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Le BIA ou la découverte de l’aéronautique dès le collège

Près de 11.000 jeunes ont passé leur Brevet d’Initiation Aéronautique en 2016. C’est plus du double par rapport à 2010. Le BIA s'affirme aujourd'hui indéniablement comme une porte d'entrée dans le monde aéronautique pour nombres de jeunes.

Courant octobre, les diplômes BIA sont remis aux admis. Le taux de réussite de la session 2016 est estimé à 80,20 % soit 8.650 admis. © FFA

L’objectif de la formation qui mène au BIA est de sensibiliser et de familiariser des jeunes d’un niveau de fin de collège au monde de l’aéronautique en leur transmettant une réelle culture dans le domaine. Elle dure au minimum une quarantaine d’heures, généralement réparties d’octobre à avril. Dans le cadre général, le BIA compte une formation théorique dispensée dans un établissement scolaire (collèges et lycées). Cette formation peut aussi être effectuée dans un aéro-club.

La première de toutes les formations aéronautiques

Dans tous les cas, le BIA se prépare sous la responsabilité d’une personne titulaire du Certificat d’Aptitude à l’Enseignement Aéronautique (CAEA). Et c’est bel et bien le point fort de cette formation. D’une part, elle constitue la première réelle formation aéronautique encadrée proposée aux jeunes et, d’autre part, elle est dispensée par des passionnés pour des jeunes intéressés par le milieu aéronautique.

Sous conditions particulières, elle peut-être aussi composée d’une initiation pratique de quelques heures, en aéroclub, réalisée par un instructeur.

Un QCM de 100 questions

L’examen final organisé par les académies se déroule chaque année vers la mi-mai. Il prend la forme d’un QCM de 100 questions qui porte sur un tronc commun de cinq thèmes : « Aérodynamique, Aérostatique et Principes du vol », « Étude des aéronefs et Engins spatiaux », « météorologie », « navigation, sécurité des vols », « histoire de l’aéronautique et de l’espace ». De plus, une épreuve facultative d’Anglais aéronautique est proposée aux candidats. Ainsi, les points supérieurs à 10 bonifient le résultat à l’examen. La note minimale exigée pour décrocher le diplôme étant la moyenne soit 50/100.

Le BIA est une porte d’entrée vers les autres formations aéronautiques, notamment celles de pilotage. Il permet une facilité financière avec les bourses octroyées aux admis. © FFA

Des élèves motivés

Le BIA connaît un succès croissant depuis quelques années puisque 10.785 candidats se sont présentés à l’épreuve en 2016 (incluant seulement 2 561 filles), contre moins de 5.000 en 2010. Preuve de son attrait et de son succès ! « La taille des promos augmente mais la composition reste à peu près la même : quelques un très motivés et passionnés avant même d’avoir commencé le BIA et une autre partie assez grande qui vient découvrir » précise Kevin Hugot, météorologue prévisionniste de formation à Météo France et enseignant la météorologie dans le cadre du BIA.

Véritable trait d’union entre l’enseignement initial et les formations et pratiques aéronautique, il représente un support pédagogique efficace car sa préparation fait appel à des notions de mathématiques, de physique, de technologie, de météorologie, de navigation, d’histoire des hommes et des techniques qui sont liées étroitement à l’objet volant. Nicolas Gravez, Responsable Communication et Innovation à la FFA me le confirme : « Les activités aéronautiques scolaires constituent un excellent levier pédagogique, mais sont également l’occasion d’établir un lien prospectif entre le milieu éducatif et le milieu aéronautique. »

Une porte d’entrée dans l’aéronautique

Le BIA ne saurait se limiter à une simple formation théorique. Si l’admis à ce brevet peut arrêter à ce stade, d’autres choisissent de continuer. Le BIA n’est qu’une porte d’entrée dans le monde aéronautique. Ainsi, le titulaire peut obtenir des bourses en s’adressant à son aéro-club pour débuter une formation au pilotage. D’autres poursuivent aussi vers une formation de pilote de planeur ou encore d’ULM. Ils peuvent également bénéficier de 6 mois de licence fédérale offert s’ils adhèrent au programme Jeunes Ailes.

Les éditions Cépaduès proposent un manuel pour préparer les épreuves du B.I.A. (Brevet d’Initiation Aéronautique) : Aéronefs, Aérodynamique et Mécanique du vol, Pilotage, Météorologie, Navigation, Réglementation, Sécurité, Histoire de l’Air et de l’Espace et Aéromodélisme. 

Le BIA a aussi pour vocation de promouvoir les carrières de l’aérien, à l’exemple parfois de conférences proposées aux candidats du BIA par des professionnels du milieu. Il peut aussi être un réel atout sur une lettre de motivation afin de postuler à un emploi dans l’aérien. En effet, il a une valeur supplémentaire pour un emploi lié à l’aéronautique (au sol, comme en vol). L’Armée de l’Air, s’apprête d’ailleurs à rendre obligatoire le BIA pour tous les aspirants.

Une formation d’avenir

Ainsi, le BIA semble s’imposer petit à petit comme un plus dans une carrière aéronautique. « L’obtention du BIA constitue une pièce essentielle contribuant à attester de la motivation du jeune tant pour l’aéronautique que pour faire un effort particulier puisque la préparation au BIA est un acte volontaire dans le cadre d’activités totalement optionnelles. Effectivement, lorsqu’il s’inscrit aux cours, l’élève fait le choix de travailler au minimum deux heures de plus par semaine pour une formation qui, a priori, l’attire. Suivre les cours du BIA et passer son examen est donc un gage de motivation et de qualité du jeune élève. » me confirme Kevin Dupuch, Secrétaire Général à la FFA.

Même si le BIA est d’abord et avant tout une formation théorique, depuis la session de 1994, on assiste à une généralisation des vols d’initiation associés à cette formation et effectués en aéroclub. Ainsi, en 2016, ils étaient 4 072 à avoir effectué un BIA incluant une initiation au pilotage.  © FFA

Le nombre d’inscrits à l’examen a progressé de 7 % de 2015 à 2016, et les chiffres de 2017 (non encore consolidés au niveau national) font également apparaître une progression du même ordre. Le BIA a donc encore de beaux jours devant lui !

Jean-François Bourgain

Les bourses pour une formation de pilotage vol moteur

Objectif atteint

Montant de la bourse

Lâcher

335 euros

Brevet de Base

335 euros

Brevet de Base avec BIA

500 euros

PPL

670 euros

Qualification Voltige

335 euros

Qualification Montagne

335 euros

Les bourses pour une formation de pilotage planeur

Objectif atteint

Montant de la bourse

Lâcher

150 euros

Brevet de Pilote Planeur

300 euros

Premiers 1000 kms (cumulés) sur la campagne,comme commandant de bord (seul à bord), inscrits à la Netcoupe.

200 euros

Participation à un premier championnat officiel (Inter-régional jeune, régional ou national).

200 euros

Les bourses pour une formation de pilotage ULM

Objectif atteint

Montant de la bourse

Montant de base

305 euros

Montant accordé au candidat suivant sa formation au sein d’un établissement ayant reçu le label fédéral

400 euros

Montant accordé au candidat détenteur du BIA

457 euros

Montant accordé au candidat détenteur du BIA, et suivant sa formation au sein d’un établissement ayant reçu le label fédéral

552 euros

Liens utiles :

Informations complémentaires

http://www.ffa-aero.fr/

http://www.monbia.fr/

 

Aerogligli met le BIA en ligne

A propos de Jean-François Bourgain

Détenteur du BIA et Pilote Privé avion, Jean-François BOURGAIN est journaliste spécialisé dans les questions aéronautiques. Il collabore régulièrement, entre autres, à AéroBuzz.fr depuis 2016.
Journaliste chez Aerobuzz.fr

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