciales. Depuis, l’hélicoptère a fait son trou, il est très largement employé dans le Sahel et l’ALAT a donc été convaincu de son niveau de performances et de l’intérêt qu’il pouvait y avoir à le faire évoluer pour lui permettre de remplir des missions de plus en plus pointues.

Comme tout hélicoptère conçu pour des pays riches, ou qui ont encore l’illusion de l’être, le Caïman a la réputation d’être très exigeant en maintenance, mais il offre en échange un niveau de performances très élevé.

Les dix appareils feront partie de la commande actuelle de 74 appareils par l’ALAT. Un avenant permettra simplement de leur donner un niveau d’équipement supérieur, principalement dans deux domaines : les capteurs et l’aménagement de la tranche arrière.

Les appareils recevront dans un premier temps une boule Euroflir 410 (Safran Electronics & Defense).

Les casques TopOwl actuels seront remplacés par la nouvelle génération numérique permettant l’affichage de vidéos, d’une symbologie complexe et pouvant être associé in fine à l’emploi du système Eurofl’Eye de Safran. Constitué de plusieurs paires de caméras placées dans le nez de l’appareil,  ce systèmes offre une vision permanente en infrarouge sur un large champ. L’image obtenue peut non seulement s’afficher sur la visière du casque TopOwl, mais également sur un écran fixe dans le cockpit ou des tablettes dans la soute, chaque utilisateur pouvant orienter son regard de manière indépendante dans l’image fournie.L’intégration d’un système de communication par satellite fait également partie des évolutions demandées par les opérationnels.

Sans être estampillées « forces spéciales », les flottes actuelles de NH90 sont déjà largement mises à contribution par les sus-dites forces… En France bien entendu, mais également par exemple en Finlande dont les 20 appareils travaillent plus de la moitié du temps avec les forces spéciales locales. Frédéric Lert/Aerobuzz.fr

La DGA évoque également l’installation d’une potence à l’arrière de l’appareil (où se trouve la rampe) pour les opérations d’aérocordage. La rampe sera également renforcée  pour accueillir des charges lourdes (une mitrailleuse d’auto-défense, des charges à parachuter…) une fois abaissée en vol. Les potences installées sur les portes latérales pourront aussi être adaptées de manière à recevoir simultanément plusieurs cordes lisses.

Il n’est pas encore question d’équiper les appareils d’un armement axial, missiles ou roquette guidées, sur le modèle de ce que font pourtant les Américains du 160th SOAR avec leurs Blackhawk.

Les cinq premiers appareils seront livrés en 2025 et les cinq autres l’année suivante, soit une dizaine d’années après les premières réflexions sur l’évolution du NH90 vers un standard 2.

Frédéric Lert

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A propos de Frédéric Lert

chez Aerobuzz.fr
Journaliste et photographe, Frédéric Lert est spécialisé dans les questions aéronautiques et de défense. Il a signé une vingtaine de livres sous son nom ou en collaboration. Il a rejoint Aerobuzz en juin 2011. Au sein de la rédaction, Frédéric Lert est le spécialiste Défense et voilures tournantes.

3 commentaires

  • Stormy
    Stormy

    Mais quel enfumage, encore une fois, de notre gouvernement ! j’en avais eu l’intuition quand les journaux et les sites internet- qui se copient les uns sur les autres – le copié-collé c’est tellement facile – avaient tous parlé de « transformation » et non de commande….
    et là grâce à cet article précis et documenté – merci à son auteur – on lit « Les dix appareils feront partie de la commande actuelle de 74 appareils par l’ALAT. Un avenant permettra simplement de leur donner un niveau d’équipement supérieur » et voilà.
    Le bon public et la ménagère auront par contre compris que ce bon gouvernement aura commandé 10 machines supplémentaires, et qu’il veille sur nous, se préoccupe de notre sécurité, nous défend bien…. quelle belle intox vraiment.

    • Aff le loup

      Non, je ne pense pas qu’il y a enfumage : depuis 30 ans, le besoin appele « dividendes de la Paix » est étalé sur plusieurs decennies alors qu’auparavant il etait etale sur llusieurs années…De ce fait, ne faites pas injure aux décideurs civils et militaires qui planifient l’acquisition par les Armées de moyens modernes sous les contraintes budgétaires de notre époque, en décidant d’étapes de développement pour acquérir les évolutions induites par la technique et la technologie par lot ou standard…tout en réfrofitant l’existant ! C’est le fantasme des professionnels : on les enfume ! Non le nombre n’est plus la panacée, il faut faire mieux avec moins ! On ne fera plus (de mémoire loe) une série de 62 Mirage IV dispatchés en 9 escadrons…, au risque de voir cette série obsolète à l’avènement du glasscockpit ! Une réalité à comprendre est que les fabrications modernes ont intégrées une forme technique de souplesse (la fabrication en série n’est qu’un concept économique qui comme dirait le poète conduit à l’uniformité ! Aujourd’hui les chaines, machines et outillages de fabrication ont acquis une certaine versatilité) qui n’implique plus la notion de séries…Les chaines de fabrications et les machines par l’informatisation sont rapidement configurables et reconfigurables pour s’accomoder des modifications induites par le besoin opérationnel immédiat de produits au top des gaps techniques et technologiques…Le Mirage IV n’a ainsi subit qu’un chantier (AIA de Clermont) de retrofit…Le Rafale est disponible au fur et à mesure de l’aboutissement des standards de ce top techno…Ainsi sous son nom Rafale l’avion des années 2050/2060 aura une forte probabilite d’être au top opérationnel…

  • Krementchuck Yeager

    C’est caïment une bonne nouvelle !

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