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Le paradoxe français

Rien n’arrête la voltige française. Pas plus un coronavirus que les russes. La saison 2020 vient d’en apporter la preuve. Certes, la France fait partie des nations qui ont relevé le défi d’organiser leur championnat national. On n’attendait pas moins d’elle. Mais, surtout, le championnat de France n’avait encore jamais réuni autant de pilotes. Des pilotes affamés de compétition qui ne se sont pas fait de cadeau. Les retrouvailles post-confinement ont été musclées.

En l'absence de compétitions internationales, la Fédération française aéronautique voulait garder ses champions sous pression. C’est gagné ! Les autres disciplines aéronautiques s’en sortent bien également malgré un début de saison tout aussi cauchemardesque. Les structures sont solides. Notamment parce que l’Etat leur en donne les moyens.

Oser une telle affirmation, la semaine où ce même Etat décide de taxer l’aviation de loisir, et donc en premier lieu les aéro-clubs, c’est risqué. Pourtant c’est la réalité.

Sans le soutien financier et matériel du ministère des Sports, l’équipe de France de voltige serait comme ses adversaires, un regroupement hétérogène d’individualités. Des pilotes qui ont les moyens de s’offrir un avion de voltige et de financer leur entrainement. Pas forcément les meilleurs, mais assurément, les plus aisés financièrement. La France serait passée à côté de Louis Vanel : champion de France 2020, champion du monde 2019. A peine 30 ans et pas de fortune personnelle.

Avant lui, il y en eu d’autres. Le plus grand de tous peut-être : Renaud Ecalle. Et même s’il s’est révélé au sein de l’Equipe de voltige de l’armée de l’air, Renaud, comme Louis, était un pur produit de la filière aéro-club. Comme Alice Gavet Junker dont la joie a illuminé le podium de la catégorie Excellence, l’antichambre de l’Unlimited. Alice sacrée championne de France 2020 devant huit hommes. 30 ans, elle aussi. Commandant de bord sur PC-12 chez Jetfly. Alice sur les traces d’Aude. Aude Lemordant, triple championne du monde. Pilote de 777 à Air France. « Made in Aéro-Club »

L’état est capable de subventionner des fédérations aéronautiques. Il met à leur disposition des cadres techniques de qualité. Avec pour mission de donner leurs chances aux jeunes talents et d’encourager la féminisation de la pratique sportive. Un travail sur le long terme. Les résultats sont tangibles. Et dans le même temps, ce même Etat sacrifie sans état d’âme ces mêmes aéro-clubs en taxant leur carburant. D’un côté, un projet ambitieux. De l’autre côté des bricolages mesquins. Et au final, des idées généreuses malmenées par de pitoyables calculs politiciens.

Ils et elles ont 20 ans, 30 ans. Ils et elles volent sur les avions de plusieurs centaines de milliers d’euros mis à leur disposition par la communauté. Ils et elles sont formés par des instructeurs professionnels bénévoles (ou presque). Ils et elles seront plus tard pilotes de ligne, pilotes de chasse, ingénieurs aéronautiques, hauts fonctionnaires européens, championnes du monde. Il y a peut-être même parmi eux, le ou la future secrétaire d’état aux Transports. Seule certitude, pour vivre leur rêve, il leur en coutera un peu plus cher à partir du 1er janvier 2021. A moins que d’ici là, les députés refusent de voter l’amendement qui vise à aligner le prix de l’AvGas sur le Super. Ils ont la possibilité de préserver une des rares formes d’ascenseur social qui fonctionnent encore en France.

Gil Roy

 

4.10.2020

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A propos de Gil Roy

chez Aerobuzz.fr
Gil Roy a fondé Aerobuzz.fr en 2009. Journaliste professionnel depuis 1981, son expertise dans les domaines de l’aviation générale, du transport aérien et des problématiques du développement durable l’amène à intervenir fréquemment dans diverses publications spécialisées et grand-public (Air & Cosmos, l’Express, Aviasport… ). Il est le rédacteur en chef d’Aerobuzz et l’auteur de 7 livres. Gil Roy a reçu le Prix littéraire de l'Aéro-Club de France. Il est titulaire de la Médaille de l'Aéronautique.

38 commentaires

  • Cosy

    toutes ces TESLA qui consomment ZERO litres du carburant, comment participent t’il à la ré-remplissage des caisses de l’état.

    Voici le temps d’introduire une taxe basée sur le kilomètre au lieu de litre…

    • Raoul Volfoni

      Pas d’inquiétude, c’est surement dèjà prévu sous une autre forme: Quand le parc des voitures électriques sera jugé suffisant et l’installation des compteurs électriques intelligents suffisamment avancée, vous verrez vite apparaitre une ligne de taxes supplémentaire sur votre facture d’électricité sur chaque kwh utilisé pour charger votre voiture. Ca compensera la TIPP que vous ne payerez plus, qui peut imaginer que l’Etat ferait cadeau de cette énorme manne financière ? Surtout vu les dépenses actuelles… .

  • Stormy
    Stormy

    Je suis perplexe quand je lis que les aéroclubs ont formé beaucoup de jeunes qui sont devenus « pilotes de ligne, d’essais, de chasse » ….
    J’ai été tout ce qui précède, et je ne suis pas passé par les aéroclubs – mes parents n’étaient pas assez riches, point. Et j’ai souvenir de maintes et maintes candidats pilotes sur Fouga Magister ou Alpha-Jet qui se la jouaient un peu au début – au tout début, juste avant de se faire éliminer. Car nos instructeurs le disaient bien : « ceux parmi vous qui ont déjà volé en aéroclub, il va falloir qu’on vous fasse oublier tout ça, perdre ces mauvaises habitudes » – et de toutes façons, après les 20 premières heures de vol il n’y avait plus de différence. Ensuite pendant toute ma carrière dans l’Armée de l’air, combien de fois n’ai-je pas entendu (ou dit!) « ce n’est pas l’aéroclub ici ! » … mais pour aller dans l’aviation de ligne ensuite, pourquoi pas, surtout si vous êtes PNC dans un aéroclub AF, c’est connu.
    Que vaut vraiment la formation de ces aéroclubs ? je me souviens des Cessna Pilot Center d’il y a 40 ans, où on vous apprenait à virer avec le pied d’abord, puis ensuite avec le gauchissement – au secours !
    Je suis repassé plusieurs fois par les aéroclubs (j’ai dû en fréquenter une dizaine, au fil de mes domiciles) sans grande conviction, et en fait voilà, je n’ai pas trop aimé. De vieux avions, des locaux tristounets et en désordre, un mélange de vieux pilotes qui friment et de fils à papa, des rancœurs et souvent des ambiances un peu foireuses, voilà. Et dans l’aviation civile, de l’argent, toujours de l’argent à chaque étape…. Interrogez-vous pourquoi justement, beaucoup abandonnent après trois ou quatre ans…
    Quand j’ai besoin d’un avion, je vais dans une école ou une société et j’en loue un, terminé. Peut-être ai-je tort.
    Maintenant pour rester dans le fil de cet article, je suis bien d’accord pour m’indigner du scandale que représenterait une taxation supplémentaire de leur essence – alors laissez-les tranquilles, que diable ! et que tous ces jaloux se consacrent à autre chose – mais voilà, c’est une cible facile. Dans la ville méditerranéenne de ma jeunesse, l’aéroclub ne tenait pas la comparaison côté frime avec les motos et les cabriolets…

    • stanloc

      La description de votre cursus fait pitié pour vous.
      Moi je peux vous donner des contre-exemples comme il y a très longtemps ce cdt de bord sur 747 qui était le président et la cheville ouvrière du vol en montagne avec atterrissage sur glacier. J’ai eu comme président de mon aéro-club le sélectionneur de l’équipe de France de voltige et dans ce même club un instructeur pour le vol de nuit qui était copilote sur Concorde et qui avait même convoyé un monomoteur des USA en Europe. Et que dire des pilotes qui ont sauvé les passagers de leur avion de ligne car ils volaient régulièrement sur planeur.
      Je ne sais pas si aujourd’hui il y a autant de pilotes professionnels à voler régulièrement sur avions de tourisme mais autrefois c’était fréquent au point que je me suis fait souvent la remarque que c’est la seule profession où on a des gens qui ont pour loisir une activité quasiment la même que celle qui les fait vivre. Il est clair que c’est plus excitant de préparer une nav sur DR400 que de faire la Navette entre Orly et Toulouse combien de fois par jour ? Et les deux ou trois pilotes du CEV qui venaient ESSAYER (gracieusement bien sûr) nos avions en CNRA !!!!! C’est avant tout une question de personnalité. Il y a de tout.

      • Stormy
        Stormy

        « préparer une NAV sur DR 400 » ?? j’ai plusieurs fois traversé le France en avion léger (CE 43, TB 20, Cessna 172, HR 100) j’ai volé en Corse, au Sénégal aux Antilles, sur ces mêmes avions, et je n’ai jamais ressenti le besoin de « préparer une NAV » Je regarde la météo, je fais le plein, je ne reste jamais en l’air à moins du quart des réservoirs, et ensuite je décolle et je vais là où je veux aller en pointant correctement le nez de l’avion. Et pour votre info, ça marche même à 500 ft et 450 kts en Mirage III dépourvu de système de navigation.
        Ensuite je ne comprends votre phrase sur les pilotes du CEV (vous voulez dire les pilotes d’essais ?) vous pouvez préciser les raisons de votre amertume ?

    • Joel

      Je rajouterais, qu’un pilote militaire,s’il n’a pas son réacteur gonflé à la Testostérone au cul, il est franchement en détresse sauf s’il a fait de l’aéroclub ou du planeur, pour autant qu’un Rafale ça plane, mais ça concerne aussi les avions de ligne.

      • Stormy
        Stormy

        Je vous rassure : avant de piloter des avions de chasse, on avait été formés sur D140E Mousquetaire (à l’époque) puis sur CAP 10 et on avait même été lâchés planeur.

  • 2xf

    Arrêtez de geindre les gars, de toute façon vous continuerez à voler car vous en avez la volonté et les moyens. Mais, à mon sens, ça ne vaut pas(plus) ce que ça coûte ! (160 à 180 €/h en 2020) …
    Le problème c’est que nous n’investissons plus dans des « navs » après l’obtention du brevet. Nous ne faisons pour la plupart que des « ronds dans l’air » car une navigation c’est 500 à 1000 € minimum. Ca devient Ridicule !
    Beaucoup d’argent dépensé pour voler et très peu de liberté dans le pilotage avion contrairement à ce que l’on veut nous faire croire. Des contraintes continuelles et une formation quasi professionnelle pour ne piloter souvent que de (très) vieux coucous d’aéroclub (parfois sans freins… je sais de quoi je parle).
    Les aéro-clubs perdent 8.000 pilotes par an (compensés plus ou moins par de nouveaux arrivants pour l’instant) et ce n’est pas étonnant. 5 ans de pilotage par pilote en moyenne. 2 500 brevets par an, soit un pour 3 élèves.
    Un pilote moyen met 2 à 3 ans à être breveté, puis vole encore deux ans durant lesquels il ne fait que de petits vols, histoire de dire qu’il sait piloter un avion (ça fait bien), puis s’arrête. Les jeunes qui veulent devenir pilotes pro ont l’argent de Papa et Maman derrière et finissent en école privée à 110000 €, s’ils ne veulent pas passer par Mathsup et Mathspé, l’Armée ou par un prêt bancaire. Arrêtons de faire semblant et assumons, enfin, le fait que l’aviation de loisir, ben oui, c’est très cher ! Cessons également de faire croire que notre activité est physiquement et intellectuellement élitiste, alors que les pilotes de 75 ans sont légion chez nous et qu’ils ne tiendraient pas en ligne une moto de 250 kg ! En somme, arrêtons d’essayer de nous faire passer pour ce que nous ne sommes pas (ou plus) et les gens reviendrons sereinement vers nos aéroclubs.
    On incite les « CSP+ » à s’inscrire en aéro-clubs, et on voit leur phase motivée… suivi souvent par une phase de désillusion face à une réalité faite de contraintes nombreuses et au fait que leur Livret « A » fond comme neige au soleil. C’est un mirage qu’entretient l’aviation de loisir, sauf pour les réellement riches, ceux qui font vraiment vivre les Aéroclubs. Ils permettent aux autres, aux plus « accros » d’entre nous (dont je fais partie), de continuer à voler jusqu’à ce qu’un Médecin dise « stop ».
    Pour beaucoup le PPL semble être devenu « une charge » à maintenir, parfois même à confirmer. D’un lieu convivial, l’aéroclub est passé à une « école privée sans valeur ajoutée» ou un coup de balai à donner dans les locaux semble insurmontable pour certains. Ajoutée à la sécurité de plus en plus contraignante, ça peut dégoûter les plus courageux d’envisager le voyage aérien qui seul permet réellement de renflouer les caisses des clubs. Les « Baptêmes de l’Air » et autres joyeusetés du genre servent surtout à faire des heures « gratos », mais n’ont financièrement que peu d’impact sur les comptes d’un club (là aussi, je sais de quoi je parle).
    Une formation de 20h serait peut-être une solution envisageable, en supprimant le superflu voire l’inutile ! Libre à nous de nous former ensuite en fonction de nos buts personnels, et surtout, en fonction de nos moyens. Ceci, pour faire ce que la plupart des « pilotes du dimanche » souhaitent faire : Se poser sur les pistes du coin et partager un verre avec des amis.
    Le manque d’argent est le principal frein, avec la météo, empêchant nos avions de voler. Assumons le et arrêtons d’essayer de donner de notre activité un vernis « populaire ». Ca ne marchera pas car personne ne sera dupe.
    Arrêtons aussi avec cette histoire d’augmentation du prix de l’Avgaz : Nous avons tous les moyens d’encaisser cette hausse et même au-delà, c’est ce qui fait la force de l’aviation générale et lui permet de perdurer. Non ? … Menteur !
    Bref : Vive la moto !!!

    • stanloc

      « C’est bin vrai, ça » ; disait la Mère Denis, mais pas qu’elle.
      Quand je pense que même les ULM ont un transpondeur comme un A380

    • Jean-Mi

      Je plussoie très fortement ! Bravo !
      Ce que vole la très grosse majorité : voler ! Pas devenir un pro des procédures et des documents de vol et d’entretien.
      Juste voler, dans les règles de l’art (que beaucoup ne connaissent plus, même des instructeurs), juste pour le loisir d’être en l’air, en respectant le code de l’air comme on respecte le code de la route. Pour faire un tour dans le coin ou aller faire la bise à un copain à 200 bornes de là.
      Pour le plaisir d’aller faire un tonneau et un peu de vol dos à 10 minutes du terrain et de revenir, sans avoir à justifier de 200 heures de Rafale pour emprunter le CAP10…

      Laissez-nous voler !

  • Presto

    ULM biplace
    Rotax 100cv
    Mogas SP98
    Bons vols

    • salut Presto, moi aussi, ancien pilote de ligne, issu des aeroclubs, et m’eclatant en voyageant avec mon MCR ULM et à faire des splashs avec mon hydro monoplace, les deux tournant au SP98…aller faire des heures en AC sur des camions datant des années 70 pour garder mes licences? quel interet, à moins de voler toujours à quatre? même la voltige, le planeur et le vol en montagne peuvent se pratiquer en ULM!

      • stanloc

        Parce que vous profitez de ce que j’appelle une véritable entourloupe de la DGAC qui au lieu d’assouplir raisonnablement la licence de pilote privé avion a fermé les yeux sur la dérive scandaleuse qu’a pris le mouvement ULM. Du foutage de g…………

  • thierry laporte

    Mais quel est la différence entre ce genre de vol et une croisière en bateau ?
    On part et revient au même endroit, juste pour le plaisir.
    Mais là, c est en avion. Et l’avion c’est pour les riches. Et les « ecologistes » français (d’extreme gauche, mais on dit écologiste, ça fait moins peur) n’aiment pas les riches. Donc l’avion, c est pas bien.

  • bretagne 35400

    Bonjour ,
    En effet les interventions de l’Etat Français pour ce sport , c’est « peanuts » par rapport aux 1200 Milliards de déficit …

  • JLA

    Les aéroclub constituent une porte d’entrée incontestable aux développement des sports aériens. Ce serait un non sens inutile de taxer en pleine crise sanitaire et affaiblir les club.
    Que dire des autres sports comme le foot ou le rugby?
    Coupe du monde de foot 2018 en Russie: 2000 supporters à Kazan, 2000 à Leksterinbourg, 5200 à Moscou entre autre, pas à pied.
    Rugby: 10.000 supporters venus de France à Murrayfield tournoi des 6 nations 2020, pas à pied.
    Ce ne sont que quelques exemples.
    Sans dénigrer le rugby et le foot, osez calculer le nombre de jets commerciaux et l’impact carbone de ces sports.
    Osez et surtout comparez. Arrêtez de tirer sur des ambulances.

  • Voconce

    Le Paradoxe n’est qu’apparent.
    Tout à fait d’accord pour dire que l’état ne peut pas refuser de taxer les carburants quel que soit le domaine d’utilisation. Et si l’état ne veut pas pénaliser les aéro-club par exemple, il augmentera les subventions en conséquence. S’il ne le fait pas n’accusons pas les verts. Cela s’appelle une bonne gestion cohérente avec la politique que l’on veut mettre en place : À l’intérieur d’une catégorie, ceux qui consommerons moins seront favorisés, mais globalement la mesure peut être neutre pour une catégorie d’utilisateurs des carburants … si l’État le veut bien !
    Mais ne nous faisons pas d’illusions, les prochaines années ne seront pas à l’augmentation des subventions, les crises de nerf des pilotes amateurs ne pèserons pas lourd face à l’endettement post-covid de l’État.

  • Sylparm

    C’est drôle, pour un article parlant de la formation en aeroclub de ne pas mentionner la championne de France unlimited….
    Un problème monsieur Roy ?
    Et ce n’est pas la première fois

  • Joel

    « aligner le prix de l’AvGas sur le Super »:je croyais que l’AvGas était déjà plus cher que le Super ? Ca serait plutôt une bonne nouvelle, alors ? Je me trompe ?

  • Herrenschmidt

    Après toutes les tracasseries administratives pour le renouvellement des licences voilà bien la bêtise française en application du prix de l’essence aviation. Bougres d’humains qui ne réfléchissent jamais du bien fondé de leurs réflexions sur le futur désastre qu’ils entrainent .

  • seulavec
    BOUR Michel

    Bonjour
    Aujourd’hui certains découvrent, en regardant leur boussole, qu’elle est devenue complétement folle. Ils ne savent plus à quel Nord se fier. Entre les Verts, les Bleus, les Marrons, les Rouges avec en plus, une cohorte de promesses, de flatteries et d’enfumages pré-électoraux, l’interrogation devient grandissante, le désintérêt aussi. Nos Paysans élèvent des animaux pour nous nourrir, les Maraîchers produisent des légumes pour nous nourrir, les Sylviculteurs plantent et cultivent des Sapin de Noël pour une fête de fin d’année.
    A ce rythme-là, les animaux, salades, sapins de Noël devront passer devant un tribunal pour savoir s’ils sont condamnés à mort ou graciés par les consommateurs. Les droits de l’homme rament, le bien-être animal supplante.
    Tous ces gens ignares de la dame nature terre nourricière, ignore tout du bon sens Rural bien de chez nous ! Ils sont à la recherche dans leur propre intérêt égoïste d’une qualité de vie à leur mode qui n’existe pas et qu’ils espèrent trouver.
    Les verts et autres ont du succès parce que les électeurs ne croient plus en rien. Alors ces derniers, votent en totale méconnaissance, comme une femme achète un vêtement dernier cri à la mode pour ensuite le jeter puisqu’il n’est plus d’actualité.
    Et moi dans tout cela, je pars rejoindre la France profonde pour dialoguer avec messieurs les merles, rossignols, lapins et autres habitants d’une nature saine et propre. Pour observer toute cette faune je monte à 1500 ft. Un spectacle grandiose m’attend et comble ma solitude. Une solitude constructive et pédagogique avant de rejoindre une altitude non modifiable de 0 ft.
    Ouf quel beau vol !
    Cordialement
    Michel BOUR

    • 2xf

      Prenez votre voiture ou mieux, votre moto, et allez vous balader seul près d’un lac. Là, vous verrez de près les merles… J’ai l’impression que vous essayez de vous auto-convaincre que dépenser 160 €/h à 1500 ft avec un casque, le bruit, les turbulences, les ZIT et les contrôleurs est plus reposant que la vision d’une plage à 0 ft ! C’est un leurre … et vous le savez bien.

  • Bridoux

    Notre ministre du transport (pilote) ne peut il pas faire comprendre à tous ces faiseurs de lois que la surcharge en taxes sur l’AVGAS peut être préjudiciable aux Aéroclubs ?

    • JmB

      Ben non car en tant que ministre il est solidaire du Gouvernement et de son collègue ministre de l’économie qui a décidé de l’introduction de cette mesure dans le projet de budget pour 2021.
      Quoi qu’il puisse en penser à titre personnel, son boulot sera de soutenir cette mesure auprès du Parlement, « faiseur de lois », qui va de toute façon, comme tous les ans, approuver le projet de loi sur le budget….

  • DOUSSET

    Merci Gil pour ces analyses et commentaires toujours pertinents et plein de bon sens
    Amicalement René

  • Wahouuuu!!!!! Gil. Fortement bien dit!!!! On marche sur la tête!! Je suis de l’aéroclub
    où a grandit Le Superbe Renaud et où sont passés moulte pilotes de chasse et de ligne.
    C’est à rien y comprendre. Si leur volonté (gouvernementale…..) est de tuer l’aviation générale, ils ne feraient pas autrement. Mais le pot de terre contre le pot de fer ????
    Haaa!! mes seigneurs, dans vos tours d’ivoire, que vous êtes bien déconnectés de la réalité.

  • Jean Baptiste Berger

    Bonjour Gil,
    Un excellent dimanche qui commence grâce à cet article optimiste et cet hommage rendu à nos champions.
    Eux, (elles !) au moins, sont dignes (et même au delà !) des investissements que fait l’état sur leur savoir faire.
    Comme on aimerait pouvoir en dire autant de tout ce que le contribuable paye comme hommes d’états, politiciens de tous bords (la taxe pour le financement des partis politiques) et autres grands commis ou responsables d’associations à la raison d’être peu évidente mais pourtant largement subventionnées….
    Prenons garde, toutefois, à ce que cet article ne tombe pas sous les yeux, et par la même dans le rachis🤯 de quelques intellectuels sauveurs de planète qui n’auraient pas su sans cela que l’état, celui qui se plie si facilement à la mode boboverte des braillards qui ne savent pas compter*, dépensait une infinitésimale partie de ses ressources à promouvoir un sport hautement polluant et inutile pour eux (la voltige aérienne) et qui en plus est impraticable avec une bâche sur la tête….
    Dans le monde de ceux-ci il n’y a aucune place pour la beauté, l’admiration, le talent, la joie, encore moins l’excellence !
    Seulement la médiocrité triste et besogneuse, et des forums de discussion et des marches à n’en plus finir pour inventer des interdictions et des contraintes afin que surtout personne n’échappe à ce marasme.
    *Les douze chiffres après la virgule que représente l’aviation de loisir Française comme contribution au réchauffement climatique)
    Je ne voulais pas « plomber l’ambiance » (m….encore du plomb !) mais je pense que ma réflexion s’inscrit dans le sillage de ce que de nombreux intervenants ici (plastic plane, Aff le loup, Stormy, Adam etc…) ont déjà expliqué : les aviateurs se sont trop éloignés (sans malveillance ni envie d’en imposer) des préoccupations plus terre à terre de nombreux concitoyens ,et dont la difficulté de vivre s’est amplifiée avec l’incompétence des dirigeants que je cite plus haut, pour espérer de leur part la moindre démarche pour les protéger de cette folie qui pourtant ne fait qu’ accélerer leur appauvrissement.*
    *Les millions d’emplois que cette préoccupation pour l’environnement, légitime mais détournée par des idiots en quête de paraitre, est en train de tuer.
    Allez, bon dimanche à tous, et ceux qui le peuvent, volez avec plaisir.
    Et une pensée🌈 pour ceux que la nature (le débordement du Var et de la Vésubie) a gravement touchés ce week end.💨☔️

  • jacquemont

    Belle analyse, et comme vous je fonde l’espoir que les decideurs ne se laisseront pas aveugler par des pseudos ecologistes autoproclames qui ne representent queux memes.

  • Christian BRIAND

    Ton article est revigorant pour l’avenir. Bravo à France Voltige et à ses moines voltigeurs. Merci Gil.
    A propos de la (future? ) taxe sur le carburant 100LL, il convient de rappeler SVP à chaque fois que de fortes taxes sanctionnent déjà ce carburant, et qu’il s’agit donc d’une taxe supplémentaire. Cette remarque est valable pour l’ensemble de la presse.

  • Jean

    Il est normal que l’État répartisse les taxes équitablement, mais il est judicieux d’encourager l’envol de notre jeunesse.
    Cordialement.
    Jean

  • michel mouton
    Michel mouton

    En même temps pensait buridan.

  • BACCELLA alias MIKE

    L’Etat peut difficilement refuser de taxer l’énergie utilisée pour des activités dites de loisir (bien que l’activité aéro club ne soit pas que cela) .
    Cependant, l’Etat dispose à sa guise de ses ressources financières et peut très bien décider de subventionner non plus l’énergie (via la détaxe carburant actuelle) mais de redistribuer cette nouvelle manne pour tout ou partie de dépenses au sein des A/C jugées utiles à l’économie du pays, ex bourses jeunes pilotes, aides au renouvellement du parc avions, aides à l’entretien des plateformes des aérodromes d’utilité publique.
    Les « verts » seront satisfaits et les A/C pourront rééquilibrer leurs comptes pour permettre de survivre, de participer au progrès et de former des jeunes par exemple pour devenir pilotes d’hélicoptères utilisés dans le sauvetage !

  • Serrat Jean

    Gil, Effectivement il faut souligner ces aberrations présentées par un groupe de 150 personnes désignées par tirage au sort, supposées représenter les Français dans leur globalité, qui ne connaissant rien des impacts sociaux et économiques pour des branches comme celle de l’aéronautique, et qui s’autorisent des propositions qui auront des conséquences gravissimes. Entre la taxe supplémentaire absolument colossale infligée au seul transport aérien français, la remontée du prix de l’AVGas mentionnée dans ton article avec ses conséquences sociales entre autres d’accès aux métiers de l’aérien et la suppression arbitraire de lignes intérieures qui vont avoir des répercussions sur le désenclavement de certaines régions et donc sur l’emploi, ces propositions doivent nous fédérer pour que nous fassions entendre notre profond désaccord et notre volonté de défendre notre passion qui est aussi notre branche d’activité.

    Les centaines de milliers de personnes qui dépendent de l’aérien dans toute sa diversité ne doivent pas céder face à 150 inconnus désignés pour des raisons d’habillage politique supposé vertueux. Merci Gil

    Jean

    • JmB

      Mais enfin qu’est-ce qui oblige le gouvernement à reprendre à son compte les propositions de ces 150 personnes et le Parlement à les transcrire en lois ?
      Vous n’avez pas compris que ces 150 sont un paravent commode pour avancer masqué et que toutes leurs propositions ne sont que l’illustration d’une volonté de réformes contraignantes du pouvoir en place, ce dernier n’osant pas nous le dire franchement ?
      Ce n’est pas contre les 150 qu’il faut se dresser, d’ailleurs ils ont fini le boulot qu’on leur a demandé et sont rentrés chez eux, c’est bien contre le pouvoir politique qui prétend concrétiser maintenant ces propositions dans les faits !

  • Jean Luc langeard

    Vrai, l’augmentation des taxes sur l’essence, s’ajoute à la volonté de certains fonctionnaires de la Dgac de soumettre encore plus les normes de maintenance de nos avions à une nouvelle réglementation sur l’amiante contraignante qui augmentera les coûts d’environ 30% et les temps d’immobilisation de moitié… Alors que les règlements actuels sont largement suffisants, et déjà contraignants. Cela veut dire que la moitié de nos aéroclubs disparaîtront et que contrairement à la vocation de ceux ci qui est de mettre les formations aéronautiques à la portée de tous, cela deviendra un sport de riches.
    Idiot, sans réflexion, dogmatique !

  • Jacques DENONFOUX

    Tout à fait d’accord avec vous ,les aéroclubs peinent financièrement actuellement ,moins d’heures de vol donc moins de rentrée d’argent et le prix de revient de la mécanique de plus en plus chère .Je pense que bon nombre vont mettre la clef sous la porte ce qui est dommage car nous avons formé beaucoup de jeunes pilotes devenus pilotes de ligne ,d’essais etc.
    Cordialement

  • PlasticPlane

    Dijon Voltige, l’excellence au féminin !… Et pas que 😊😊

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