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« La réglementation ne fait pas la sécurité ».

A terme, ceux qui sont contrôlés devront réfléchir à leur stratégie de l’analyse des risques. C'est évidemment un changement radical pour tous les intervenants de la chaine de sécurité. © Gil Roy / Aerobuzz.fr

A travers l’Annexe 19 publiée en 2014, l’OACI a initié une révolution culturelle qui tend vers un niveau de sécurité maximal pour l’aéronautique au sens le plus large. Tous les acteurs sont concernés, mais à quelques mois des échéances, peu encore, ont réellement conscience du chemin à parcourir pour atteindre le but et surtout de la remise en question de la manière avec laquelle ils devront appréhender dans le futur proche la surveillance des risques. Plus qu’une révolution culturelle, c’est un tsunami qui déferle sur les organismes de surveillance de la sécurité et sur les structures sous surveillance.

Qu’ils parlent de « SMS » pour Safety Management System, de « RBO » pour Risk Based Oversight ou encore de « SGS » pour Système de Gestion de la Sécurité, tous, qu’ils soient côté « contrôleur » ou côté « contrôlé », reconnaissent qu’il y a un grand pas à franchir pour aller là où l’OACI veut emmener l’aéronautique. A travers son Annexe 19, l’Organisation impose, en effet, une remise à plat totale de la surveillance actuelle de la sécurité pour tendre vers une fiabilité plus grande du système...

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4 commentaires

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  • Lotser68 tu cernes bien la gestation d’un monstre administratif.
    Il n’y a plus qu’à espérer que ça marchera pour aller et surtout atteindre l’objectif annoncé dans l’introduction de Gil Roy : « …une révolution culturelle qui tend vers un niveau de sécurité maximal … »

    Répondre
    • bien d’accord, d’ailleurs quand je dis ça, je ne dis pas qu’il ne faut pas tendre vers.. mais je constate que depuis plusieurs années d’ATO de SGS, et de commission de securite, on a fait un travail, mais ce fameux plancher de verre , ne cede pas ,il y a toujours un nombre minimum minimorum d’accidents au-dessous duquel on arrive pas a descendre’Faut il s’en contenter ,enregistrer, voire baisser les bras…je ne crois pas ,mais si l’on considère les causes,on est obligé de se rendre à l’évidence, c’étaient déjà les mêmes dans les années 70,80,90 etc etc … que faut il faire?…c’est redondant et on se débat avec.
      Cela dit je ne pense pas que la surreglementation arrangera quelque chose,sinon à éloigner encore plus les pratiquants vers d’autres cieux.Regardes La pratique de l’aviation légère vers l’ULM…par ex..
      Bon WE
      SL

      Répondre
  • Bonjour,
    L’analyse, la gestion, la surveillance de la sécurité telle que présentée au lieu de me rassurer m’inquiète. Quant je lis les articles des spécialistes, comme ce post de Gil Roy, avec son intellectualisation, ses anglicismes, ses acronymes multiples, ses expressions nouvelles, ses métiers nouveaux, j’ai l’impression qu’un monstre administratif se met en place pour écraser tout ce qui est simple et efficace.
    J’ai vécu en aéro-club le passage à l’ATO, il a fallut créer des postes, acheter des armoires pour y enfouir des classeurs. Heureusement on nous promet un allègement de l’ATO. Mais à son échelle c’était la démonstration du mammouth pour écraser une mouche.
    Certes je sais que je suis un « has been » … d’où probablement mon effarement et mon scepticisme face à l’efficacité de ces monstres administratifs …

    Répondre
    • T’as raison Anemometrix, mais il ne faut pas oublier que comme dans les cabinets ministériels,comme dans les commissions europeeennes,comme dans les instances du meme noms, …ÇA permet de créer des postes, des bureaux, des machins, dont on ne peut plus se défaire par la suite et qui donc justifient leur positions et leurs salaires.CQFD.
      De plus nous les français sommes nuls en « lobbying » ce que savent par contre trés bien faire d’autres pays anglos saxons, et également ceux qui n’ont aucune aviation générale ,aucune culture aéronautique,et qui prétendent dicter leur lois…
      1 pays ,1 vote…
      Mais comment faisions nous pour voler avant?,,

      Répondre

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