
On les savait construits sur le sable. Mais ce n’est pas un grain de sable qui a grippé ces belles machines de guerre que sont les hubs des compagnies du Golfe. Ce sont de modestes missiles à courte portée et des drones kamikaze à 20.000 euros. En quelques heures, ils ont mis au tapis les flottes d’Emirates, Qatar Airways et Etihad. Pour le prix d’un billet en première, l’armée iranienne a neutralisé les championnes du transport aérien mondial.
En l’espace de quelques minutes, le ciel du Golfe s’est vidé de ses A380 et 777 familiers, de ses A350-1000 et autres Dreamliner. Des centaines de gros porteurs cloués au sol, à Dubaï, Doha et partout dans le monde, et des influenceurs en PLS. Personne n’ignorait que la région était une poudrière, mais le monde entier voulait croire que les monarchies locales avaient les moyens de garder la menace à distance.
De sa résidence privée de Mar-a-Largo, le président des Etats-Unis d’Amérique table sur quatre à cinq semaines de conflit. Israël parle d’une guerre longue. Le transport aérien a beau avoir fait la démonstration de sa résilience après la crise financière de 2008 et la pandémie de 2020, les semaines et les mois à venir vont être une épreuve sans précédent pour les compagnies du golfe qui ont pris l’habitude de ramener tout leur trafic sur leurs plates-formes de correspondances pour le redistribuer ensuite.
Les hubs de Dubaï, Doha et Abu-Dahi sont des modèles du genre. Emirates, Qatar Airways et Etihad Airways n’ont rien inventé. Elles ont donné une dimension supérieure au concept. Et ça marche. Quand Delta Airlines avec son hub d’Atlanta parvient péniblement à marger 20 $ par passager, Emirates frise les 100 $. Le transporteur des Émirats arabes unis est l’un des plus rentables au monde. Mais même si les compagnies du Golfe ont engrangé de confortables bénéficies ces dernières années, il n’est pas sûr que leurs généreux actionnaires ne doivent pas mettre la main à la poche pour relancer la machine, quand le calme sera revenu. Mais ce ne sera plus comme avant. Comme avant le 28 février 2026. Maintenant, plus personne ne peut ignorer qu’une poudrière peut exploser au moment le moins attendu.
Un commentaire
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N’est-ce pas le prix à payer pour éliminer le risque nucléaire du doigt fanatique d’un ayatollah ?…
Puis, comme le post Covid, il y aura le post Iran …