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Happy Birthday !

Le 10 novembre 2020, easyJet a « fêté » ses 25 ans. Ni fleurs, ni bougies. Un communiqué de presse en guise de faire-part et une promo pour ne pas perdre la main. L’époque ne se prête pas aux épanchements.

easyJet s’apprêtait aussi à célébrer, en 2020, pour la première fois, ses 100 millions de passagers annuels. C’est raté. 240 de ses 321 Airbus A320 vont passer l’hiver au parking. Pour la première fois, la low cost anglaise perd de l’argent. Pas de quoi sabrer le Champagne.

Il n’en demeure pas moins qu’en 25 ans, easyJet est devenue la numéro 2 européenne et un casse-tête pour Air France. Appréciée des aéroports de l’hexagone, la bête noire du pavillon français est la plus frenchie de toutes les low cost européennes.

François Bacchetta s’en est donné la peine. En quinze ans à la tête de la filiale française, il a réussi le tour de force de rendre easyJet fréquentable. Aux Assises Nationale du Transport Aérien, Bacchetta avait son rond de serviette.

Difficile pour les autorités locales de faire comme si vous n’existiez pas quand vous pesez 22 millions de passagers locaux, que vous avez une quarantaine d’avions basés sur sept des principaux aéroports du pays et que vous vous soumettez au droit du travail français. Le rang de numéro deux français confère un certain statut. Des obligations aussi.

Pour ne parler que d’un des sujets de préoccupation du moment, l’environnement, easyJet joue la carte de la lutte contre le changement climatique en mode major. Elle compense comme les grandes. Signe des partenariats avec des motoristes. Soutient des start up. Dans les classements internationaux, elle fait jeu égal avec les plus vertueuses, Air France et Lufthansa en tête.

A propos de l’Allemande, easyJet lui a grillé la politesse le 31 octobre dernier, en arrivant la première à Berlin-Brandenburg, le nouvel aéroport de la capitale fédérale. Et ce n’est même pas un pied de nez à la concurrence. Un état de fait simplement.

En Allemagne aussi, la low cost anglaise est chez elle. Comme elle l’est en France, où cet hiver, elle multiplie les ouvertures de lignes domestiques. Des liaisons saisonnières, certes. Mais domestiques tout de même. Ça ne fait pas les affaires du pavillon français. D’autant que le passager français ne s’embarrasse pas de considérations patriotiques.

En 25 ans, easyJet lui a fait découvrir les capitales européennes. Lui qu’on croyait casanier, il a fallu un virus pour le confiner à domicile. easyJet lui a appris à cliquer sur les promos, à embarquer avec un seul bagage cabine et à payer pour boire. Lui qu’on disait râleur, il se révèle d’une étonnante docilité. Il n’y a pas de raison que cela change !

Gil Roy

15.11.2020

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

47 commentaires

  • philou
    philou

    Vous oubliez Air Inter compagnie, au combien profitable, sabordé par l état en raison du dogme de la concurrence a tout va.
    Première cie low cost avec tarif tricolore.
    Resultat 22 ans plus tard,on redecouvre l eau tiède et on s extasie devant easyJet jet et autre transavia.
    O tempora o mores

  • PlasticPlane

    @St.-Ex
    Relisez tout ce qui a pu être publié/posté sur ce forum au sujet des compagnies low cost, et probablement constaterez vous qu’il y a consensus sur quelque chose qui ne ressemble pas à ce que vous décrivez (« béatement admiratifs du transport aérien bas-coûts / bas-prix … »). Par contre, je suis surpris d’un tel ostracisme envers ceux que vous qualifiez de « hordes mal éduquées ». Ce sont nos/vos contemporains, et ils ne font qu’utiliser/valoriser des offres qui leur sont faites par des acteurs très cultivés… au moins économiquement.

    • St.-Ex.

      Simple question : évoquez-nous une destination de grande fréquentation qui donne encore envie d’être fréquentée ?

    • St.-Ex.

      Ce qui rencontre du succès n’est pas forcément bien (cf. les fast-food). Pourquoi n’acceptez-vous pas l’idée de « moins mais » mieux » ?! moins de voyages de piètre qualité sur des compagnies maltraitants leur personnel et au comportement prédateur, moins de séjours dans des endroits surpeuplés et abimés et dans des hébergements inconfortables et sans charme. Mais de temps en temps) un voyage en classe économique correcte (cf. Singapour Airlines par exemple), un séjour dans un endroit en état correct (je compte sur vous pour nous en citer) et un hébergement confortable, propre et avec du charme. Mais encore une fois, je vous rassure. Vous avez gagné. Le voyage de masse domine avec ses conséquences funestes. On ne reviendra pas en arrière. Ceux qui ont voyagé avant ce modèle destructeur ne peuvent que se remémorer leurs bons souvenirs et regretter. C’est dommage car cette planète était belle et comme l’écrivait Joseph Kessel : « on voyage pour la beauté de la Terre et l’amitié des hommes ».

      • PlasticPlane

        On dirait un disque rayé 🙂 Je vous laisse donc ce dernier mot…

      • stanloc

        St-Ex et Plastic plane « vous n’avez pas les mêmes valeurs » comme pour les rillettes C’est une question d’Education. Il faut de tout pour faire un monde. Quand je vois les paquebots de croisière avec des milliers de gens qui s’agitent au rythme imposé par les animateurs !!!!!
        Si le confinement fait souffrir beaucoup de gens c’est parce que pour certains s’ils ne sont pas réunis en « hordes » ils ne sont pas contents.

      • PlasticPlane

        @Stanloc
        … Sais pas. Par contre, ce que je sais, c’est qu’on ne parle pas de la même chose. Entre ne pas aimer « les gens », ce qui ressort clairement de certaines expressions, et ne pas aimer l’usage que font ces gens de ce que les professionnels du loisir ont imaginé pour eux (pour faire de l’argent, comme tout un chacun qui travaille), il y a une différence considérable.

  • St.-Ex.

    Une amie vient de me téléphoner. Elle gérait un restaurant à La Gomera (Iles Canaries). Plusieurs années tranquilles. Deux ferries amenaient des gens qui passaient la journée mais ne restaient pas. Principale clientèle ? celle de voiliers mouillant au port. Clientèle agréable, en nombre correct. Le port a été agrandi et des navires ont débarqué des foules de… 5000 croisiéristes. Plus aucun plaisir de recevoir ces hordes mal éduquées. L’amie est rentrée préférant travailler dans une cantine bio d’un village. Cela n’évoquera et ne suscitera certainement rien de positif à tous les auteurs de commentaires béatement admiratifs du transport aérien bas-coûts / bas-prix de masse et aux voyages à répétition dans des endroits caricatures de Disneyland.

  • stanloc

    Lorsqu’un journaliste (TV) demande à une personne « et si vous gagniez au LOTO, que feriez-vous de votre argent ?  » Neuf fois sur dix, (49 fois sur 50 ?) la réponse est « je voyagerais ». L’Homme est par nature (ou nécessité, parfois) un voyageur. La curiosité pour voir d’autres gens et/ou d’autres paysages est très forte. Les compagnies de transport ont flairé le filon. Comme le coût du transport est la pierre d’achoppement certaines ont joué sur la quantité de voyageurs à prix bas et d’autres préfèrent satisfaire « l’élite » à prix fort. Je ne vois là que des choses normales et seuls les chiffres peuvent dire qui a raison ou tord dans sa démarche. C’est ainsi qu’une économie de marché s’installe tout bonnement et je ne vois pas de raison de jeter l’opprobre sur les uns ou les autres. Laissons donc les choses se faire et se défaire selon la tendance du marché.
    Quant à l’impact sur la survie de la planète il y a du grain à moudre dans beaucoup de domaines et il n’y a aucune raison de fustiger une activité plus que toutes les autres. C’est en travaillant de concert que l’on fera des progrès pour diminuer notre impact négatif.

    • PlasticPlane

      Oui… Imaginons le débat il y a quelques siècles/décennies :
      « Au lieu d’aller au village voisin chaque jour avec un âne, pourquoi ne pas y aller qu’une fois par semaine sur une charrette et un cheval ?  »
      En suite : « Au lieu d’aller au village voisin chaque semaine en charrette, pourquoi ne pas aller qu’une fois par mois à la grand-ville avec le train à vapeur ? »
      Etc… :-). Et il ne s’agit là que de se déplacer.
      Après, s’agissant de la maîtrise des évolutions, c’est plus compliqué du fait même de la nature humaine… Néanmoins, progrès et démocratisation dans tous les domaines (santé, éducation, l’ensemble passant par la mobilité – tout se tient) sont globalement bienvenus.

      • Pilotaillon écolo

        La question de fond : voyageons nous pour faire un tour à « DisneyLand sur Danube » ou « sur Nil » (par ex.) ou si nous y allons pour nous ouvrir l’esprit, prêt à entendre et mettre en relation nos modes de vie et comportements respectifs (il y a respect), avec les autochtone (indigènes ?) du pays visités ?
        Voilà pourquoi j’appelle ce type de déplacement « de consommation ».
        Notre argent nous isole des réalités, nous donne à croire que nous pouvons être arrogants.
        Nous vivons avec davantage de facilité certes; encore faudrait-il en connaitre à la fois la valeur (carbone, aisance prise au dépend des ressources terrestres) et l’histoire. D’autres, avant nous ont accumulé des savoirs que nous utilisons, mais avec modération !
        De mon point de vue, si nous avons la chance d’apprécier – parce que nous avons fait ce qu’il faut pour – voler, il me semble que notre regard de privilégié devrait nous amener à observer globalement la vie terrestre, avec ses fondements.
        Des galons et un manche ne pourront jamais justifier de raisonner à court terme ou de haut.
        Sinon nous risquons d’atterrir un peu tardivement avec une GDB ou en CDB*

        *Gueule de Bois – Cheval de Bois.

  • Gauthier

    Bonjour St Ex,
    « Moi je ne voyage qu’en business », « hordes de touristes mal léchés », « moins mais mieux »…
    Ce sont des gens qui voyagent, en tant qu’hommes ils nous/vous valent !

    Qui pollue le plus dans le même espace: 15 mecs en éco qui vont à l’ibis budget ou 3 en business première qui louent une Porsche Cayenne pour aller faire du ski à Dubaï au mois d’août ?

    Comme beaucoup de gens qui ne mettent pas tout leur argent dans les transports, pour faire 1000 bornes j’ai le choix entre 10h de bagnole, 8h de train (et de métro) et 1h d’avion, et parfois, le direct dont les horaires collent aux miens, c’est un low cost…
    C’est un calcul rationnel, pas un complot !

    Entre le « modèle Hamish » et le vôtre, il y a un monde, celui des vraies gens, qui peuvent choisir comment ils voyagent. Et ils en ont le droit.

    • St.-Ex.

      La différence entre des hordes de prolos mal-léchés et des riches voyageant ? les seconds sont moins nombreux. Donc les conséquences de leur comportement seront moins lourdes… ce n’est pas le procès des prolos mais celui des conséquences du bon-marché dont se gavent ceux qui pourtant ont les moyens de faire autrement. Encore une fois, au lieu de deux long-courriers par an et de plusieurs moyen-courriers, plutôt un voyage lointain tous les deux ou trois ans mais dans de bonnes conditions de transport aérien, dans des hébergements de qualité et de charme et ainsi en ménageant la planète. Vous êtes plein de vos convictions et certitudes destructrices sans imaginer qu’il y aurait pu avoir une autre évolution. Donnez moi les noms des destinations en bon état. Je suis curieux de les connaître. Je vous plains si vous n’avez pas voyagé dans les années 1980. Mais rassurez-vous, vous avez gagné. Et la planète a perdu…

    • St.-Ex.

      L’année passée dans le vol Paris / Singapour, la nana qui voyageait devant moi et continuait vers Bali ne savait même pas que c’était… une île ! Quel intérêt que de tels gens voyagent ? cela les rend-il plus intelligents, plus instruits, plus cultivés, plus ouverts aux autres alors qu’ils recherchent des plaisirs peu coûteux, se baigner dans une eau polluée (Bali n’a pas de centrale d’épuration des eaux), danser toute la nuit ce qu’ils pourraient près de chez eux, des rencontres faciles y compris tarifées. « On voyage pour la beauté de la terre et l’amour des hommes  » (Joseph Kessel). Nous en sommes très loin, juste un vaste gâchis…

      • john Smith

        Je me suis rendu 4 fois à Oshkosh, je compte bien m’y rendre encore plusieurs fois. Je prends l’avion pour aller regarder des avions faire des ronds dans le ciel, et je reviens.
        J’ai encore le droit ?

      • …dans le même genre, entendu en Jordanie à Petra en croisant deux nanas, l’une dit à l’autre: « oui, moi c’est la première fois que je viens dans le Magreb »!
        Les voyages forment-ils toujours la jeunesse? peut-être du temps des bateaux à vapeur quand on prenait son temps, mais au temps des low costs, je suis septique!

      • Jean Baptiste Berger

        Et vous, que faisiez-vous dans cet avion pour Singapour ?
        Ce n’est pas un reproche, mais vous voyez vos raisons pourraient aussi paraître futiles à la nana dont vous blâmez le comportement et la pseudo ignorance. (Macron lui-même, qu’on ne peut quand même pas taxer d’ignare, a, dans un discours officiel de campagne, évoqué « l’ile de Guyane », territoire dont il briguait l’autorité !).
        D’ailleurs, si j’ai bien compris, cette « nana » voyageait dans la même classe que vous et pas sur une compagnie low cost !
        Je m’associe à de nombreux commentateurs sur ce thème, ce ne sont pas les low cost qui sont à blâmer, ni ceux qui, grâce à elles, ont enfin les moyens de voyager .
        Ce sont celles, parmi ces compagnies, qui ne respectent rien en matière de règles sociales, que ce soit pour l’emploi, les pots de vins aux élus et les règles élémentaires de concurrence (vente de billets à un prix inférieur au coût de production sur des lignes dont elles ont pourtant obtenu le droit d’exploitation comme celles qui travaillent honnêtement .
        Easy jet joue le jeu.
        Air France aussi et avec Transavia va enfin s’adapter a cette nouvelle clientèle qu’elle va, je le souhaite, re conquérir.

  • Vous avez tout à fait raison St.-Ex. (excusez du peu…) je ne voyage qu’en business, c’est pas pour cela que je dénigre le modèle d’EasyJet qui a sa place et qui amènera Air France à respecter ses clients.

  • St.-Ex.

    Les compagnies ariennes bas-coûts / bas-prix sont un désastre : mauvais traitement des salariés, position dominante face aux aéroports secondaires desservis qui ne perçoivent pas ou peu de redevances aéroportuaires, multiplicité des vols donc de la pollution et contribution à la destruction de la planète par le transport de hordes de touristes irrespectueux. Elles sont l’équivalent d’Amazon pour le commerce. Il aurait fallu moins mais mieux. Voyager moins souvent mais mieux (meilleure qualité de la classe économique, espoir de découvrir une destination qui ne soit pas ravagée). Mais lorsque l’on lit la majorité des commentaires, on comprend que ce qui domine c’est l’envie du pas cher et du beaucoup : un fast-food par semaine et non un restaurant correct par mois. Ceux qui découvrent les voyages aujourd’hui sont à plaindre même s’ils sont satisfaits…

  • EasyJet n’existerai pas que le monde ne se porterai que mieux.

    Après avoir opté pour le Boeing 737 au moment de son lancement, EasyJet a tout bonnement viré en faveur d’Airbus suite à un petit chantage classique de l’État francais.
    Pour obtenir des slots à Orly, EasyJet devait choisir Airbus sous peine de se retrouver à Beauvais.

    La liste est longue.

    Quoiqu’il en soit, en dépit des avis d’experts d’oiseaux de malheur, une fois le vaccin qui sera d’ailleurs américain, sera distribué à tous et toutes, le trafic aérien repartira en trombes. Des dizaine de millions de voyageurs sont dan les starting block.

    Pour ma part, je ne sera jamais avec EasyJet, ni JetBlue, ni Air Transat, ni Delta Air Lines,…

  • asrine

    Bon article ,il faut aussi remarquer que les salaires et les conditions de travail ne sont pas équivalentes ,plus proche des anciens de l’aeropostale ,que des seigneurs d’air france ,mais il est certain que la crise sanitaire ,va remettre beaucoup de pendules à l’heure , aussi bien dans le transport aériens ,que dans le spectacle ou les medias ,l’époque ou l’etat versait de l’argent à un compagnon de route du décore de la francisque pour monter canal ou on encourageait le mauvais gout ,et la nullité crasseuse, est j’espere abolie .
    Mais malheureusement la retraite à 60 ans ,les 35 heures ,et toutes les mesures démagogiques prisent par les soit disant progressistes, ne vont pas contribuer ,à remettre de l’huile dans les rouages.
    Et je ne vois pas un general De Gaulle à l’horizon (je suis né en 1929)

    • stanloc

      Pour moi un militaire au sommet de l’Etat ce ne serait pas une bonne chose. D’ailleurs aucun chef d’Etat ni aucun PDG ne font l’un le pays l’autre une entreprise. Certes certains sont capables d’anéantir les efforts que font les gens de bonne volonté placés sous leurs pouvoirs, mais c’est la mentalité des gens qui est le maître mot. Cette mentalité elle découle de l’ EDUCATION que les gens ont reçue et c’est la qu’il faut sérieusement « redresser la barre ».

    • Tonton Volmant

       » la retraite à 60 ans ,les 35 heures ,et toutes les mesures démagogiques prisent par les soit disant progressistes,  »
      prisent (?) prises !
      Vous voulez retourner au XIXème siècle ?

  • Claude d'Albronn
    Claude alexandre d'Albronn

    Le bon temps, ou avec la complicité active de la DGAC Air France éliminait toutes les compagnies privées est révolu ! UTA, AOM, Air Liberté etc !!!
    Les cocoricos qu’on entendait sous l’ancienne présidence se sont tus !
    Le résultat est là !
    Le manque de vision de dirigeants incompétents, issus du sérail, assis sur des diplômes d’un autre âge, est sidérant !
    On mesure maintenant les conséquences désastreuses !
    Bravo easy jet !

    • Pilotaillon, vivant et réaliste

      Le marché pris par les Airbus oranges l’ont été par les prix du billet, c’est donc davantage une conséquence du changement de modèle basé sur les coûts.
      Si Easyjet était entré sur le marché en dupliquant l’ancien modèle, effectivement nous n’en serions pas arrivé à la situation actuelle.
      Pour faire un parallèle parisien, les taxis historiques devenaient « limites » dans leur attitude vis à vis des clients, avant l’arrivée de concurrents opérant avec un autre modèle.
      Aujourd’hui nous mesurons comment l’accueil et le respect – le service rendu – des passagers a changé, dans les taxis canal historique…
      Il y a toujours un instant de flottement (révolte) à chaque évolution du marché.
      Nous avons vu l’arrivée des grandes surfaces, des autoroutes etc… en même temps que la disparition des petits commerces ou garages avec pompes à essences. Ces artisans sont partis, remplacés par d’autres dont personne ne se plaint (ou presque) aujourd’hui.
      Comme le boucher indépendant (70 heures par semaine) a eût le choix d’entrer dans la grande distribution (35 plus les heures sups),
      Je ne sais pas par contre le passage d’AF à Easyjet… le job des équipages doit être différent.
      Mais il n’y a pas que des perdants. En prenant au passage des clients au rail, les low costs ont contribué à développer le tourisme low-cost et de fin de semaine, qui favorise d’autres pôles, etc…
      Qui peut s’en plaindre si l’on est installé à Porto ou à Budapest ?
      Effectivement il faut être du bon côté de la tendance.
      Nous participons tous à l’évolution, en profitant des avantages de l’époque… Qui pense à tous ces changements quand il valide son achat sur le Web ?

      • St.-Ex.

        @Raoul Volfoni. Ceux qui travaillent pour une compagnie « bas-coûts / bas-prix » ne le font pas volontiers. Ils auraient préféré œuvrer au sein d’une vraie compagnie les traitant correctement. Quant aux destinations qui ne seraient pas détruites ou abîmées, nous sommes nombreux à attendre que vous nous les fassiez connaître…

    • St.-Ex.

      Quel avis étriqué ! qui ne tient pas compte de l’aspect destructeur des compagnies aériennes bas-coûts / bas-prix. Elles maltraitent leurs personnels, contribuent grandement à la pollution, imposent leur diktat aux aéroports secondaires et font voyager des millions de touristes mal-léchés qui détruisent tout sur leur passage. Ne pouvez-vous pas un instant imaginer un autre modèle ?! Moins mais mieux. Moins de voyages avec des prix alignés sur les coûts permettant aux salariés du transport aérien de vivre correctement ainsi qu’aux compagnies traditionnelles. Et mieux pour les voyageurs avec des conditions correctes en classe économique et l’espoir d’arriver à destination de ne pas la trouver ravagée. « feed your head » (Alice aux pays des merveilles).

      • Raoul Volfoni

        Etriqué ? Au rayon des clichés votre commentaire n’est pas mal non plus, le personnel des low cost reste libre d’aller voir ailleurs ce ne sont pas des esclaves asservis, si ils restent c’est qu’ils y trouvent leur compte et on ne peut surement pas mettre toutes les compagnies a bas coût dans le même sac. Quand aux touristes qui « détruisent tout sur leur passage » pour un peu à vous lire on imagine la version 2.00 des invasions barbares descendant en hurlant des passerelles d’aéroport, bouclier et gourdin à la main…. . Merci pour l’éclat de rire 🙂

  • Mcmanus

    Merci pour cet article lucide et réaliste sur EasyJet, qui a su faire du low cost une alternative incontournable et efficace aux compagnies nationales, dont Air France pour les Français. Un sens aiguisé du marketing, la maîtrise interne des frais généraux, la chasse aux coûts accessoires ont fait d’EasyJet la compagnie qui gagne le cœur et le portefeuille de ses clients. C’est le modèle économique EasyJet, fait d’adaptabilité et de respect du client, orienté tarif et « expérience client » qui gagnera, quand Air France s’échine à courir après les profits, tout en accroissant ses pertes. D’un côté EasyJet qui a tout compris, et de l’autre Air France qui perd inéxorablement des parts de marché sur le court et moyen courrier. Même les navigants d’EasyJet adhèrent à la politique de l’entreprise. Notable, face aux grèves et actions syndicales incessantes dans les autres compagnies, dont beaucoup (et Air France) ont été rayées des tablettes des services achats qui doivent organiser les déplacements de leurs salariés.

  • Pilotaillon écolo

    Le sujet n’est pas le produit, le service, mais ce que l’acheteur trouve comme intérêt au travers de son achat…
    Certains achètent des prix, d’autre des certitudes (religions, partis politiques, écologie théorique), et une petite part que mon optimisme me donne à penser qu’elle s’accroit, des savoirs.
    Mon optimisme me dit également qu’en ouvrant des livres (le web) je gagne un peu de perspicacité et de discernement.
    En attendant (enfin de moins en moins car il faut tout et tout de suite) nous noyons notre curiosité détournée dans un flux de « n’importe quoi » (réseaux sociaux + putaclic) et d’activités soit disant lucratives ; je bosse pour me financer dans un système qui demande sans cesse davantage de moyens et grignote les fondements de la vie.
    Cette accélération surtout, offre la plus belle des excuses (que nous regretterons) : je n’ai pas le temps.
    Alors je vois Easyjet comme la compagnie qui surfe sur le déplacements « coup de cœur », tellement faciles qu’ils se consomment par milliers, comme nous allons faire nos courses : « pour 50 balles je passe en courant d’air devant des trésors culturels et des lieux habités , d’où je ramènerais uniquement des images dans mon smartphone ».
    Je n’oublie pas les familles qui peuvent se retrouver et les vraies nécessités…
    Vivement une génération qui sache remettre notre part d’humanité, une avidité pour la connaissance, la redécouverte de ce que nous sommes (notre histoire, nos voisins qui sont souvent nos cousins) et de la raison.
    On n’existe pas par nos achats car tout s’achète (les plus vils comportements et manipulations sont mobilisables pour ça), revenons à davantage de sens et au respect, à la conscience, de nos origines.
    Je pilote (j’essaie humblement) un chiffon volant ou un avion rudimentaire pour me mettre dans une autre dimension qui m’oblige (de manière ravissante) à me confronter et à m’adapter à l’air et aux obligations de la situation (le capital de l’expérience acquise et partagées par mes compères) pour savoir qui je suis à travers ce que je fais.
    Je préfère la discrétion, le silence et propose le plus souvent de le partager car c’est vraiment extraordinaire, sans comparaison avec la simulation, la procuration, car il faut que le sol s’éloigne pour de vrai…

    • Jean-Loup FROMMER

      En tant que spotter occasionnel, avant Covid, à Bâle-Mulhouse, enlevez le avions d’Easy-jet … et il ne reste presque plus d’avion à photographier !!

  • Salusse

    Usager régulier de la ligne Nice Paris, je suis devenu client Easyjet. Au début ce fut à cause des prix. Mais ce n’est plus le meilleur argument car, sur ce trajet, grâce à internet qui permet d’aiguiser la concurrence, facile à consulter, si l’on achète son billet avec un peu d’avance on constate que AF est arrivé presque au même niveau. En revanche, Easyjet a réussi à éradiquer les insupportables retards « dus à l’arrivée tardive de l’appareil »… Dès que le dernier passager sort de l’avion qui vient d’arriver, l’embarquement commence avec les passagers ayant déjà passé le contrôle, c’est bien rôdé. On a l’impression que les avions oranges font ainsi beaucoup plus d’heures de vol quotidiennes que les blancs, ce qui explique sans doute la rentabilité. Tout n’est pas parfait mais au bilan, la balance penche du côté d’EasyJet.

    • St.-Ex.

      Mais elle ne penche pas du côté des salariés d’easyJet… Or vous faites partie d’un ensemble. Vous aurez peut-être un enfant qui sera obligé de travailler chez cette compagnie et vous rapportera les conditions qu’il doit supporter. Il en est de même pour Amazon et les petits commerçants. Il n’y a pas que le gain financier immédiat qui compte. Mais aussi les conditions d’emploi chez Amazon, le tissu social que constituent les petits commerces, leur accessibilité, leur disponibilité, etc. Le pas cher (pas bon) est destructeur pour notre société !

  • Numa johnston

    Ait France est morte. Vive easy jet, Ryanair et Transavia.

    • Jean Baptiste Berger

      Comparer Easy jet à Air France est pertinent.
      Mettre Ryanair sur le même plan ne l’est pas.
      Le moins-disant social porté à son paroxysme par un pirate Irlandais qui surfe sur les disparités fiscales d’une Europe imparfaite en s’appuyant sur la vénalité des dépenseurs régionnaux (et nationaux) de nos impôts n’est certainement pas un modèle à vanter.

    • Philippe

      Non pas vive ryanair qui emploie tres peu de personnels sous contrats. Demandez à tous les pn qui se sont faits virés du jour au lendemain car autoentrepreneur en irlande sans rien, aucune protection sociale er juste le rsa pour les francais.

    • St.-Ex.

      O’Leary, le patron de Ryanair est un individu peu recommandable. Il va jusqu’à posséder une licence de taxi afin de pouvoir utiliser les couloirs réservés pour se rendre à son bureau de l’aéroport de Dublin. C’est révélateur de son état d’esprit.

  • concorde28

    Superbe article, comme d’habitude !
    Merci

  • Pour reprendre votre conclusion, il est certain que le passager français mais aussi le Français en général est devenu docile après des dizaine d’années de lavage de cerveau (TF1, le foot et les médias en général).

    • PlasticPlane

      Bonjour Colibri
      Évidemment, les grands penseurs et libres d’esprit acceptent, eux, de dépenser plus, et choisissent en toute indépendance les compagnie hi cost 🙂

      • Colibri

        Je n’ai jamais dit qu’il ne fallait pas utiliser les Low Cost, je ne fait que parler de la docilité et de la maléabilité d’un nombre toujours grandissant de Français.
        Je souhaite d’ailleurs longue vie à EasyJet.

      • St.-Ex.

        Pourquoi ne voyagez-vous pas moins mais mieux ?! Au lieu de vous empiffrer de voyages de mauvaises qualité, pourquoi ne pas en réaliser un de temps en temps ; classe éco correcte sur une vraie compagnie ou mieux en classe affaires, hébergements de charme, destination encore en bon état ?

      • Jean Baptiste Berger

        @St ex
        Je crois que vous exagérez le comportement « fast food » des utilisateurs des low cost.
        Les gens qui voyagent aujourd’hui sur ces compagnies n’effectuent pas forcément beaucoup de voyages individuellement, mais maintenant ces voyages leur sont accessibles alors qu’ils ne l’étaient pas avant.
        Par contre, le fait que beaucoup plus de monde ait ainsi accès aux voyages crée les « hordes » dont vous parlez, même si pour chacun ce déplacement n’a lieu que rarement.
        Là où je vous rejoins c’est sur l’excès de libertés que s’offre, avec la complicité des politiciens régionnaux (chantage à l’emploi, etc…) Ryanair qui vend ainsi des billets bien en dessous du prix du service, en faisant nettoyer les cabines par des hotesses de l’air sous payées et qu’elle vire sans ménagement, en extorquant des subventions qui rentrent directement dans les poches du patron et ses actionnaires, etc…..
        L’article d’Aérobuzz est bien documenté, ce comportement n’est pas celui d’Easyjet.
        Les conséquences écologiques sont un autre sujet qui a été (et va encore…) être largement débattu sur ce blog !
        Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain….

      • St.-Ex.

        Il ne s’agit pas d’être « grands-penseurs » mais de réfléchir. Au lieu de deux long-courriers par an et de plusieurs moyen-courriers, plutôt un voyage lointain tous les deux ou trois ans mais dans de bonnes conditions de transport aérien, dans des hébergements de qualité et de charme et ainsi en ménageant la planète. Vous êtes plein de vos convictions et certitudes destructrices sans imaginer qu’il y aurait pu avoir une autre évolution. Mais rassurez-vous, vous avez gagné. Et la planète a perdu…

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